La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 15.09.2016

La Morning note de Mirabaud Securities se focalisera sur s décisions de la BNS et de la BoE ainsi que sur la publication de l’inflation en zone euro.

John F. Plassard

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en légère hausse après une séance indécise et volatile. La tension est cependant remontée d’un cran avant la publication d’une batterie de statistiques économiques américaines (dont l’Empire manufacturing, les ventes au détail, l’IPP, la production industrielle et l’utilisation des capacités !) et la conférence de presse du gouverneur de la banque d’Angleterre (BoE) après son statu quo concernant ses taux et les rachats d’actifs. La BoE vient en effet de laisser ses taux bancaires à 0.25% et sa cible de rachat d’actifs à 435 milliards.

Les yeux étaient aussi rivés ce matin vers la décision de la banque nationale suisse (BNS). Cette dernière a sans surprise laissé ses taux inchangés et affirmé une nouvelle fois que le franc restait nettement surévalué et qu’elle était prête à agir en cas de surchauffe. Dans le communiqué de la BNS, la surprise provient cependant d’un optimisme qu’on ne lui connaissait pas vraiment (en tout cas dernièrement) lorsqu’elle indique que « Dans l'ensemble, les estimations trimestrielles révisées concernant le produit intérieur brut (PIB) indiquent un redressement un peu plus marqué de l'économie suisse depuis mi-2015. ».

Nous rappelons ici qu’au lendemain du choc du 15 janvier 2015, nous avions refusé d’enterrer « le modèle suisse » comme certains économistes le faisaient. Nous avions rappelé que le pays avait déjà été confronté à des fortes crises, mais s’en était toujours sorti (avec plus ou moins de larmes) à travers sa faculté d’adaptation et sa flexibilité (en terme de fiscalité mais aussi en terme d’emploi).

Si nous reconnaissions (et reconnaissons aujourd’hui) que le chemin était long et semé d’embûches (on songe notamment à l’impact des taux négatifs et à la difficulté des PME exportatrices qui souffrent du franc fort) nous avions introduit le concept du roseau suisse : Il plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui, le roseau s’est un peu plus redressé, mais les vents contraires sont toujours importants….

En terme de roseau justement, la Grande-Bretagne pourrait aussi être un candidat à cette appellation au vue des récentes statistiques économiques qui émanent du pays. La dernière en date (publiée ce matin) concerne les ventes au détail. On a en effet appris que les ventes au détail au Royaume-Uni ont légèrement reculé en août, mais moins que prévu, ce qui suggère que la décision de sortir de l'Union européenne adoptée par référendum le 23 juin n'affecte que très peu la consommation du pays.

 

En détail, les ventes ont reculé de 0,2% en août après un bond révisé en hausse à 1,9% en juillet, la meilleure performance en 14 ans pour ce mois. Le consensus s'attendait à une baisse de 0,4% en août. Sur un an, la hausse des ventes au détail est de 6,2%, contre un consensus de +5,4% et une progression de 6,3% en juillet. L’un des statisticiens de l'institut national de la statistique conclu même que dans leur ensemble, les données ne suggèrent pas de détérioration marquée de la confiance du consommateur après le référendum….


 

Les indices américains ont fini sans réelle tendance hier soir, le Dow Jones réussissant même à conserver les 18.000 points dans les 30 dernières minutes.

La poursuite de la baisse du pétrole et les tensions sur les taux interbancaires chinois à 3 mois (qui reviennent à leur niveau de février 2016) ont été compensée par la nouvelle forte hausse de l’action Apple (malgré la déception sur le « nouvel » iPhone, la marque à la pomme bénéficie actuellement des malheurs de Samsung et du nouveau cycle de remplacement (2 ans)) et plusieurs annonces de fusions acquisitions (dont Bayer sur Monsanto).

Les indices n’ont pas réussi à bénéficier d’une nouvelle déception sur l’inflation américaine qui ne laisse quasiment aucune place à une hausse des taux d’intérêt par la réserve fédérale américaine (Fed) la semaine prochaine.

