Cerebrum complex

vendredi, 01.02.2019

Le cerveau doit être interprété comme la somme de tous ses organes sensoriels, existentiels, organisationnels.

Pécub

Jetez un kilo et trois cent grammes de cerveau humain sur la paillasse d’un laboratoire de recherche en neurosciences et observez ce qui se passe. Il sèche. Il ne produit rien. Rien de visible. Petit à petit la lumière s’éteint. La matière intelligente se transforme en poussière. Le service de l’hygiène passe et met un terme aux illusions. Ce kilo trois cent grammes semble bien présomptueux au vu de ses performances.

Les vaines chimères des spéculateurs de l’intelligence humaine auront abondamment nourri l’imagination du Vinci. Au Léonard d’étudier les rayons de lumière et d’en dessiner la réflexion. De profil, de face, par devant, par derrière, par le dessin, Léonard en révèle toutes les trajectoires. L’analyse est visuelle, pas intellectuelle. Le dessin permet de concentrer sur une page de carnet toutes les lumières de l’univers. Tous les enfants savent naturellement le faire. Le Vinci aura éclaté quelques crânes pour en observer la luminosité. Et instruit par Archimède et Euclide, redessiné la matière crânienne en petits cubes de fonctionnalités.

Le poids moyen des cerveaux humains adultes est un kilo trois. A la naissance c’est un petit quatre cent grammes. Il est captivant de savoir que le cerveau d’Einstein ne pesait qu’un kilo deux cent cinquante grammes en avril 1955.

Léonard de Vinci aura compris et démontré que sans les périphériques le cerveau humain n’est que graisse et poussière. Ce qui l’amènera à réfléchir l’ossature, la respiration, la fatigue, le sommeil, la pleine pensée, le rythme cardiaque, le va et vient des flux sanguins, le cerveau reptilien, la communication photo-électrique, la quadrature du cercle, la lumière qui éblouit les yeux, les images qui restent dans la tête, ces images à engrenages qui se combinent pour inventer de nouveaux mouvements. Que tout ceci s’imagine dans les interconnections des petits cubes de savoirs et compétences.

Le Vinci aura dessiné le premier les mécaniques de filage et de tissage des pensées neuronales. Sans en imaginer les conséquences d’aujourd’hui. À l’époque il gagnait sa vie comme inspecteur des fortifications, ce qui lui libérait du temps pour méditer et dessiner. C’est pourquoi le cerveau doit être interprété comme la somme de tous ses organes sensoriels, existentiels, organisationnels.

Trois kilos cinq enfant, quatre vingt kilos adule, cinquante tonnes baleine. Un peu de modestie devant l’immense opportunité à saisir, notre relation avec l’intelligence bio-numérique.

Laissons faire la nature. Comme Léonard de Vinci à l’époque, les enfants d’aujourd’hui savent d’instinct ramer dans le nuage.

Chaque semaine dans l'Agefi, retrouvez la rubrique "dans la tête de Léonard de Vinci", par Pécub.






 
 

AGEFI



...