Arbor Libertador

vendredi, 10.05.2019

La nature ne parle pas le français, ni le chinois, encore moins l’américain. La nature ne fait pas dans la finance, elle ne spécule pas sur l’intelligence artificielle. La nature aura fait le constat des actions de l’homme. Sans juger. Simplement constater. L’homme est un accident qu’il s’agit d’intégrer.

Pécub

La nature aura fait le constat des actions de l’homme. Sans juger. Simplement constater. L’homme est un accident qu’il s’agit d’intégrer.

La nature n’a pas étudié René Descartes, elle n’est ni cartésienne, ni rationnelle. La nature n’est pas férue de mathématiques, elle ne fait pas des statistiques. La nature ne fait pas de politique et n’a pas inventé la démocratie. La nature ne fait pas dans la finance, elle ne spécule pas sur l’intelligence artificielle. La nature n’utilise pas d’algorithmes pour prendre ses décisions. La nature est naturelle, elle évolue par accidents avec la mémoire des événements. La nature ne fait pas de la science. Elle fait du sublime dans la lenteur.

La nature aura fait le constat des actions de l’homme. Sans juger. Simplement constater. L’homme est un accident qu’il s’agit d’intégrer. Sans stratégie ni tactique, laisser faire le temps. Les yeux et l’intelligence de Léonard de Vinci auront cherché à comprendre l’homme dans la nature. Comment vivre en harmonie. Avec du respect et de l’émerveillement mutuel. Enfant Léonard aura passé de longues journées à regarder les oiseaux voler, le soleil briller, les arbres pousser, les vaches manger l’herbe des prés, les abeilles butiner, les chevaux galoper, les poules pondre des œufs.

L’enfance psychanalytique de Léonard de Vinci étudiée par Sigmund Freud nous ouvrira une porte de compréhension sur le Génie Universel. « Il primo motore », comment cela commence ? Léonard est un enfant hors mariage. Son papa d’une famille de notaires, ser Piero Da Vinci, sa maman. Caterina, une jeune paysanne. Ses cinq premières années Léonard les passera avec sa maman pauvre et abandonnée. Dans une ferme, à la campagne, livré à lui-même. Et puis à cinq ans il rejoindra la maison familiale de son papa, son confort, ses instruments d’écriture et ses piles de feuilles de papier. Léonard se met à dessiner.

Andrea Del Verrocchio, à qui ser Piero aura montré les croquis du jeune Vinci, le prendra en apprentissage dans son atelier. Bon élève, à vingt ans Léonard sera membre de la « Compagnia dei Pittori ». Un début d’indépendance et de métier. Cependant, pour comprendre le Génie Universel de Léonard de Vinci, Freud posera la question, tout s’est-il passé avant l’âge de cinq ans ?

De sa naissance jusqu’à l’âge de cinq ans, libre de toute contrainte, avantage de la pauvreté, Léonard aura développé son imagination. Etudié tout ce qu’il rencontrait dans les champs, les jardins, les ruisseaux, la forêt, le moulin, la basse-cour, la forge, les chemins paysans. Touts les miracles et les merveilles de la nature. Pas intellectuellement, sensoriellement, comme élément vagabond et curieux habitant cette nature.

Léonard aura appris à voir plus loin en grimpant aux arbres pour attraper le soleil. Et que pour toucher le soleil, il suffit d’un peu d’imagination.(awp)






 
 

AGEFI



...