Coronavirus: 16.258 tests, 405 cas, 14 hospitalisations, 2 décès

vendredi, 04.09.2020

La Suisse a franchi vendredi pour la première fois la barre des 400 cas supplémentaires de Covid-19 en 24 heures (405), selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Depuis le début de la pandémie, 43.532 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire.(Keystone)

La Suisse compte vendredi 405 nouveaux cas de coronavirus. Deux décès supplémentaires sont à déplorer.Pour Stefan Kuster, la situation est néanmoins stable, avec peu d'hospitalisations et de décès.

Seuls deux décès supplémentaires sont à déplorer pour les dernières 24 heures, pour un total de 1732. Le nombre de contaminations augmente lui continuellement ces dernières semaines, a reconnu Stefan Kuster, chef de la division Maladies transmissibles de l'OFSP.

Mais le taux de reproduction, soit le nombre de personnes infectées par un malade reste inférieur à 1, taux à partir duquel la propagation devient exponentielle, a-t-il souligné. Et les personnes de moins de 40 ans forment toujours la plus grande cohorte des cas positifs, soit les trois quarts.

Depuis le début de la pandémie, 43'532 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 1'070'910 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein, dont 16'258 les dernières 24 heures. Sur les sept derniers jours, le nombre total d'infections est de 1971.

La Suisse recense 14 hospitalisations de plus par rapport à jeudi. Le nombre de nouvelles hospitalisations oscille entre 30 et 50 par semaine, a précisé Stefan Kuster. Le total des personnes hospitalisées depuis le début de la pandémie se monte désormais à 4584.

Suite incertaine

La suite s'annonce incertaine, avec notamment les retours de voyage, la rentrée scolaire, la tenue de plus grandes manifestations et le retour de la population dans des lieux clos, a déclaré Stefan Kuster. "Nous travaillons sur une stratégie de test qui puisse intervenir dans les 24 premières heures", a-t-il indiqué. "Et nous préparons la saison de grippe, pour éviter une double charge aux hôpitaux".

Le pays dénombre actuellement 1412 personnes en isolement et 4032 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 7633 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

Tester les enfants

Interrogée à propos des tests pratiqués sur les enfants, Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l'OFSP, a précisé qu'il était important de contrôler toutes les personnes présentant des symptômes. Les moins de 12 ans peuvent faire exception. Mais pour l'OFSP, il s'agit surtout de repérer l'adulte potentiellement vecteur du virus afin de couper les chaînes de transmission.

Pour la responsable, la quarantaine reste le meilleur moyen d'interrompre les contaminations. L'OFSP n'a pas l'intention de changer sa durée de dix jours. Plus de la moitié des personnes montrent des symptômes après cinq jours. Parfois cela peut aller jusqu'à 14, a précisé la responsable de l'OFSP.

Interrogée sur une éventuelle inscription de la France sur la liste des pays à risque, Mme Masserey a indiqué que l'OFSP était toujours en phase d'évaluation. En revanche, dix nouveaux pays ont été ajoutés parmi lesquels la Croatie, le Liban et l'Ukraine. Huit en ont été retirés dont la Belgique, le Luxembourg ou le Mexique. Cette nouvelle liste est en vigueur à partir de lundi.(ATS)

Pas de vaccination généralisée avant mi-2021 selon l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi ne pas s'attendre à une vaccination généralisée contre le Covid-19 avant mi-2021, alors que les préparatifs pour la distribution d'un vaccin s'accélèrent aux Etats-Unis.

"Comme vous le savez, un nombre considérable de candidats sont maintenant entrés dans la phase 3 des essais. Nous en connaissons au moins 6 à 9 qui ont déjà parcouru un long chemin en termes de recherche", a déclaré une porte-parole de l'OMS, Margaret Harris, lors d'un point presse à Genève.

"Mais en termes de calendrier réaliste, nous ne nous attendons vraiment pas à voir une vaccination généralisée avant le milieu de l'année prochaine", a-t-elle ajouté.

La porte-parole a expliqué que la phrase 3 des essais cliniques - c'est-à-dire l'étape de tests massifs sur des volontaires - prenait du temps car les scientifiques doivent vérifier si le vaccin est efficace et sûr.

Plusieurs dirigeants d'entreprises pharmaceutiques se sont engagés pour leur part jeudi à "ne rogner sur rien" et à respecter les normes de "sécurité" dans la course au vaccin contre le Covid-19, en dépit d'appels parfois insistants à lui préférer la rapidité.

Mais "la bonne nouvelle, c'est que les fabricants font déjà des paris sur celui qui sera probablement le vaccin et qu'ils réfléchissent déjà à la manière dont ils pourront augmenter la production de vaccins une fois que nous saurons lequel sera utilisé", a souligné Mme Harris.

La concurrence fait rage pour mettre au point un vaccin contre le Covid-19.

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde, les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont demandé "urgemment" aux Etats de faire le nécessaire pour que les centres de distribution d'un futur vaccin puissent être "complètement opérationnels d'ici le 1er novembre 2020", soit juste avant l'élection présidentielle.

Fin août, le président américain Donald Trump avait par ailleurs promis un vaccin "cette année" contre le Covid-19.

A Genève, Soumya Swaminathan, scientifique en chef à l'OMS, a expliqué cette semaine aux journalistes que l'organisation a travaillé avec des experts du monde entier, notamment de l'Agence américaine des médicaments (FDA) et de l'Agence européenne des médicaments (EMA), pour "proposer des critères" en matière de sécurité et d'efficacité des futurs vaccins.

"Nous aimerions voir un vaccin ayant une efficacité d'au moins 50%, de préférence supérieure", a-t-elle annoncé.(AWP)

 

 






 
 

AGEFI



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