La Morning note de Mirabaud Securities

vendredi, 16.09.2016

La Morning note de Mirabaud Securities se focalisera sur les chiffres de l’inflation américaine.

John F. Plassard

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont dans le rouge avant la publication des chiffres de l’inflation qui devraient définitivement enterrer la possibilité qu’il y ait une hausse de taux mercredi prochain aux Etats-Unis. Si vous vous posez la question à savoir si la réserve fédérale américaine (Fed) pourrait aller à l’encontre du consensus, il faut savoir qu’historiquement, 90% de toutes les hausses d’intérêt étaient au moins prévues (pricées) à 70% par le consensus. C’est loin d’être le cas ce matin.

Si les indices européens sont en baisse ce matin, c’est dans le sillage du secteur bancaire après une énième « affaire Deutsche Bank ». La menace d’avoir à payer un montant bien plus élevé qu’attendu pour régler un litige aux Etats-Unis pèse bien évidemment de nouveau lourdement sur la banque allemande. Le ministère américain de la Justice réclame 14 milliards de dollars (contre 2 à 3 milliards attendu !) pour mettre fin à une enquête sur la vente de titres adossés à des créances hypothécaires, la banque étant soupçonnée d’avoir trompé les investisseurs sur la qualité de ces titres. Si le montant dans un dossier similaire lié à la crise financière de 2008 n’est pas un montant record (16,6 milliards de dollars que Bank of America avait dû régler) cette histoire tombe une nouvelle fois très mal. On pensait en effet que la Deutsche Bank pouvait enfin relever la tête avec notamment un potentiel rapprochement avec Commerzbank. Aujourd’hui on s’interroge à nouveau sur le niveau de capital de la banque.

Manipulation des taux interbancaires et sur le négoce de droits à polluer, transfère « par erreur » de 6 milliards de dollars à un client, multiples remaniements de la direction... Deutsche Bank a été impliqué dans la plupart des grands scandales bancaires des dernières années, parfois au prix de lourdes amendes.

Le 15 juillet 2016, le Wall Street Journal révélait que le Qatar avait augmenté sa participation dans le capital de la banque jusqu’à y prendre près de 10%. Après ces nouvelles bévues songera-t-il à augmenter (ou réduire) à nouveau sa participation ? cette affaire tombe très mal pour un secteur qui tente toujours de se relever de l’une des plus grandes crises de son histoire.

Pour revenir aux statistiques en zone euro, on a pris connaissance ce matin d’une information mitigée concernant l’inflation. En effet, on a appris que les coûts du travail avaient continué d'augmenter au deuxième trimestre, mais moins que lors des trois mois précédents. Leur hausse a été de 1,0% par rapport au trimestre comparable de 2015, alors qu'elle était de 1,6% de janvier à mars. Les hausses salariales ont été de 0,9% au deuxième trimestre, après un gain de 1,7% au premier trimestre. Cette apparente décélération est une mauvaise nouvelle qui devrait pousser la banque centrale européenne (BCE) à songer à une nouvelle intervention.


Les indices américains ont fini en forte hausse hier soir grace à la poursuite de la progression de l’action Apple (4ème séance de hausse consécutive, merci Samsung), de la hausse du prix du baril de pétrole (achat à bon compte après la récente correction), d’un rachat de positions vendeuses (short squeeze) et de statistiques économiques (américaines) médiocre (production industrielle et ventes au détail) ne laissant plus aucune place à une hausse des taux d’intérêt américain la semaine prochaine.

Selon le baromètre FedWatch de CME Group qui mesure les anticipations des investisseurs, la probabilité d'une hausse de taux lors de la prochaine réunion du FOMC n'est plus que de 12% contre 15% avant la publication des statistiques du jour. Pour décembre, FedWatch donne un pronostic plus mitigé à 50%.

Au niveau technique la moyenne mobile de 100 jours a été un support tout au long de la séance.

Les dix grands indices sectoriels S&P ont fini en hausse avec en tête celui les technologiques alimenté logiquement par Apple qui a pris quelque 11% en quatre jours, sa meilleure série depuis avril 2014. Cette hausse a aussi profité à ses fournisseurs comme Skyworks Solution, Cirrus Logic et Jabel Circuit.

Le secteur de l’énergie a aussi été à la fête grâce au rebond du prix du baril de pétrole et a enfin gommé quelques pertes enregistrées depuis 1 semaine maintenant.

