Le laboratoire genevois GeNeuro a étoffé ses revenus l'an dernier

mercredi, 04.04.2018

GeNeuro a multiplié son produit opérationnel par deux et demi et freiné ses pertes l'an dernier.

Jesùs Martin-Garcia, le CEO de GeNeuro.

Le laboratoire genevois GeNeuro, émanation du français Servier et coté à Paris, a multiplié son produit opérationnel par deux et demi l'an dernier, à 14,95 millions d'euros. Ces montants provenaient essentiellement des versements d'étapes convenus avec Servier dans le cadre du programme d'essais cliniques de phase IIb "Change MS" sur le GBbAC1, contre la sclérose en plaques, indique un compte-rendu publié mardi soir.

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Les frais de recherche et développement ont également pris l'ascenseur, atteignant 17,52 millions contre 14,94 millions un an plus tôt. La société plan-les-ouatienne a toutefois pu compter sur des subventions plus généreuses, de 1,36 millions contre 0,52 millions, ainsi que sur un produit "autre" de 0,69 million d'euros.

La réduction de 1 million sur les frais généraux et administratifs, ramenés à 4,6 millions d'euros, a permis de brider la perte nette à 5,84 millions, contre 14,1 millions d'euros en 2017.

Les réserves de liquidités et équivalents s'élevaient encore fin 2017 à 26,6 millions d'euros, contre 34,5 millions fin 2016.

La direction ne délivre pas d'objectifs financiers pour l'année en cours, mais entend notamment préparer le terrain pour des études cliniques sur le GBbAC1 aux Etats-Unis, un marché pour lequel GeNeuro conserve l'intégralité des droits sur son produit dans la franchise sur la sclérose en plaques. (awp)






 
 

AGEFI



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