Roche essuie un revers avec Actemra contre le Covid-19

mercredi, 29.07.2020

L'anti-inflammatoire de Roche utilisé sur des patients hospitalisés pour une forme sévère de pneumonie associée au Covid-19 n'a pas passé la barre des premières recherches cliniques.

Les observations n'ont pas démontré d'amélioration clinique de l'état des patients, qui constituait le critère primaire de ce volet d'étude. (Keystone)

Le laboratoire Roche reconnaît l'échec d'un premier volet de recherches cliniques avancées, baptisé Covacta, examinant l'effet de son anti-inflammatoire Actemra/Roactemra (tocilizumab) sur des patients hospitalisés pour une forme sévère de pneumonie associée au Covid-19.

Les observations n'ont pas démontré d'amélioration clinique de l'état de ces patients, qui constituait le critère primaire de ce volet d'étude. Les principaux critères secondaires incluant notamment une différence de mortalité à quatre semaines n'ont pas non plus été atteints, poursuit le compte-rendu diffusé mercredi.

Le temps d'hospitalisation des patients jusqu'à l'obtention de leur bon de sortie a toutefois été raccourci en moyenne de huit jours, à moins de trois semaines. Ce point ne peut toutefois pas être considéré comme statistiquement probant, du fait de la non concrétisation du critère primaire.

L'exploration des potentiels bénéfices du tocilizumab dans la franchise Covid-19 se poursuit néanmoins. En plus d'une phase III conjointe avec l'américain Gilead sur une combinaison de tocilizumab et de remdésivir (Remdacta) Roche invoque encore à ce titre les volets Empacta et Mariposa.

L'issue négative de l'étude était presque prévisible, alors que le concurrent Sanofi n'avait pas non plus enregistré de résultats positifs pour son anticorps comparable IL-6 et qu'aucune amélioration n'avait pu être observée en Italie sur la centaine de patients participant à l'étude Covacta, estiment les analystes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB).

Mirabaud attribue au moins en partie les recettes particulièrement robustes de l'Actemra entre avril et fin juin aux études cliniques menées contre le Covid-19 et suppose que l'abandon de ce volet risque de se répercuter sur l'évolution des ventes. La banque privée genevoise table néanmoins toujours sur une modeste croissance, similaire à celle observée avant l'éclatement de la crise sanitaire.

Cette déconvenue ne sapait pas outre mesure les fondements du poids lourd de la place zurichoise et le bon de jouissance égarait vers 10h40 0,1% à 326,60 francs, dans un SMI en retrait de 0,25%.(AWP)






 
 

AGEFI



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