Crans-Montana et l'EPFL s'allient dans le domaine de l'innovation spatiale

mercredi, 04.12.2019

Des étudiants de l’EPFL et de l'EPFZ viendront tester leurs fusées sur le domaine de la station valaisanne de Crans-Montana.

SG

A Lausanne au laboratoire de recherche spatial de l’EPFL, de gauche à droite, Rafal Hys, délégué à la promotion économique de l’ACCM, Albéric de Lajarte, membre du comité EPFL Rocket Team et Baptiste de Christen, président de l’EPFL Rocket Team. (ACCM)

L’Association des communes de Crans-Montana (ACCM) se lie à des étudiants de l’EPFL pour un partenariat inédit dans le domaine de l’innovation spatiale.

En juin 2020, les étudiants en Bachelor de l’EPFL Rocket Team, concourront avec leur fusée Bella Lui - du nom d’un sommet surplombant la station valaisanne – à la Spacesport America Cup. L’Ecole polytechnique fédérale de Zürich et son association ARIS, avec qui l’ACCM collabore aussi très activement, y participera également avec sa fusée Euler.

Avec notamment Virgin Galactic et Boeing comme partenaires stratégiques, la Spacesport America Cup aura lieu en juin 2020 au Nouveau-Mexique (USA). Grâce à la nouvelle collaboration entre Crans-Montana et les Ecoles polytechniques fédérales, les premiers tests relatifs aux fusées concourant à cette occasion auront lieu sur les hauts de la station dès la fin de l’année 2019.

L’association ARIS de l’ETH sera aussi présente à Crans-Montana, travaillant étroitement avec l’EPFL Rocket Team pour la conception de leur fusée respective.

Basé sur un système de points, les divers objectifs de la compétition américaine se résument dans les grandes lignes à lancer puis à stabiliser une fusée à une altitude prédéterminée avant de la rapatrier, avec sa charge, à un lieu précis donné.

Finaliste de la compétition l’an passé, ARIS ambitionne d’y présenter sa première fusée supersonique, qui devrait atteindre 30'000 pieds, alors que l’EPFL Rocket Team poursuit la conception de sa fusée subsonique, destinée à atteindre le premier palier de 10'000 pieds avec une charge de minimum 4kg, composée de levures génétiquement modifiées. L’EPFL Rocket Team espère ainsi dessiner et développer un capteur de vie, destiné à l’exploration spatiale et au domaine biomédical.

Afin de tester leurs technologies, les deux équipes sont attendues la deuxième semaine de décembre pour un repérage. Il est toutefois d’ores et déjà convenu de procéder à des tests depuis le funitel du glacier de la Plaine-Morte, accessible et propice à ces derniers de par son isolement. Les Lausannois y prévoient d’ailleurs des «drop tests» durant les semaines suivantes, en fonction de la météo. D’autres tests techniques sont attendus durant le premier semestre 2020.






 
 

AGEFI




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