Le CEO de Swatch a touché plus de 6 millions de francs en 2017

mercredi, 14.03.2018

La rémunération à hauteur de 6 millions perçue par le CEO du groupe horloger Swatch, Nick Hayek, a augmenté par rapport à 2016. Sa soeur et présidente du conseil d'administration a touché plus de 4 millions.

Nick Hayek, CEO de Swatch, a perçu 6,97 millions de francs en 2017, soit davantage qu'en 2016. (keystone)

Le directeur général du groupe horloger Swatch, Nick Hayek a perçu en 2017 une rémunération de 6,97 millions de francs soit davantage que l'année précédente où il avait gagné 6,13 millions de francs, indique mercredi le rapport annuel de l'entreprise.

Les autres membres de la direction ont aussi vu leur salaire progresser légèrement à 26,57 millions de francs contre 26,45 millions en 2016.

Quant à la présidente du conseil d'administration, Nayla Hayek, la soeur du directeur général, elle a reçu une rétribution de 4,38 millions de francs contre 3,87 millions de francs l'année d'avant.

Au total, les six membres de l'organe de surveillance ont perçu 5,19 millions de francs alors qu'en 2016, cette rémunération s'élevait encore à 4,59 millions de francs.  

Swatch entame 2018 avec optimisme après une fin d'année 2017 solide

Swatch Group aborde 2018 avec optimisme, après une bonne année 2017 terminée en trombe.

Le directeur général du numéro un mondial de l'horlogerie, Nick Hayek, souligne la bonne tenue des secteurs d'entrée et de milieu de gamme, et ne craint pas la concurrence des montres connectées.

"Nous traversons les mois qui peuvent être considérés comme étant parmi les meilleurs de l'histoire du groupe", s'est réjoui Nick Hayek lors de la conférence de presse de bilan du groupe, qui s'est tenue mercredi à Bienne dans le nouveau bâtiment de la manufacture Omega. Il a relevé une "forte accélération au deuxième semestre", en particulier lors du quatrième trimestre.

Swatch Group a vu son bénéfice net bondir de 27,3% lors du dernier exercice, à 755 millions de francs. Après deux ans de recul, le chiffre d'affaires du groupe biennois s'est étoffé de 5,4%, à 7,96 milliards. Les ventes ont été portées par la reprise dans la région Asie-Pacifique et un mois de décembre qui a vu la firme réaliser le deuxième meilleur chiffre d'affaires mensuel de son histoire.

Sur le plan opérationnel, le résultat global a augmenté de 24,5%, à un peu plus d'un milliard de francs. Il était près de 40% supérieur au deuxième semestre. Le taux d'utilisation de la production s'est notamment amélioré, porté par la croissance constante des ventes dans le domaine Montres & Bijoux.

L'entrée de gamme progresse

Cette tendance positive s'est poursuivie en janvier et février de cette année, avec une accélération de la croissance des ventes. "Jusqu'ici, le mois de mars a aussi bien évolué", a précisé Nick Hayek. Optimiste, il estime qu'il n'y a "aucune raison de ne pas continuer dans ce sens" pour la suite de l'année. "L'ambiance est bonne sur le marché et nos produits sont bons", a-t-il affirmé.

Le fils du fondateur du groupe a en particulier souligné la bonne tenue des exportations dans l'entrée (jusqu'à 200 francs) et le moyen de gamme (entre 200 et 500 francs). En ce début d'année, elles ont gagné respectivement 16% et 17% sur le seul mois de février, alors que la Fédération horlogère constate globalement une baisse depuis plus de deux ans pour les montres de moins de 200 francs.

Dans ces segments où les marges sont moindres par rapport au haut de gamme, Nick Hayek a estimé que "ce n'est pas le consommateur qui ne voulait pas le produit" mais les détaillants, à cause des marges rabotées par la force du franc ces dernières années. Toutefois, si la situation du taux de change s'est améliorée depuis plusieurs mois, "nous ne sommes pas encore là où nous voulons être."

Bientôt une Tissot connectée

Interrogé sur l'impact des montres intelligentes, Nick Hayek a relevé que "c'est un marché qui se développe et qui ne nous a pas phagocyté". Loin de "cannibaliser" les "montres traditionnelles", toujours demandées, l'Apple Watch a contribué à l'envie d'habiller son poignet: "les ventes en Amérique pour des modèles d'entrée et milieu de gamme ont gagné en importance", a-t-il expliqué.

Le lancement d'une Tissot connectée est prévu ces prochains mois. Ce nouveau modèle devra garantir la sécurité des données et tournera sous un système d'exploitation propre. Prix annoncé: entre 400 et 1000 francs. "Nous sommes fidèles à notre stratégie et intégrerons des fonctions intelligentes" dans un objet "qui reste une montre", a relevé M. Hayek.

Baselworld toujours important

A une semaine de Baselworld, la question de l'importance du salon a surgi. Et la réponse de Nick Hayek a été claire: si le Salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie va selon lui devoir s'adapter, "l'importance de Bâle ne diminue pas", notamment pour présenter des innovations, malgré un nombre d'exposants qui sera divisé par deux entre 2017 et 2018, pour se porter entre 600 et 700.

Membre de la direction de Swatch Group et patron de Tissot, François Thiébaud a souligné que "les grands restent présents à Baselworld", qui reflète la renommée helvétique en matière de qualité et de précision.(awp)






 
 

AGEFI




...