Julius Bär: la phase d'acquisitions dans la banque privée est retombée

mercredi, 21.09.2016

La phase d'acquisitions que traverse actuellement le secteur de la banque privée s'est quelque peu atténuée, selon le directeur général de Julius Baer, Boris Collardi.

Boris Collardi. "Beaucoup de banquiers sont actuellement à la recherche d'une nouvelle patrie."

La phase d'acquisitions que traverse actuellement le secteur de la banque privée s'est quelque peu atténuée, selon le directeur général (CEO) de Julius Bär, Boris Collardi. Dans une interview diffusée mercredi par "Bloomberg TV", ce dernier a indiqué que l'institut zurichois pointe désormais son curseur sur la croissance organique, même si des acquisitions complémentaires ne sont pas exclues.

D'un point de vue risque/rendement, la croissance organique et l'engagement de nouveaux collaborateurs représentent la meilleure alternative. "Beaucoup de banquiers sont actuellement à la recherche d'une nouvelle patrie", a-t-il déclaré. Sur les quelque 200 nouveaux collaborateurs, plus de la moitié proviennent d'Asie.

Parmi ceux-ci, un grand nombre a été affecté à des fonctions de soutien. En l'espace d'un an, l'effectif de Julius Bär a crû de 600-700 personnes, a affirmé le patron.

Le renforcement de la réglementation en matière de conformité fiscale ou de dispositifs anti-blanchiment ont occasionné des surcoûts conséquents dans toutes les unités de la banque, selon M. Collardi. "On ne peut compenser cela que par une poursuite de la croissance", a-t-il ajouté.

Concernant l'objectif de ratio coûts/revenus fixé par la banque à 68%, le CEO a recouru à la métaphore du "tapis roulant", où l'on doit constamment courir derrière un but immobile. - (awp)


 

 
 



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