Barry Callebaut cale au 3e trimestre

mercredi, 23.01.2019

La multinationale zurichoise Barry Callebaut a engrangé, au cours des trois premiers mois de son exercie 2018/19, 1,88 milliard de francs de recettes, en hausse de 0,5%.

Antoine de Saint-Affrique, CEO de Barry Callebaut. (Keystone)

Le transformateur et négociant en cacao Barry Callebaut a enregistré sur le premier trimestre de son exercice décalé 2018/19, à fin novembre, une modeste croissance de ses volumes écoulés comme de ses revenus. La multinationale zurichoise a engrangé 1,88 milliard de francs de recettes, en hausse de 0,5% ou de 3,7% en monnaies locales. Les volumes ont enflé de 1,7% à 541'109 tonnes.

La performance trimestrielle s'avère encore moins séduisante que ne le redoutaient les analystes consultés par AWP. Les moins optimistes tablaient sur un chiffre d'affaires d'au moins 1,87 milliard de francs, pour des volumes d'au moins 545'000 tonnes. La croissance des volumes devait ainsi s'établir en moyenne à 2,8%.

Si les débouchés américains (+11,3% à 479,6 millions) et d'Asie-Pacifique (+1,2% à 98,4) ont poursuivi leurs progression, la région Europe/Moyen-Orient-Afrique (-0,1% à 803,7 millions) a connu une panne de croissance.

Les ventes externes comptabilisées par l'unité Global Cocoa ont reculé de 1,9% à 499,7 millions de francs, bridées par un tassement des volumes et par des effets de changes défavorables.

Le groupe rappelle dans son compte-rendu intermédiaire mercredi que la base de comparaison un an plus tôt constituait déjà un défi en soi.

"Nous tablons sur une reprise de la dynamique des ventes au cours du second semestre de l'exercice en raison de la concrétisation de volumes supplémentaires liés à de nouveaux accords d'externalisation dans l'ensemble des régions, ainsi qu'aux innovations lancées récemment", assure le directeur général (CEO) Antoine de Saint-Affrique, cité dans le communiqué.

Convaincue d'être en bonne voie pour concrétiser ses ambitions à moyen terme, la direction étend d'ores et déjà jusqu'en 2022 sa feuille de route, dont la précédente version parviendra à échéance à la fin de l'exercice en cours. L'objectif de croissance demeure ainsi fixé entre 4 et 6% annuellement, tandis que l'excédent d'exploitation (Ebit) doit suivre une courbe ascendante plus marquée. (awp)






 
 

AGEFI



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