La digitalisation est en marche chez les PME exportatrices

vendredi, 16.09.2016

La quatrième révolution industrielle est appelée à modifier en profondeur la conception actuelle de l’export. Les PME suisses ont toutes les cartes en main pour réussir leur transition numérique, selon une étude de Switzerland Global Enterprise.

Un patron peut décider demain d’inscrire certains de ses collaborateurs à une formation et nommer une personne pour piloter la transition digitale de l’entreprise. On peut aussi utiliser les outils existants comme la plateforme Export Digital mise en place par S-GE et Google.

«Avec leur flexibilité et leurs compétences de niche, les PME suisses ont tous les atouts en main pour être les artisans de la quatrième révolution industrielle. Elles n’ont jamais eu autant de possibilités de se développer à l’international», résume Daniel Küng, CEO de S-GE. «Adopter de nouveaux modèles d’affaires permet d’augmenter les marges et le volume d’affaire à l’international.»

Dans l’ère du numérique, les chaînes de valeur, aujourd’hui linéaires, s’organiseront demain en réseaux. Etant donné la multiplication des échanges de données en tous genres et l’automatisation croissante des processus de production, les entreprises sont poussées à innover et à produire ensemble dans le but d’éviter les frictions et les déperditions inutiles. La logistique et la vente s’automatisent de plus en plus, l’e-commerce et le marketing digital ouvrent de nouveaux débouchés.

Les PME suisses en pole position pour transformer leurs modèles d’affaires et s’organiser en réseaux

Les incertitudes monétaires ont poussé les PME suisse à gagner encore en flexibilité et en efficacité. Elles sont donc bien armées pour faire face aux défis du digital: sens de l’innovation, forte création de valeur industrielle et large usage de la technologie. Elles doivent se servir de ce précieux potentiel afin de tirer le meilleur parti possible des transformations en cours.

«Si vous ne montez pas dans le train de la quatrième révolution industrielle vous allez rester sur le carreau. Ceci est valable pour toutes les branches d’activité, pas seulement pour l’industrie et les ICT», souligne Daniel Küng. «Mais les PME peuvent y aller pas à pas. Un patron peut décider demain d’inscrire certains de ses collaborateurs à une formation et nommer une personne pour piloter la transition digitale de l’entreprise. On peut aussi utiliser les outils existants pour favoriser le passage au numérique, par exemple la plate-forme Export Digital mise en place par S-GE et Google.»

A plus long terme, il faut apprendre à mieux connaître sa clientèle en Suisse et surtout à l’étranger, à évaluer de nouvelles technologies et de nouveaux modèles économiques au-delà des frontières de branches et à oser de nouvelles expériences. Enfin, les PME seraient bien avisées de remettre en question les relations qu’elles ont établies avec leurs partenaires commerciaux et leurs concurrents à l’étranger, pour créer les bases d’un échange de données et de savoirs plus intense. Plus une entreprise se digitalise, plus pressantes se font les questions de sécurité, ou plutôt de cybersécurité, et de propriété intellectuelle.

Investir dans les marchés export pour s’ouvrir des débouchés concrets

Le numérique ouvrira des perspectives concrètes ces prochaines années pour les entreprises technologiques des secteurs MEM et ICT. Selon une étude de PwC, l’Allemagne va investir 40 milliards d’euros ces prochaines années dans des applications «industrie 4.0». Quant aux pays précurseurs comme les Etats-Unis et les marchés high-tech comme le Japon, la Corée du Sud et Singapour, ils misent eux aussi sur la digitalisation de leur industrie. Les PME suisses, auréolées de leur excellente réputation, ont tout pour réussir.


 

 
 



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