L’app Noctambus Genève disponible dès aujourd’hui

vendredi, 10.08.2018

L’association Noctambus lance officiellement son application pour aider aux déplacements nocturnes des genevois.

Les bus rythment les nuits de la cité de Calvin pour un budget annuel de 1,3 million de francs.

 

Tous les vendredis et samedis soir, le ballet des bus de nuit genevois se déploie. Superhéros des temps modernes, ils permettent chaque weekend à 13.000 fêtards en moyenne de combiner soirée arrosée et sécurité. Grâce une nouvelle application dédiée, leurs usagers pourront désormais planifier leur trajet, chercher un arrêt à proximité ou acheter leur billet par SMS. Disponible sur l’Apple Store et Android, elle a été lancée officiellement aujourd’hui par l’association Noctambus.

Bien que l’application des Transports publics genevois (TPG) donne déjà les horaires de ces convoyages de couche-tard, disposer d’une application sous le patronyme Noctambus est belle une plus-value l’offre de transport de la ville, notamment pour les usagers qui ne prendraient pas le bus durant la journée.

Merci aux étudiants

Il a fallu huit mois de développement pour la conception de ce nouvel outil. «Nous avons collaboré avec la HES-SO Genève, et plus particulièrement avec trois étudiants du Master en Management des systèmes d'information», explique Giorgio Giovannini, directeur général de Mobilidée. Conçue dans le cadre de leur projet de fin d’études, l’application a été reprise par l’association après quelques mois de tests d’une version pilote. C’est un partenariat intéressant pour l’organisme, puisque la production de l’app ne lui coûtera que l’hébergement chez un prestataire et la maintenance future. «Ainsi que le cadeau de remerciement que nous avons offert à ces étudiants.»

La structure à but non lucratif a été fondé en 1993 par le Parlement des Jeunes de Meyrin, Genève et Vernier dans l’objectif de créer un système de transport fonctionnant après minuit. «A l’époque, les TPG nous ont expliqué qu’ils n’avaient pas reçu de mandat de l’Etat pour le transport nocturne mais qu’ils nous aideraient à mettre l’offre en place si nous trouvions un financement», se souvient Giorgio Giovannini qui en était l’un des instigateurs. En 1995, le bus «Genève – Meyrin» entame son premier tour de roue, après deux ans de travail des jeunes parlementaires. Dès 1997, un véritable réseau de nuit émerge, avec 10 lignes et 38 communes desservies. Aujourd’hui, les 45 communes genevoises, une quinzaine de France voisine et dizaine du canton de Vaud sont fédérées autour du projet. En 2017, plus de 750.000 individus ont utilisé ce service – pour 80% d’entre eux étaient des jeunes de 15 à 35 ans.

Quelles prestations dans les autres cantons romands?

«Jusqu’au bout de vos nuits», clame le slogan de Noctambus Jura. Existant depuis 2010, le réseau dessert les environs de La Chaux-de-Fonds, Delémont, Porrentruy et Saignelégier tous les vendredis et samedis soir de l'année. A Lausanne, les bus Service Pyjama partent du cœur de la ville, depuis le Flon, et rayonnent en destination de 40 communes. Les véhiculent nocturnes lausannois roulent depuis décembre 1992. De son côté, Neuchâtel a vu de tels bus circuler dans ses rues dès 1993, géré à l’époque par une entreprise privée.

Aujourd’hui, le service est supervisé par une association Noctambus, créée sous l’impulsion des Transports publics de la région de Neuchâtel ainsi que du Parlement des Jeunes de la ville. En Valais romand, ce sont les cars postaux qui transportent des oiseaux de nuit, à travers sept lignes. Fribourg compte quant à elle cinq lignes différente.

 

 






 
 

AGEFI



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