Des demandes de chômage partiel déposées pour un tiers des salariés du pays

vendredi, 17.04.2020

Le chômage partiel est très sollicité, sans pour autant que toutes les demandes soient accordés. En un mois, le nombre de chômeurs en Suisse est passé de 118.000 à 151.000.

Christelle Pythoud, avocate au service de l'emploi du canton de Vaud, contrôle les formulaires de demande de réduction des heures de travail à Lausanne. (Keystone)

L'économie suisse recourt de manière intensive au chômage partiel. A ce jour, plus de 167.200 entreprises ont déposé une demande pour 1,76 million de travailleurs, soit un tiers des employés en Suisse. «Cela ne signifie pas qu'il y a actuellement 1,76 million de personnes au chômage partiel», a précisé vendredi Boris Zürcher, chef de la division Travail au Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). Le chômage partiel n'est accordé que si les entreprises remplissent un certain nombre de critères.

Dans des domaines comme la gastronomie, les trois quarts des salariés sont concernés par des demandes de chômage partiel. La part est de près de la moitié (48%) dans les activités artistiques. Le nombre des chômeurs a également fortement augmenté. Le 15 mars, on dénombrait 118.000 chômeurs en Suisse, aujourd'hui, leur nombre est passé à 151.000, a-t-il souligné. La hausse est en train de ralentir.

Protection à définir

Le responsable du Seco est également revenu sur la mise en œuvre des concepts de protection réclamé par le Conseil fédéral pour la réouverture des entreprises. Il s'agit de protéger la santé des employés et des clients. Le Seco et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont en train d'établir des standards, des lignes directrices pour les différents secteurs d'activité (soins à la personne, gastronomie, etc.). Il reviendra ensuite à chaque branche d'élaborer un concept détaillé, qui devra ensuite être mis en place par les entreprises. Ces concepts ne devront pas recevoir d'approbation préalable des autorités fédérales. Il reviendra aux cantons de procéder à des contrôles.

L’apprentissage freiné

Côté formation, seuls quelque deux tiers des près de 100.000 jeunes arrivant au terme de leur scolarité obligatoire ont déjà pu conclure un contrat d'apprentissage, a constaté devant les médias Rémy Hübschi, vice-directeur du Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI). Un nombre sans surprise inférieur à celui des années précédentes, plusieurs entreprises étant carrément fermées ou ayant d'autres priorités, a-t-il précisé.

Des mesures seront prises pour les adolescents qui n'auront pas trouvé de place d'apprentissage, a assuré le vice-directeur du SEFRI, qui suit de près l'évolution de la situation. Et Rémy Hübschi d'évoquer la prolongation des délais permettant de trouver une place d'apprentissage ou la création d'offres transitoires complémentaires en attendant la signature d'un contrat. (ATS)

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