Le biochimiste Lonza se targue d’une performance solide pour le début d’année

vendredi, 17.04.2020

Le chimiste et sous-traitant de l'industrie pharmaceutique Lonza carbure avec une robuste poussée de croissance sur les trois premiers mois de l'année. De par la nature essentielle de ses produits, Lonza a été en mesure de préserver ses opérations dans la plupart des marchés.

Le chimiste rhénan n'a vu ses activités que marginalement affectées par la crise du coronavirus. (Keystone)

«Performance positive» pour le groupe au cours des trois premiers mois de l'exercice en cours. En sa qualité de fournisseur de l'industrie pharmaceutique, le chimiste rhénan n'a vu ses activités que marginalement affectées par la crise du coronavirus.

Le chiffre d'affaires trimestriel a bondi de 7,4% sur un an à taux de change constants (TCC) pour s'établir à 1,64 milliard de francs. La croissance a été particulièrement marquée dans le principal segment Pharma Biotech & Nutrition (LPBN), qui représente près des trois quarts des revenus du groupe. Les ventes de la division ont frôlé 1,21 milliard de francs, en hausse de 8,3%. Les activités dans le domaine des thérapies cellulaires et géniques notamment ont profité d'une demande soutenue, et la pandémie de coronavirus a déjà présenté "plusieurs opportunités nouvelles et importantes, qui sont actuellement à l'étude", assure Lonza.

La division Specialty ingredients (LSI) - dont l'autonomisation suit son cours et devrait aboutir comme prévu vers le milieu de l'année - a vu ses ventes s'enrober de 3,8% TCC à 409 millions de francs, malgré les difficultés rencontrées sur certains marchés finaux dans les spécialités chimiques.
«Nous sommes heureux d'annoncer que nous avons maintenu une performance positive au premier trimestre 2020, en dépit d'un contexte économique et de conditions d'exploitation difficile», a déclaré Albert Baehny, président du conseil d'administration et directeur général (CEO) ad interim du groupe, cité dans un communiqué.

Devoir éthique et moral

A propos de la crise actuelle, il souligne que les efforts entrepris pour lutter contre la pandémie de Covid-19 ne sont «pas seulement un impératif commercial, mais également un devoir éthique et moral pour notre entreprise et notre industrie». De par la nature essentielle de ses produits, Lonza a été en mesure de préserver ses opérations dans la plupart des marchés, à quelques exceptions près, en Malaisie, en Afrique du Sud et en Océanie, où les activités ont dû être suspendues plusieurs semaines, ainsi que sur son site de production de capsules de Colmar, en Alsace, qui a vu ses opérations ralentir «quelques jours». Le chimiste rhénan souligne son niveau élevé de liquidités à la faveur des efforts déployés l'année dernière pour protéger ses flux de liquidités. L'entreprise a notamment étendu ses lignes de crédit, et se trouve en phase de finalisation du refinancement de ses dettes arrivant à échance. A cet effet, Lonza a placé un emprunt obligataire de 300 millions de francs sur trois ans, ainsi qu'un Eurobond de 500 millions sur cinq ans. (AWP)

 

 






 
 

AGEFI



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