Si le secteur de l’énergie a pâti de la baisse du prix du baril de pétrole, le secteur de l’automobile a une nouvelle fois souffert. Cette fois ci c’est Ford qui a averti sur ses résultats de 2017 (les bases de comparaison ne seront pas bonnes par rapport à cette année).

Le 10 ans américain a repris son souffle après son excès de fièvre du début de semaine et le dollar a perdu quelques plumes.

La volatilité a quant à elle continué sa progression pour clôturer au-dessus des 18 (une première depuis juin 2016).

Statistiques américaines

Avant les chiffres de l’inflation de vendredi, il y avait hier une statistique très importante concernant les prix à l’importation et à l’exportation aux Etats-Unis, voici ce que nous avons retenu.

  • Première baisse des prix à l’importation depuis 6 mois

Les prix à l'importation ont reculé aux Etats-Unis en août pour la première fois depuis février, sous la pression des prix du pétrole et des produits alimentaires.

En détail, on a appris que les prix à l'importation avaient diminué de 0,2% le mois dernier après une hausse de 0,1% en juillet.

Le consensus prévoyait un recul de 0,1%. Sur les 12 mois à août, ils affichaient une baisse de 2,2%, la plus faible depuis octobre 2014, après un recul de 3,7% en juillet.

La faiblesse des prix à l'importation, sous l'effet du dollar fort et de la tendance baissière des prix du pétrole, s’additionne à la modération des salaires.

En août, les prix pétroliers importés ont baissé de 2,8% après un recul de 3,6% en juillet. Hors produits pétroliers, les prix à l'importation sont restés stables après une hausse de 0,5% en juillet. Les prix à l'exportation ont de leur côté reculé de 0,8% le mois dernier, leur plus forte baisse depuis janvier, après une augmentation de 0,2% en juillet. Sur un an, ils ressortent en baisse de 2,4%.

À y regarder de plus près, on constate que si les prix à l’importation en provenance de la Chine poursuivent leur baisse (au plus bas de 6 ans !), ce sont toutes les régions où la baisse est constatée.

La fameuse déflation importée.

Cette statistique pourrait bien évidemment encourager la Réserve fédérale à maintenir ses taux d'intérêt la semaine prochaine. À moins que les chiffres de l’inflation de vendredi ne leurs donnent tord….

Double lecture des stocks de brut

À première vue, les statistiques sont réjouissantes. On a en effet appris que les stocks américains de brut, hors réserve stratégique, pour la semaine close au 9 septembre 2016, se sont établis en repli de 0,6 million de barils en comparaison de la semaine antérieure, contre un consensus de +2,8 millions de barils.

À deuxième vue cependant, c’est un peu plus terne. En effet, les stocks d'essence ont progressé de 0,6 million de barils, alors que les stocks de distillés ont augmenté de 4,6 millions de barils. Si on fait l’addition, dans l’ensemble, les stocks de brut et de produits raffinés sont en fait en progression de 6 millions de baril.

Le prix du baril de pétrole a dans un premier temps progressé avant de corriger fortement.

Le retour de la volatilité : 2016 l’année des banques centrales

Le retour de la volatilité depuis vendredi passé après plusieurs semaines de calme plat tient son fondement dans plusieurs éléments mais en particulier dans un : Les banques centrales.

Fin 2014, la Banque des règlements internationaux (BRI) s'inquiétait du fait que les banques centrales avaient étouffé la volatilité, en gommant les incertitudes sur les marchés et en favorisant la flambée des actifs risqués.

En 2015 c’est la crise asiatique puis celle de la dette russe et les préoccupations concernant la situation au Brésil qui avaient provoqué une hausse marquée des marges de risques sur les titres des marchés émergents et une augmentation sans précédent historique de la volatilité des marchés mondiaux.

Aujourd'hui, ce sont les banques centrales qui sont responsables du retour de bâton, en raison du manque de lisibilité de leurs actions.

Si la banque centrale chinoise (PBoC) avait été pointée du doigt en août 2015 et en ce début 2016 dans sa gestion du yuan, c’est aujourd’hui la réserve fédérale américaine qu’il faut blâmer (ou remercier ?) à travers ses hésitations sur ses intentions de hausse des taux tout comme les demi-mesures de la banque centrale européenne (BCE).

