Connaissances générales bien intégrées

jeudi, 15.09.2016

La part des personnes sachant répondre correctement à la plupart des questions générales sur le deuxième pilier correspond à ceux qui s'y intéressent.

Christian Affolter

Le dernier sondage visant à donner un aperçu des connaissances de la population au sujet du deuxième pilier fait apparaître une césure très nette entre les questions générales et les aspects plus spécifiques. Une part de 79% des personnes interrogées par la Haute école spécialisée de Lucerne mandatée par PensExpert a su répondre correctement à au moins quatre questions de connaissances générales (sur six). Un zéro faute a été réalisé par 30%.

Il laisse néanmoins apparaître lui aussi (après AXA IM) que seulement 65% des assurés a compris qu'ils sont eux-mêmes propriétaires de leurs avoirs vieillesse accumulés. C'est à cette question-là que les sondés ont le moins bien répondu, avec 30% estimant que ces avoirs appartiennent à la caisse de pension. Ils sont en revanche 92% a avoir su que l'employé ne peut pas lui-même choisir sa caisse de pension, mais que cette décision appartient à l'employeur.

Pour les quatre autres questions, la part des personnes interrogées ayant répondu correctement atteint trois quarts environ. Soit que c'est le deuxième pilier qui correspond à la prévoyance professionnelle, que les employés en Suisse à partir d'un certain revenu minimum y sont assurés obligatoirement, que la période d'épargne débute le 1er janvier après le 24ème anniversaire, et que c'est le Conseil fédéral qui fixe le taux de rémunération LPP minimum.

Certaines connaissances rangées dans des thèmes spécifiques sont également bien ancrées au sein de la population, comme par exemple l'âge de retraite ordinaire (98% de réponses correctes), la participation minimum de l'employeur aux cotisations annuelles (90%), la possibilité de retirer des capitaux de la caisse de pension pour l'acquisition d'une propriété (91%), les types de prestations assurées dans le deuxième pilier (82% ont su que le décès et l'invalidité en font partie en plus de la vieillesse), la progressivité des cotisations au deuxième pilier (81%), et finalement la possibilité de racheter des années de cotisation afin de combler des lacunes (81%).

D'autres aspects au moins aussi importants pour les assurés restent nettement plus confidentiels. Le taux de conversion n'a été correctement chiffré que par 35% des sondés, et seulement 25% ont été conscients de la possibilité pour la caisse de pension de ne pas créditer les avoirs d'épargne des assurés actifs d'un intérêt en guise de contribution à un assainissement.

Plus de développements dans l'édition de demain de L'Agefi.


 

 
 



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