Après une année difficile, Julius Bär veut se réorienter

lundi, 03.02.2020

Le bénéfice net de Julius Bär, qui accuse une chute de 37% à 465 millions de francs en 2019, veut changer de stratégie.

Julius Bär lance un programme de réduction des coûts de 200 millions de francs sur trois ans. (Keystone)

Le gestionnaire de fortune Julius Bär a bouclé 2019 sur une stagnation des recettes, une collecte d'argent inférieure aux attentes et une contraction du bénéfice. La banque zurichoise se fixe de nouveaux objectifs et lance un programme de réduction des coûts de 200 millions de francs sur trois ans.

"Nous allons passer d'une stratégie de collecte d'actifs à une stratégie de croissance durable des bénéfices", indique lundi le directeur général Philippe Rickenbacher, cité dans un communiqué. Julius Bär a longtemps suivi une logique de croissance à tout prix, notamment par le biais d'acquisitions.

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En 2019, le produit d'exploitation a fait sur surplace (+0,4%) en rythme annuel à 3,38 milliards de francs. Le bénéfice ajusté des coûts de restructuration et amortissement des actifs incorporels a reculé de 4,7% à 772 millions. Le bénéfice net accuse une chute de 37% à 465 millions de francs.

Le conseil d'administration propose de maintenir le dividende à 1,50 franc par action.

La masse sous gestion s'est inscrite à 426 milliards de francs, un bond de plus de 11% ou de 44 milliards. Cette progression est principalement due à l'effet marché puisque les entrées nettes d'argent se sont établies à 10,6 milliards. En 2018, Julius avait réalisé une collecte de 17,4 milliards.

Ces résultats sont peu ou prou dans la cible des prévisions du consensus AWP. Le dividende, attendu à 1,55 franc, et le bénéfice ajusté déçoivent les attentes.

Le groupe zurichois a fixé de nouveaux objectifs pour ces trois prochaines années. La direction table désormais sur une marge avant impôts de 25 à 28 points de base, un ratio coût/revenus de 67% ou moins, une croissance annuelle de 10% du bénéfice avant impôts et un ratio de fonds propres de première catégorie avant impôts de 30% au moins d'ici 2022.

Julius Bär va également rogner sur les coûts, à hauteur de 200 millions. Les effets devraient commencer à se faire sentir en 2021, avant se réaliser totalement en 2022, précise le communiqué. (awp)






 
 

AGEFI




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