Les start-up de l’EPFL ont cumulé 217 millions en 2018

jeudi, 20.12.2018

L’année 2018 a été prospère pour les start-up de l’EPFL, puisque le compteur atteint 217 millions de francs de levées de fonds. Alors que Nexthink annonçait la semaine dernière un tour de table de 85 millions, une dizaine de sociétés ont levé plus de 8 millions.

Innovation Park EPFL. (Alain Herzog)

Excellente année pour les start-up de l’EPFL, qui ont cumulé en 2018 pas moins de 217 millions de francs en levées de fonds. Presque un record. Les compteurs avaient explosé en 2016 (260 millions) avec notamment les 100 millions obtenus par la spin-off MindMaze.

Alors que le total annuel plafonnait à 50 millions jusqu’en 2010, il s’est situé bien au-delà ces huit dernières années. «Ce bilan positif confirme la forte progression de l’esprit d’entrepreneuriat sur le campus ainsi que le dynamisme des fondateurs», souligne Hervé Lebret, responsable de l’Unité start-up de l’École.

Les résultats de recherches passent ainsi plus facilement des laboratoires vers le grand public et se traduisent par un nombre toujours plus important d’entreprises à succès. Un changement de paradigme qui émane en grande partie des structures mises en place depuis plus de 25 ans sur le campus.

Dix sociétés ont levé plus de 8 millions de francs

Les dix plus grosses levées de fonds ont été obtenues cette année par des spin-off, ces entreprises fondées autour d’une technologie issue des laboratoires de l’École ou créées par un chercheur du campus.

Avec 85 millions à elle seule, Nexthink, spécialisée dans l’intelligence artificielle pour la gestion des parcs informatiques, a levé l’un des trois plus gros montants jamais atteints sur le campus pour une société non cotée en bourse.

Les trois autres plus importants tours de table ont été réalisés par Cellestia Biotech, Abionic et KandouBus.

Cellestia Biotech a annoncé cette semaine avoir levé 20 millions. Cette spin-off développe des molécules pour traiter certains types de cancer liés à des lésions génétiques activant une voie de signalisation cellulaire appelée Notch.

La seconde, Abionic, née dans les salles blanches de microtechnique en 2010, a levé 20 millions qui vont lui permettre de valider et commercialiser ses tests microfluidiques pour la détection du sepsis et des allergies.

Kandou Bus a rassemblé pour la seconde fois 15 millions qui lui serviront notamment à accélérer la mise en production et le déploiement de son système de signalisation qui améliore la communication entre les puces au sein des systèmes électroniques.

Cinq autres start-up ont encore attiré entre 8 et 14 millions: Pristem,Bestmile, Akselos, Inpher.io, et Amazentis.

Les investisseurs à l’origine de ces 217 millions se trouvent en Suisse, mais aussi ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis, tels que Bessemer, Walden, JPMorgan aux USA, Index Ventures, Partech, Airbus, Shell,Innogy en Europe.

Cette internationalisation des capitaux est «la preuve que l’ambition et le dynamisme des entrepreneurs locaux commencent à être une marque de fabrique et de sérieux»,souligne Hervé Lebret, responsable de l’unité start-up de l’EPFL.

Ces résultats pourraient en effet presque faire oublier que réunir l’argent nécessaire au financement des différentes phases critiques résulte d’un travail de longue haleine qui peut prendre jusqu’à plusieurs années, même sil’idée est brillante, la technologie hors du commun ou le talent pour l’entrepreneuriat avéré.






 
 

AGEFI



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