Coronavirus: plus de 130 nouveaux cas en 24 heures

mardi, 28.07.2020

La Suisse a enregistré 132 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures. Pour l'ancien "Monsieur Coronavirus" de la Confédération, Daniel Koch, la Suisse se trouve actuellement dans une situation difficile.

La Suisse et la Principauté du Liechtenstein dénombrent 34.609 cas confirmés depuis le début de la pandémie.(Keystone)

La Suisse a enregistré 132 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, a annoncé mardi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Trois nouveaux décès sont à déplorer, portant le total à 1703.

Au total, 870 personnes se trouvent en isolement et 2982 de leurs contacts sont en quarantaine. En outre, 7926 autres personnes observent une quarantaine après leur retour d'un pays à risque, selon les chiffres de l'OFSP. La Suisse et la Principauté du Liechtenstein dénombrent 34.609 cas confirmés depuis le début de la pandémie.

On compte sept nouvelles hospitalisations depuis lundi. Au total, 4290 personnes ont été hospitalisées depuis le début de la pandémie, dont 27 sur les sept derniers jours. Sur les 769.622 tests effectués depuis le début de la pandémie, 5,4% étaient positifs, un chiffre stable.

Inquiétude de Daniel Koch

Pour l'ancien "Monsieur Coronavirus" de la Confédération, Daniel Koch, la Suisse se trouve actuellement dans une situation difficile. "Les chiffres ne sont pas encore assez haut pour parler de deuxième vague, mais ils sont clairement trop élevés", a-t-il déclaré dans une interview au portail bluewin.ch.

L'ancien chef de la section "maladies transmissibles" de l'OFSP redoute que de nombreuses personnes infectées ne soient pas détectées et qu'elles transmettent le virus. Selon lui, le risque est grand que les chiffres augmentent fortement en automne ou durant l'hiver.

Pas de signe que le coronavirus est saisonnier, selon l'OMS

Les saisons ne semblent pas avoir d'impact sur le développement de la pandémie de coronavirus, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle a mis en garde contre l'illusion d'être protégé en été.

"La saison ne semble pas avoir de répercussion sur la transmission du virus", qui a fait plus de 650.000 morts dans le monde et plus de 16 millions de cas, a déclaré une porte-parole de l'organisation, Margaret Harris, lors d'un briefing virtuel.

Elle en veut pour preuve que parmi les pays les plus touchés du monde, l'un, les Etats-Unis, est en été, et l'autre, le Brésil, traverse l'hiver.

"Il semble qu'il y a une idée persistante selon laquelle le virus est saisonnier (...) mais nous devons tous avoir en tête que c'est un nouveau virus, et même s'il s'agit d'un virus respiratoire, qui sont historiquement saisonniers, celui-ci se comporte de façon différente", a-t-elle insisté.

Evoquant la "croyance" selon laquelle le risque d'infection est moindre en été, elle a répété: "l'été est un problème. Ce virus aime toutes les saisons".

Elle a cependant reconnu que la conjonction du virus de la grippe - qui lui est saisonnier et frappe l'hiver - et du nouveau coronavirus était un sujet d'inquiétude et risquait d'augmenter la pression sur les systèmes de santé.

"Donc nous encourageons chacun à se faire vacciner contre la grippe", a-t-elle conseillé.

A Genève, les HUG ont soigné 1108 patients Covid-19 

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont soigné 1108 patients Covid-19 au premier semestre 2020. La pandémie a eu des conséquences importantes sur les activités et les finances de l'hôpital pendant les six premiers mois de l'année.

La pandémie a mobilisé les HUG du 27 janvier, date de la constitution de la cellule interne de gestion de crise, à fin avril, indiquent mardi les HUG, revenant sur l'activité du premier semestre de l'année. Et de préciser qu'au 27 juin, ils ont soigné 1108 patients Covid-19, soit plus que les quatre autres hôpitaux universitaires de Suisse cumulés.

Dès le 20 mars, les HUG sont devenus l'unique hôpital Covid-19 du canton, avec 1000 lits dédiés aux malades du nouveau coronavirus. Au plus fort de la crise, 552 malades étaient soignés en même temps, dont 67 aux soins intensifs. Entamé en mai, le retour progressif à la normale s'étalera jusqu'à la fin de l'année. Le nombre de lits Covid-19 est passé à 179 à la fin du mois de mai.

Les changements induits par la pandémie, dont la suspension des activités médicales classiques non urgentes, ont affecté les autres départements des HUG. La chirurgie, les neurosciences cliniques et la médecine ont connu un fort ralentissement, tout comme les urgences de gynécologie (-25,2%) et de pédiatrie (-26,7%). La psychiatrie et l'oncologie ont été moins impactées.(ATS)

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AGEFI



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