Rappelons qu’historiquement, la forte volatilité des marchés contrarie l'action des banques centrales, ce qui crée en retour de l'incertitude sur les marchés.

Cash is king

Il est une théorie qui ressort chaque année qui dit qu’au vue du niveau de cash, à un moment ou à un autre les gérants vont se décider d’acheter des actions, ce qui soutiendra en définitive les indices. Apparemment ce n’est toujours pas pour demain.

En effet, selon la dernière enquête réalisée début septembre au niveau mondial par Bank of America Merrill Lynch auprès des gestionnaires d’actifs, le niveau de cash dans les portefeuilles reste élevé.

Le niveau moyen des liquidités dans les portefeuilles est passé de 5,4% en août à 5,5% en septembre, dans le haut de la fourchette de 4,2% à 5,8% observée depuis 2013.

Les gérants expliquent ce niveau élevé par leur pessimisme à propos du marché (42%) et leur préférence pour le cash par rapport à des équivalents proposant une faible rémunération (20%).

La banque américaine alimente cependant la théorie en affirmant dans sa conclusion que l'allocation en actions des gestionnaires d'actifs en relatif à leur allocation en cash se trouve à des niveaux historiquement favorables pour entrer sur les marchés.

Pourvu que cela ne soit pas une nouvelle chimère.

Explorer des taux encore plus négatifs

Le journal le Nikkei (comme nous le rappelions hier matin) a lancé un énorme pavé dans la marre. La banque du Japon (BoJ) serait sur le point d’aller explorer des taux d’intérêt encore plus négatifs.

Le journal signal même que la BoJ devrait faire de la politique des taux d'intérêt la pièce maîtresse de son action monétaire. L’institution japonaise serait arrivée à la conclusion que les bienfaits économiques des taux négatifs surpasseraient les effets négatifs collatéraux qu’il tient ici de passer en revue :

Les prêts

La BoJ penserait prendre des dispositions pour éviter les effets négatifs de cette politique sur le secteur financier, pénalisé lorsqu'il ne prête pas assez aux entreprises et particuliers et dépose trop d'argent auprès de la banque centrale.

Rappelons cependant que si en février le gouvernement s’était félicité de l’imposition des taux négatifs, en se réjouissant que cette initiative pénalisante allait inciter les banques à prêter plus aux acteurs économiques et qu’en définitive le PIB allait pouvoir croître, c'est un mouvement exactement inverse qui s'était produit. Les volumes de crédits bancaires avaient enregistré, en mars, une progression annuelle de seulement 2%.

C'était la pire croissance enregistrée sur les trois dernières années. La demande de crédits était désormais retombée au niveau qu'elle connaissait avant le lancement, en avril 2013, du grand programme d'assouplissement quantitatif de la BoJ….

La baisse des rendements

Les autres effets collatéraux résident bien évidemment dans le fait que la baisse des rendements des titres financiers à très long terme rejaillit négativement sur les pensions de retraite et assurances vie, impactant directement le moral du consommateur.

Le journal pense que la BoJ pourrait éviter ces effets négatifs en revoyant la répartition de ses rachats d'actifs afin de les concentrer davantage sur des durées courtes et moyennes en minimisant les rachats de titres à très long terme pour que leur taux ne baisse pas trop.

En conclusion on peut affirmer qu’il semble que la solution ne réside pas dans l’exploration de taux d’intérêt encore plus négatifs au Japon (et ailleurs), mais bien dans le rétablissement de la confiance. En effet, si les entreprises et les ménages n’acquièrent pas plus de confiance dans l'avenir pour envisager le financement de nouveaux projets, ils préfèreront mettre de plus en plus d'économies de côté.

Rappelons que ces derniers mois passés, craignant que les taux négatifs ne poussent les banques à appliquer des frais de gestion sur les comptes courants, nous avions souligné que beaucoup de foyers avaient retiré des liquidités de leurs banques pour les conserver directement dans des coffres.

