Avenir incertain pour les magasins Franz Carl Weber

jeudi, 05.07.2018

L'avenir de Franz Carl Weber est incertain. En redressement judiciaire, sa maison mère française Ludendo compte céder ses activités à l'étranger. La chaîne de magasins de jouets suisse pourrait prochainement faire cession et devenir indépendante.

Côté Suisse, Franz Carl Weber souhaiterait se séparer de sa maison mère.(keystone)

Le groupe Ludendo, propriétaire notamment des magasins La Grande Récrée en France, a été placé sous redressement judiciaire en mars. Son président Jean-Michel Grunberg a présenté début juin au Tribunal de commerce de Paris le plan de continuation, qui prévoit notamment le recentrage du groupe sur ses activités en France.

Ludendo projette de céder ou fermer toutes ses filiales non rentables à l'étranger - en Belgique, Suisse et Espagne - selon le plan de continuation. Contacté par AWP, le groupe français n'était pas joignable pour commenter l'information.

Côté Suisse, Franz Carl Weber souhaiterait se séparer de sa maison mère, selon plusieurs sources concordantes relayées jeudi par le quotidien alémanique Tages-Anzeiger. La direction helvétique aurait proposé de racheter une participation majoritaire, voire même la totalité.

"Un groupe d'investisseurs a déposé à Paris une offre de rachat de Franz Carl Weber par la direction" dans le cadre du redressement judiciaire de Ludendo, a confirmé jeudi une porte-parole du magasins de jouets helvétique à AWP. Aucun détail n'a filtré sur le montant de cette offre. De plus amples informations seront fournies vendredi, a ajouté la porte-parole.

Dans le cadre du redressement judiciaire en France, le groupe français Fnac-Darty a également manifesté son intérêt. Il a formulé une offre de reprise des actifs de Ludendo, entrant en concurrence avec le plan de continuation de M. Grunberg, selon le magazine LSA, qui s'est procuré le document.

Fnac-Darty propose 16 millions d'euros pour l'acquisition des actifs et des stocks de la société. "Notre offre concerne uniquement la France" et non les actifs en Suisse, a indiqué à AWP un porte-parole du groupe français.

Le verdict du Tribunal de commerce de Paris est attendu dans la deuxième quinzaine de juillet.(ats)






 
 

AGEFI



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