Des actionnaires de SHL veulent renverser la vapeur au conseil d'administration

mardi, 04.09.2018

L'actionnaire Nehama and Yoram Alroy Investment va demander un remaniement en profondeur du conseil d'administration lors de la prochaine assemblée extraordinaire du groupe SHL.

L'actionnaire en question demande désormais la révocation des mandats de six membres sur huit du conseil d'administration de SHL.(pixabay)

La prochaine assemblée extraordinaire du groupe israélien SHL s'annonce mouvementée. Un actionnaire, la société Nehama and Yoram Alroy Investment, va demander un remaniement en profondeur du conseil d'administration lors de cet événement prévu le 18 octobre, indique mardi le groupe.

La requête, formulée à l'occasion de l'assemblée ordinaire de lundi, n'est que l'énième épisode du bras de fer que se livrent investisseurs chinois et fondateurs israéliens pour le contrôle du fournisseur de solutions de suivi médical à distance, un groupe coté à la Bourse suisse.

Dans le cadre de ce litige, les droits de vote des actionnaires majoritaires chinois ont été suspendus lundi par la Commission des offres publiques d'achat (Copa).

L'actionnaire en question demande désormais la révocation des mandats du président Xuewen Wu ainsi que des administateurs Cailong Su, He Yi, Yirong Qian, Yuan-Hsun Lo et Hava Shechter, soit six membres sur huit du conseil d'administration.

Les candidatures d'Elon Shalev, Erez Alroy, Yariv Alroy et Erez Nachtomy sont proposées pour regarnir les rangs de l'organe de surveillance.

Le 29 juillet dernier, les deux principaux actionnaires de SHL, la Chinoise Cai Mengke (29,85%
des droits de vote) et la Hongkongaise Kun Shen (25,02%), ont conclu un accord visant à constituer un groupe disposant d'une majorité absolue.

Leur unique motivation était de se conformer à l'obligation signifiée en début d'année par la Copa de déposer une offre sur l'ensemble du capital de la société israélienne.

L'affaire remonte à août 2017. La Copa avait alors reçu une plainte déposée par Nehama et Yoram Alroy Investment ainsi qu'Elon Shalev. Les plaignants exigeaient la soumission d'une offre publique d'achat obligatoire sur la société, considérant que les actionnaires chinois agissaient de concert.

Un nouveau rebondissement est intervenu lundi. La Copa a refusé de prolonger le délai pour la soumission d'une offre d'acquisition obligatoire et suspendu les droits de vote et les autres droits de ces actionnaires sur les titres SHL Telemedicine.

La suspension des droits prendra fin lorsqu'une offre aura été présentée à la Copa et approuvée par celle-ci.

En mars, la Copa avait prolongé une première fois le délai au 30 juin, après avoir intimé en janvier aux actionnaires de soumettre une offre dans un délai de deux mois.(awp)






 
 

AGEFI



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