Le ministère des Finances avait indiqué qu'il allait devoir doper l'impression de billets de 10.000 yens qui semblent de plus en plus prisés.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous serons exclusivement focalisés sur les décisions de la BNS et de la BoE ainsi que sur la publication de l’inflation en zone euro. Les PPI américains ainsi que les ventes aux détails aux Etats-Unis seront aussi dans notre radar.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage de la faiblesse des places asiatiques et du nouvel effondrement du prix du baril de pétrole hier soir. Cependant, la tendance pourrait une nouvelle fois s’inverser en cours de journée suite à la réunion de la banque d’Angleterre où des annonces pour relancer l’économie du pays pourraient avoir lieu.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont pour la plupart dans le rouge ce matin dans le sillage du retour de la volatilité et de l’incertitude que nous connaissons depuis maintenant 4 séances. Le Nikkei reste fortement sous pression dans l’attente de la confirmation (ou non) de l’article du journal le Nikkei concernant une intervention de la banque du Japon la semaine prochaine. Cette dernière serait (comme vous le savez) sur le point d’annoncer une nouvelle baisse des taux. Signalons que les indices chinois sont fermés pour cause de jour férié,

Actualité

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se sont entendus pour prolonger de 48 heures le cessez-le-feu entré en vigueur lundi soir en Syrie, rapporte le département d'Etat.

Le Danemark a atteint le plein-emploi et doit trouver des mesures pour éviter une pénurie de main-d'oeuvre néfaste à sa croissance, a affirmé la banque centrale du pays.  Le casse-tête dans les mois et années à venir risque d'être de trouver des gens à embaucher. "Le chômage a atteint maintenant son niveau structurel (...) Il n'y a, pour ainsi dire, pas de réserve de travail chez les chômeurs", a indiqué la Banque nationale du Danemark dans un rapport économique trimestriel. "Il y a déjà des signes de tensions sur le marché du travail. Les indications les plus claires sont que l'on fait état de pénuries de main-d'oeuvre à la fois dans le secteur de l'industrie et de la construction", a-t-elle ajouté. Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières est à 4,2% depuis mai, et selon l'institut monétaire il sera extrêmement difficile de tomber plus bas compte tenu du chômage "frictionnel" (celui des actifs voués à trouver rapidement un emploi).

Energie / Utilities   

►               Le comité central d'entreprise (CCE) d'EDF a décidé de faire réaliser trois expertises externes sur le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), que les représentants du personnel jugent sans fondement et dictée par des motifs politiques.

►               Dalkia, la division services énergétiques d’EDF, devrait annoncer dans les prochains jours le rachat des activités de Fenice en Russie, rapporte le quotidien 'Les Echos', qui consacre un article au développement international de cette filiale qui a aussi pris pied récemment aux Etats-Unis, via la constitution de DK Energy US et le rachat de Groom Energy. Fenice est la filiale de services d'une autre division d'EDF, Edison.

►               Gamesa a annoncé le rachat pour 60 millions d'euros de la participation de 50% détenue par Areva dans Adwen, une co-entreprise spécialisée dans l'éolien en mer. Cette opération s'inscrit dans le cadre de la fusion en cours entre Gamesa et Siemens dans ce secteur.

►               Siemens va effectuer des investissements pour environ 5 milliards d'euros dans divers projets en Argentine d'ici 2020, a annoncé à Buenos Aires le président du groupe. Siemens investira "quelque 5 milliards d'euros" notamment "dans les infrastructures, les transports, l'énergie", a déclaré Joe Kaeser, président et directeur exécutif de Siemens. Il participait au Forum des investissements et des affaires organisées dans la capitale argentine par le gouvernement de Mauricio Macri, le président de droite libérale entré en fonctions en décembre dernier.

Prix du baril

Le baril tente un vain rebond ce matin en Asie. Cependant on sent bien que le mouvement est plutôt technique que fondamental.

Industrie / Minières / Automobile

►               Un nouvel actionnaire d'ABB a fait savoir qu'il souhaitait que le groupe suisse se séparer de sa division de réseaux électriques, Power Grids. Le gérant de fonds américain Artisan Partners, qui détient une participation d'environ 2,5% dans ABB, a déclaré à Reuters qu'il était partisan d'une telle scission afin d'améliorer la rentabilité du groupe et sa valorisation.

