Lem s'attend à quelques difficultés après un premier trimestre solide

mardi, 31.07.2018

Le chiffre d'affaires et les entrées de commandes de Lem ont bondi au 1er trimestre de l'exercice 2018/19, clos à fin juin. La direction s'attend toutefois à un ralentissement, notamment au niveau de ventes en Chine dans le domaine du solaire.

"La pénurie de composants électroniques n'a que peu limité nos capacités de livraison", s'est réjoui Frank Rehfeld, directeur général.

Le fabricant de composants électroniques Lem a profité de la vigueur du marché des voitures vertes pour soutenir sa croissance. Malgré un chiffre d'affaires en hausse au premier trimestre, la direction prévoit un ralentissement des ventes, particulièrement en Chine dans le domaine du solaire.

Le bénéfice net s'est inscrit en hausse de 1,8% sur un an à 13,5 millions de francs, a précisé mardi le groupe opérant depuis Plan-les-Ouates, mais dont la holding est basée à Fribourg.
La performance de choix est à chercher du côté du résultat opérationnel (Ebit), qui s'est envolé de 16% à 18,5 millions grâce à une progression similaire du chiffre d'affaires, à 75,9 millions. A taux de change constants, les recettes ont gonflé de 10,4%.

"La pénurie de composants électroniques qui affecte le secteur entier n'a que peu limité nos capacités de livraison", s'est réjoui Frank Rehfeld, directeur général, cité dans le communiqué.

En termes de revenus et d'Ebit, Lem a décoiffé les prévisions des analystes sollicités par AWP.
Les entrées de commandes affichent une bonne santé. Elles se sont enrobées de 9,1% à 86 millions de francs. En revanche, le rapport entre les nouveaux contrats pris et les facturations (book-to-bill) a reculé à 0,98, contre 1,04 précédemment.

Cette dynamique a été soutenue par la division Automobile, qui a crû grâce à l'activité véhicules verts (+86%), plus particulièrement en Europe et aux Etats-Unis, souligne Lem. Il s'agit d'une conséquence indirecte du scandale des moteurs diesel truqués, qui a dopé ce marché, a expliqué à AWP Andrea Borla, directeur financier.

Dépenses R&D EN HAUSSE

Lem fournit des composants pour les moteurs et les batteries des voitures électriques, hybrides et semi-hybrides et détient 25% de ce marché globalement.
Afin de conserver cet acquis voire d'augmenter sa part du gâteau, le groupe a fortement gonflé ses dépenses de recherches et développement, qui ont dépassé 7% du chiffre d'affaires au 1er trimestre. L'objectif à court terme consiste à porter ce chiffre à 8% des recettes, a rappelé le CFO.

La division Automobile, la plus petite de la société, a ainsi connu une croissance proche de 30% à 17,3 millions de francs de chiffre d'affaires. La rentabilité est en hausse, toutefois écornée par les dépenses en recherche et développement.

La progression du chiffre d'affaires s'avère également flatteuse pour la division Industrie (+13%), sans toutefois atteindre les sommets gravis par le segment Automobile. Les revenus se sont fixés à 70,8 millions de francs. Toutes les régions et les activités ont contribué à cette performance. La marge opérationnelle a gonflé d'un point de pourcentage à 22,3%.

La décision du gouvernement chinois de réduire les aides aux infrastructures solaires va entraîner un ralentissement des ventes du groupe Lem dans l'Empire du Milieu. L'impact pourrait se faire sentir jusqu'en 2019 au plus tard mais ne devrait pas empêcher la poursuite de la croissance dans ce domaine, selon Andrea Borla.

Les énergies renouvelables - dont le solaire - constituent le deuxième contributeur au chiffre d'affaires de la division Industrie, qui totalise 80% des recettes du groupe.
La marche des affaires du groupe sera également affectée à l'avenir par l'introduction de nouveaux droits de douane aux États-Unis, a expliqué M. Rehfeld.

Des objectifs pour l'exercice en cours seront dévoilés à la publication des résultats semestriels.(awp)






 
 

AGEFI




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