Bell veut aussi miser sur le burger à base de plantes

lundi, 07.10.2019

Le boucher industriel Bell veut aussi miser sur l'ersatz de viande. Un burger à base de plantes sera à disposition dans les Coop au plus tard au début de l'an prochain a précisé son directeur général Lorenz Wyss.

Lorenz Wyss croit que les consommateurs sont prêts à payer un peu pus pour de la viande ne provenant pas d'abattoirs.

Le boucher industriel Bell veut aussi miser sur l'ersatz de viande. "Nous voulons devenir un fournisseur européen important" dans ce domaine, a déclaré le directeur général Lorenz Wyss dans une interview à la SonntagsZeitung. Un burger à base de plantes sera à disposition dans les Coop au plus tard au début de l'an prochain, a-t-il précisé.

Coop, qui est aussi l'actionnaire principal de Bell, propose déjà des produits sans viande des concurrents Beyond et Nestlé. "Notre burger sera au moins aussi bon", a affirmé M. Wyss. Il a rappelé que son entreprise a toujours dit vouloir lancer le burger sans viande dans la gastronomie avant le commerce de détail.

A propos d'une première version du burger sans viande, le patron a admis qu'il était "un peu pale". Le Green Mountain Burger de seconde génération est par contre bien rouge. M. Wyss espère pouvoir faire des affaires avec des chaînes de restaurants, comme McDonald's.

Il y a un an, Bell a pris une participation dans une entreprise néerlandaise active sur le marché de la viande de laboratoire. Le boucher industriel veut être de la partie si ce type de viande connaît le succès. Cet investissement de deux millions de francs a d'abord été contesté à l'interne, a admis M. Wyss.

>>Lire aussi: Bell investit dans la viande cultivée

Ce type de produits peut avoir une chance sur le marché dans la mesure où le niveau des prix ne sera que légèrement supérieur à celui de la viande ordinaire. M. Wyss croit que les consommateurs sont prêts à payer un peu pus pour de la viande ne provenant pas d'abattoirs.

Bell ressent actuellement un vent sociétal contraire dans le domaine de la consommation de viande. Les jeunes principalement en mangent moins, selon le patron. Au niveau du recrutement de collaborateurs, il y a aussi des problèmes et Bell ne parvient pas à occuper toutes ses places d'apprentissage. Bouchers et cuisiniers sont menacés de disparaître: la profession est dure. Il est plus facile de trouver des candidats à la campagne que par exemple à Bâle.(awp)






 
 

AGEFI




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