►               Saint-Gobain a annoncé avoir emprunté un milliard d'euros à échéance 3 ans et demi avec un taux d'intérêt annuel ou coupon à 0%.

►               Zodiac Aerospace, pénalisé par des retards de livraisons de sièges et d'équipements de cabines d'avions, a annoncé un chiffre d'affaires annuel supérieur aux attentes. Zodiac a réalisé un chiffre d'affaires de 5,208 milliards d'euros sur l'exercice 2015-2016 clos le 31 août (consensus 5,126 milliards), soit une hausse de 5,6% et une croissance organique de 1,3%. Le fournisseur d'Airbus et Boeing a confirmé que son résultat opérationnel courant 2015-2016 devrait être inférieur de l'ordre de 10% au consensus de 302 à 303 millions d'euros et en deçà de son propre objectif (un ROC proche des 314,1 millions de l'exercice précédent). Le résultat opérationnel courant pour le second semestre devrait être égal à environ 2,5 fois celui du premier semestre, précise Zodiac dans un communiqué. Zodiac Aerospace dit avoir reçu une lettre d'intention pour des sièges de classe affaires de la part d'un client non divulgué, qui sera sa plus importante commande de sièges de la classe affaires de son histoire.

►               Le directeur général de Boeing a indiqué que le géant aéronautique américain devrait dégager des revenus stables en 2017 alors qu'il prévoit une baisse de la production de son très rentable Boeing 777 et une transition vers de nouveaux appareils à mono et bi-couloirs. Dans le cadre d'une présentation à des investisseurs, Dennis Muilenburg a souligné que le groupe menait actuellement plusieurs campagnes commerciales afin de fortifier la production de son nouveau 777X à 350 et 400 places qui doit entrer en service en 2020.

►               KLM Royal Dutch Airlines suspendra ses vols vers Le Caire début janvier en raison des problèmes de changes que connaît l'Egypte, a annoncé la compagnie dans un communiqué.

►               S&P Global Ratings a indiqué que les notes de solvabilité du groupe Bayer n'étaient pas "affectées dans l'immédiat" par le rachat de Monsanto. L'agence de notation maintient toutefois les notes de Bayer sous surveillance négative. S&P avait placé Bayer sous surveillance le 20 mai dernier, lorsque le groupe avait approché Monsanto en vue d'une fusion. L'agence de notation continue de penser qu'elle pourrait réduire de deux crans les notes de Bayer, le profil de risque financier du nouvel ensemble étant appelé à se dégrader pendant un certain temps si ce dernier se repose sur ses flux de trésorerie pour se désendetter progressivement.

►               Volkswagen n'a pas encore décidé s'il allait reprendre ou non les ventes de véhicules diesel aux Etats-Unis, même s'il y est autorisé, après le scandale de manipulation des tests sur les émissions polluantes, a annoncé une porte-parole du constructeur automobile.

►               La fédération japonaise des constructeurs automobiles a nettement réduit sa prévision de ventes de voitures neuves pour l'année fiscale en cours au Japon en invoquant le report de la hausse de la TVA initialement prévue en avril prochain. Elle s'attend désormais à une contraction des ventes de 1,9% sur un an lors de l'année fiscale qui se terminera en mars 2017, à 4,845 millions de véhicules. Elle anticipait auparavant une hausse de 6,5% à 5,258 millions de voitures vendues.

►               Ford Motor va cesser la production de petites voitures dans ses usines américaines pour la transférer intégralement au Mexique, où les coûts sont moindres, a déclaré le directeur général du constructeur.

Financières

►               Banca Monte dei Paschi di Siena a annoncé la nomination de son ancien dirigeant Marco Morelli au poste d'administrateur délégué de la banque en remplacement de Fabrizio Viola qui avait démissionné la semaine dernière.

