Le bien être en entreprise: une nouvelle doxa?

lundi, 21.01.2019

De plus en plus de services qui visent à développer le bien-être en entreprise voient le jour.

Guillaume Stollsteiner*

Guillaume Stollsteiner

Applications mobiles, services ou conseils, le bien-être en entreprise ou qualité de vie au travail est un terme qui se développe tant auprès des collaborateurs que des entreprises.

Initialement, le bien-être est une mesure qui s’applique plutôt à la vie privée, mais que l’entreprise adapte désormais au monde professionnel.

Mesures d’acquisition ou de rétention des talents, d’adaptation à des besoins d’une nouvelle génération plus attentive à son équilibre de vie professionnelle versus  vie privée ou simple concept marketing?

La mise en place de ces mesures semble devenir un enjeu majeur et est en tous cas scruté par les candidats qui s’intéressent de prime abord à une entreprise pour confirmer leur intérêt ou non dans l’entreprise en question. Il s’agit donc bien dans tous les cas d’un outil marketing, lié à l’attractivité d’une entreprise.

Mais l’état d’esprit dans lequel l’entreprise va implémenter ces mesures va fortement influencer la réussite de cette stratégie.

En effet, plus qu’une stratégie, cette notion de bien-être en entreprise ne doit pas être prise à la légère et ne peut pas être juste une succession de divertissements. Cela risquerait de donner l’impression aux collaborateurs que leur fidélité est «achetée» et qu’ils sont divertis plus que développés dans ces environnements.

On prend souvent pour exemple l’effet table de ping-pong dans les start-up. Il se trouve qu’au final, on retrouve toujours les mêmes autour de la table (je le sais, j’en ai fait partie), les autres ne trouvant pas le temps d’en profiter, noyés qu’ils sont sous le travail.

Le besoin de développement du collaborateur est finalement tout aussi, voire peut-être plus important que son divertissement au travail, et c’est pourquoi nous voyons émerger de nouveaux produits et services, moins «divertissants» mais axés sur l’épanouissement dans une version plus «altruiste».

Plus que la qualité de vie au travail, les tendances montrent que l’engagement de l’entreprise envers des causes externes ont encore plus d’attraits pour les collaborateurs. C’est l’exemple que peut nous donner le Citizen Day de L’Oréal, qui voit 7000 collaborateurs du groupe donner une journée de bénévolat à des associations. C’est aussi le créneau sur lequel se positionne le Mentors’ Lab (www.mentorslab.co), plateforme de mise en relation entre mentors et start-up, la HappyTech (www.happytech.life/swiss) qui essaime bientôt en Suisse ou des plateformes comme Alaya qui met à disposition des projets d’ONG à destination des entreprises et de leurs collaborateurs (www.alayagood.com).

* Fondateur de Tell NP Advisers






 
 

AGEFI



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