La Suisse cherche un accès bancaire aux marchés israéliens

lundi, 17.09.2018

La Suisse souhaite avoir le même accès que les banques de l'UE au marché israélien.

Jörg Gasser, le secrétaire d'Etat suisse aux questions financières internationales. (keystone)

La Suisse a demandé à Israël de lui ouvrir ses marchés afin que les banques suisses puissent y échanger des fonds. Les banques de l'Union européenne ont accès au marché israélien, mais pas la Suisse puisqu'elle ne fait pas partie de l'UE et a une législation différente.

"Nous avons besoin d'un accès au marché et que nos marchés respectifs soient aussi libres d'accès que possible", a expliqué le secrétaire d'Etat suisse aux questions financières internationales Jörg Gasser alors qu'il accompagnait le conseiller fédéral Ueli Maurer lors de sa visite de travail à Jérusalem ce weekend.

"Les autorités israéliennes se focalisent sur les régulations européennes, mais l'UE ne reconnaît pas entièrement nos règles et réglementations pour des raisons politiques", a-t-il précisé. M. Gasser a indiqué avoir demandé à Israël une réponse dans un délai d'un an.

Accélérer le processus

Il est toujours possible de trouver des solutions, a avancé M. Gasser, relevant que les régulations suisses sont reconnues par l'Autorité européenne des marchés financiers. Il a proposé de fournir toutes les informations nécessaires pour accélérer le processus et permettre à divers fonds d'échanger des fonds à la Bourse de Tel Aviv, a-t-il indiqué.

Le Ministère des finances israélien a refusé de commenter, mais a fait savoir dans une déclaration que les deux parties avaient convenu de coopérer sur plusieurs thématiques dont l'accès au marché, la régulation des technologies financières, les cryptomonnaies et la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Les deux pays ont accepté d'échanger leurs notes concernant la régulation des technologies de la blockchain. M. Gasser a dit qu'il était en train de préparer un rapport sur comment la réguler et qu'il soumettrait des recommandations d'ici la fin de l'année. Le but est que le Parlement les approuve en 2019 de sorte à ce qu'elles entre en vigueur au début 2020. (ats)






 
 

AGEFI



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