MPC: audition de Michael Lauber devant les commissions de gestion

lundi, 13.05.2019

L'audition du procureur de la Confédération, Michael Lauber, doit permettre au Parlement de décider s'il est éligible pour un nouveau mandat.

L'Autorité de surveillance du MPC a ouvert une enquête pour éclaircir si le procureur a commis d'éventuelles violations de ses devoirs de fonction dans le cadre des procédures sur la Fifa. (Keystone)

Les commissions de gestion du Parlement ont entamé lundi les auditions du procureur de la Confédération Michael Lauber, contre lequel une enquête disciplinaire a été ouverte. Elles doivent déterminer s'il est éligible pour un nouveau mandat à la tête du MPC.

L'audition a démarré peu avant midi. Avant de recevoir le procureur de la Confédération, les commissions ont posé leurs questions durant près d'une heure et demie au président de l'autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (MPC) Hanspeter Uster.

A la sortie de son audition, ce dernier n'a pas souhaité faire de commentaire, se réfugiant derrière le secret de la commission. "J'ai dit ce que je voulais dire", a-t-il seulement indiqué.

L'Autorité de surveillance du MPC a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête pour éclaircir si le procureur a commis d'éventuelles violations de ses devoirs de fonction dans le cadre des procédures sur la Fifa. Michael Lauber a déposé une requête contre l'Autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (MPC) auprès des commissions de gestion.

Mauvais timing

La décision tombe à un très mauvais moment pour Michael Lauber car le Parlement doit décider en juin s'il le reconduit dans ses fonctions pour la période 2020-2023. La commission judiciaire des Chambres fédérales donnera sa recommandation mercredi soir.

Au coeur de la tourmente, des rencontres informelles avec le président de la Fifa Gianni Infantino. Servant à discuter de la suite de la procédure, de telles séances ne sont pas problématiques en tant que telles. Mais le procureur aurait dû les documenter, et l'autorité de surveillance lui a recommandé de le faire l'an dernier.

Elément crucial pour l'ouverture de l'enquête disciplinaire, M. Lauber a tu une troisième entrevue. En novembre 2018, il avait déclaré qu'il n'y en avait eu que deux (en 2016). Aucun des participants supposés à la troisième rencontre en 2017 ne s'en rappelle.

L'enquête disciplinaire sera confiée à un expert externe. Son nom sera communiqué séparément au public. M. Lauber risque un avertissement, un blâme ou une réduction de salaire de 10% pendant un an au plus. (awp)






 
 

AGEFI



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