►               Amundi a annoncé le rapprochement de ses activités de gestion immobilière avec celles de Crédit Agricole Immobilier afin de faire émerger un acteur français de dimension européenne et conforter son positionnement dans le secteur. L'opération se fera par la fusion des sociétés de gestion spécialisées Amundi Immobilier et CA Immobilier Investors (CAII). Après l'absorption de CAII, Amundi Immobilier devrait gérer près de 20 milliards d'euros fin 2016, précise dans un communiqué Amundi, qui est une société de gestion du groupe Crédit agricole.

►               La justice américaine a lancé une enquête au plan fédéral concernant l'affaire des pratiques de vente illégales de Wells Fargo qui ont valu à la banque une amende de 185 millions de dollars la semaine dernière, selon des personnes proches du dossier.

Informations et Technologies

►               Un actionnaire minoritaire de l'opérateur SFR a annoncé avoir déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF) une contestation concernant certains points de l'offre publique d'échange initiée début septembre par la maison-mère de l'opérateur, le groupe Altice.

►               Sky Italia, une filiale de Sky, n'est pas intéressé par le rachat de la chaîne concurrente Mediaset Premium, la télévision payante de Mediaset, a déclaré directeur général de Sky Italia Andrea Zappia.

►               Reliance Communication, détenue par le milliardaire Anil Ambani, et son rival plus petit, Aircel, ont annoncé qu'ils allaient fusionner leurs activités dans le téléphone mobile pour constituer selon eux "la plus grande consolidation dans le secteur indien des télécommunication".

►               Universal Music Group (Vivendi) et Sony Music se sont alliés au Royaume-Uni pour lancer un service de streaming porté par leur entreprise commune "Now That's What I Call Music", a appris Reuters. L'application baptisée "NOW Music+" permet d'accéder à du contenu musical au prix d'un abonnement de 5,99 livres par mois (environ 7 euros). Le service aurait été activé sans faire de vagues durant l'été, en préparation d'un lancement plus musclé. L'offre, qui serait dans un premier temps limitée au Royaume-Uni, pourrait être étendue après ce galop d'essai, ont indiqué des "sources proches du dossier" à l'agence de presse. A ce stade, NOW Music+ ne permettrait pas de choisir ses morceaux mais proposerait des "playlists" de titres récents.

Consommation

►               Les ventes de diamants, freinées par le ralentissement économique en Chine et les turbulences sur les marchés financiers, devraient rester volatiles dans les dix prochaines années, selon des prévisions publiées par la firme De Beers. Après une mauvaise année 2015, la volatilité sera la "nouvelle normalité" sur le marché des diamants au cours des dix prochaines années, estime De Beers dans un rapport publié à Hong Kong.

►               Tod's a fait état d'un bénéfice opérationnel en recul de 16% au premier semestre, sous le coup d'un fléchissement de la demande en Chine et de la baisse des dépenses touristiques en Europe et aux Etats-Unis. Le groupe a publié un excédent brut d'exploitation de 86,3 millions d'euros pour les six premiers mois de l'année, pratiquement en ligne avec le consensus qui était à 87 millions. Dans le communiqué de résultats, le PDG Diego Della Valle affirme que Tod's sera en mesure "d'obtenir de bons résultats d'ici l'année prochaine". Lors d'une conférence téléphonique, le directeur financier Emilio Macellari a dit attendre une amélioration des ventes à périmètre comparable au deuxième semestre et il a ajouté qu'il n'y aurait pas de raison de modifier le consensus pour 2016 si le marché restait stable. Tod's, a-t-il assuré, compte toujours verser un dividende et entend maintenir son ratio actuel de distribution.

►               Barry Callebaut étend le partenariat l'unissant avec Mondelez international pour son approvisionnement en chocolat. La finalisation de la transaction devrait avoir lieu fin décembre, a indiqué le chocolatier. Les détails financiers de l'opération ne sont pas révélés.

Pharmaceutique

►               Sonova a finalisé l'acquisition d'Audionova après avoir satisfait toutes les exigences réglementaires. Les coûts de transaction et d'intégration s'élèveront entre 30 et 35 mio et s'étaleront sur une période de 2 à 3 ans, a indiqué la société.


 

 
 



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