Le premier pilier touchera 442 millions

jeudi, 30.11.2017

Le budget fédéral 2018 de la Confédération est en train d’être débattu au Conseil national. Celui-ci vient d’attribuer à l'AVS la somme prévue pour la réforme de la prévoyance vieillesse.

Le conseil National a décidé par 130 voix contre 63 d'attribuer à l'AVS le montant prévu pour la réforme de la prévoyance vieillesse. (pixabay)

L'argent économisé suite à l'échec de la réforme de la prévoyance vieillesse divise les deux Chambres. Contrairement au Conseil des Etats, le National a décidé ce matin, par 130 voix contre 63, d'attribuer cette somme de 442 millions de francs à l'AVS, principal pilier de la prévoyance vieillesse et survivants en Suisse.

Alors que les sénateurs ont suivi la proposition du gouvernement, soit allouer 295 millions au fonds d'infrastructure ferroviaire et utiliser le reste (147 millions) pour alléger la dette, le National n'a pas voulu de cette solution. Il a préféré suivre une proposition de Thomas Aeschi (UDC/ZG) et Roger Nordmann (PS/VD). Un versement supplémentaire à l'AVS était prévu dans le cadre de la réforme de la prévoyance vieillesse et il n'était absolument pas contesté, ont argumenté les deux élus, chefs de leurs groupes respectifs. «Pour les socialistes, il s'agit de stabiliser provisoirement les finances de l'AVS, le temps d'élaborer une nouvelle réforme, ce qui n'est pas si facile», a expliqué Roger Nordmann. «Cette somme n'est pas du tout suffisante pour sauver les finances de l'AVS, c'est faire illusion», lui a rétorqué le ministre des finances Ueli Maurer. De plus, avec cette solution, il faudra procéder à des coupes ailleurs pour ne pas dépasser le frein à l'endettement, a averti en vain Daniel Brélaz (Verts/VD) au nom de la commission des finances.

Concevoir une base légale

Cette proposition permet de verser les 442 millions à l'AVS, indépendamment de l'échec de la réforme dans les urnes. Il faudra toutefois créer en 2018 une base légale, via une initiative parlementaire, pour que ce montant puisse être alloué sur une période de quelques années, a précisé Roger Nordmann. Mais le Conseil des Etats risque de ne pas l'entendre de cette oreille. Le Conseil national poursuit ses débats sur le budget 2018 de la Confédération.(ats)


 

 
 

 
 

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