Libre arbitre

vendredi, 26.04.2019

La nature, ses arbres, ses êtres vivants, ses étoiles, ne vous donne des informations que si vous lui posez des questions. Les questions doivent naître d’un projet. Le projet commandera les actions nécessaires à sa réalisation.

Pécub

Léonard de Vinci aura en flux tendu une quantité infinie d’idées de projets dans sa tête. Chaque idée de projet réveillera sous l’effet de l’imagination des infinités de possibilités d’invention. C’est dans cet état d’esprit que Léonard découvre la conscience, l’expérience de ce que l’on entreprend dans un contexte déterminé. En philosophe Le Vinci posera la grande question encore sans réponse unanime aujourd’hui, la vie c’est le projet de qui ? Ma conscience, que me dit-elle d’entreprendre ? Doit-elle entreprendre dans l’espoir. Doit-elle entreprendre dans le désespoir ? Suivant ce que je vais inventer, serais-je plus heureux ? Serais-je moins heureux ? La conscience des autres, que commande-t-elle d’entreprendre. La conscience du Prince se réduit-elle à une question d’argent et de pouvoir. La conscience a-t-elle une vie après la mort ? Ma conscience par expérience m’oriente-t-elle vers le bon choix ? le Léonard de vingt ans n’est pas le même que le léonard de soixante-neuf ans.

Léonard c’est quoi ton truc ? Gagner plein d’écus et de florins pour t’offrir les meilleurs chevaux de Ferrare ? Offrir une jolie demeure à Caterina ta maman ? Devenir l’expert incontestable de la neurophénoménologie et ainsi prendre ta revanche sur la tristesse des Académies ? Prendre du temps pour résoudre la quadrature du cercle, et ensuite la sphèritude du cube. Rire en pleine conscience de la nature pensante.

Les autres parlent, moi je dessine. Mes dessins vont plus loin que les discours érudits. L’être humain n’est qu’un automate biochimique. Ma conscience me commande de ne pas rentrer dans les règles. Le dessin c’est la liberté. Faire du bruit ou se taire ? Léonard de Vinci aura passé les cinq premières années de son enfance dans une totale liberté. Protégé par l’amour de sa maman. C’est au début de son existence que Léonard aura fait du bonheur son meilleur ami. L’avenir du Vinci aura été l’œuvre de sa mère.

Léonard aurait pu devenir un Charles Louis de Montesquieu, un Jean-Jacques Rousseau, un Thomas Hobbes, pourquoi pas. Léonard aurait pu avoir le génie des lois. En travaillant l’art du temps qui passe et fait vieillir l’homme, il découvrit l’accélération, et puis l’accélération de l’accélération. Que le même phénomène pouvait se dérouler en une seconde ou en mille ans. Que d’inventer des règles pour éviter la guerre c’était peine perdue.

La raison humaine, pour des arguments de survie ou de sécurité, ne dictera pas à Léonard de Vinci ce qu’il doit faire. Règle humaine après règle humaine, la nature perd une liberté, et puis encore une liberté. A terme avec le processus de la règle la nature perdra la vie.

Le dessin dialectique de l’évolution de sa conscience amènera Léonard de Vinci, quelles que soient les circonstances, guerres, pestes, déluges, sécheresses, stupidités de la pensée dominante, famines, choléras, à être toujours heureux. L’imagination de Léonard gouverne le monde. Il le sait, par expérience. Il ne l’écrira jamais, il gardera son secret existentiel jusqu’au 2 mai 1519. Sa mort physique.

Hier, aujourd’hui, demain, après-demain, moi Léonard, je fais ce que je veux.






 
 

AGEFI



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