La start-up LakeDiamond va recharger les drones civils en vol

mercredi, 07.11.2018

La jeune pousse vaudoise LakeDiamond a développé un petit diamant industriel qui pourrait permettre de recharger les drones civils en vol grâce à un laser.

SG

Le système développé par LakeDiamond rend possible l’utilisation d’un laser de forte puissance émettant à une longueur d’onde qui ne présente pas de risque pour la santé.

LakeDiamond, spin-off de l'EPFL, a mis au point un système qui permet de remédier au point faible des drones: leur autonomie. Ces appareils, qui sont de plus en plus utilisés, notamment pour des missions de surveillance dans des zones difficilement accessible ou dangereuses, ont des moteurs très gourmands en énergie. Ce qui les force à un retour au sol après quinze minutes de vol. 

Pour prolonger le temps passé en l'air, la start-up LakeDiamond a développé un petit diamant industriel de quelques millimètres de côté qui pourrait permettre aux drones civils d’être rechargés en vol grâce à un laser. Grâce à ses propriétés la puissance du faisceau lumineux est conservée sur une longue distance afin d’alimenter des cellules photovoltaïques situées sur l'engin volant. 

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Un système qui n'est pas dangereux pour la santé

Avec son diamant industriel et son procédé de nanostructuration, Lakediamond rend possible l’utilisation d’un laser de forte puissance émettant à une longueur d’onde qui ne présente pas de risque pour la peau ou les yeux. Ce qui permet de l'utiliser sur des drones civils.

"Les systèmes développés par d’autres entreprises ou laboratoires, souvent pour des applications militaires, ont donc pris le parti d’utiliser des lasers plus puissants, mais aussi plus risqués pour la santé en raison de la longueur d’onde utilisée", explique Pascal Gallo, CEO de LakeDiamond, qui a fait le choix inverse. 

Le système peut également servir à la transmission d'énergie et de données vers des satellites. L'EPFL indique que le développement du système est inclus dans un programme de soutien du Swiss Space Office qui a débuté le 1er novembre et court sur deux ans.






 
 

AGEFI



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