Le secteur financier à aussi été en hausse malgré la très (très) faible probabilité de voir une hausse des taux d’intérêt dans 5 jours.

Si le dollar n’a quasiment pas évolué malgré les mauvaises statistiques économiques la courbe des rendements s'est pentifiée sur le marché obligataire. Le rendement de l'emprunt à 10 ans notamment a progressé d'un point de base et son écart avec celui du papier à 30 ans s'est creusé pour atteindre son écart le plus large depuis le 27 juin 2016.

Les volumes ont été légèrement plus élevé que lors de la moyenne des 30 dernières séances.

La BoE toujours prête à baisser ses taux

Comme attendu par le consensus la banque d’Angleterre (BoE) n’a rien modifié à son principal taux directeur et son programme de rachats d'actifs, préférant garder quelques cartouches pour plus tard. Rappelons que cette décision intervient un mois après le lancement d'un vaste dispositif destiné à stimuler l'économie britannique dans le sillage du Brexit (la BOE avait abaissé, le 4 août, son principal taux directeur de 25 points de base, à 0,25%, un point bas historique.

Elle avait également annoncé qu'elle achèterait pour 60 milliards de livres sterling d'emprunts du Trésor britannique sur six mois et pour 10 milliards de livres de dette d'entreprises pendant 18 mois à compter de septembre.

Les neuf membres du comité de politique monétaire ont voté à l'unanimité pour le statu quo en septembre. Deux banquiers centraux, Kristin Forbes et Ian McCafferty, avaient rejeté en août certains aspects du programme d'achats d'actifs. Ils ont rallié la majorité en septembre, car ils estiment qu'un revirement aussi rapide de politique aurait comporté des risques.

La banque centrale (une majorité des membres) a malgré tout indiqué qu'elle anticipait toujours une nouvelle baisse des taux cette année si conformément à ses prévisions l'économie britannique s'affaiblissait.

Selon le compte-rendu de la réunion du comité, la BoE a reconnu que les indicateurs économiques récents laissaient attendre une croissance légèrement plus élevée de l'économie qu'ils ne l'anticipaient juste après le référendum du 23 juin en faveur du Brexit (rappelez-vous du roseau … britannique dont nous vous parlions hier). Les équipes de la BOE anticipent une croissance de 0,3% au troisième trimestre comparé aux trois mois précédents, contre une prévision de croissance de 0,1% seulement en août.

L'inflation annuelle au Royaume-Uni, qui s'est établie à 0,6% en août, devrait atteindre l'objectif de 2% de la BOE au premier semestre de 2017, selon la banque centrale.

La banque centrale rappelle néanmoins que les contours des perspectives économiques après le référendum sur l'appartenance à l'Union européenne n'ont pas changé. La BoE anticipe donc toujours un ralentissement de l'investissement des entreprises, les incertitudes liées aux futures relations entre le Royaume-Uni et l'UE pesant sur la prise de décision.

Finalement, les dépenses de consommation des ménages devraient, selon la BOE, mieux résister, au moins à court terme.

En conclusion, on imagine que la BoE fait tout pour garder sous pression la livre sterling face à l’euro et au dollar notamment. On a effectivement vu que la dévaluation compétitive de la devise britannique avait fait beaucoup de bien à l’économie au pays.

Un exemple à suivre pour d’autres ?…

Une histoire de … baisse de taux

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé qu'il avait approuvé le versement d'un milliard de dollars à l'Ukraine, reprenant ainsi son aide à ce pays après l'avoir suspendue pendant plus d'un an.

Le FMI a indiqué qu'il avait décidé d'en verser une nouvelle tranche, portant le total des déboursements à plus de 7,6 milliards de dollars. Le dernier en date remontait à juillet 2015

Suite à cette annonce qui pourrait potentiellement redonner un « coup de fouet » au pays, sa banque centrale a décidé de baisser ses taux d’intérêt en passant de 15.50% à 15%.

Si cela peut paraitre anodin, ce ne l’est pourtant pas. En effet, à y regarder de plus près, la banque centrale ukrainienne vient d’annoncer la … 670ème baisse des taux d’intérêt (selon le FMI) dans le monde depuis la chute de Lehman Brothers il y a 8 ans ! Ce chiffre à peine croyable nous amène à faire un bref bilan qui n’est, malheureusement, pas très positif.

La croissance mondiale reste en effet tout juste au-dessus de 3%, bien au-dessous des 5,1% qu’elle affichait avant la dernière crise.

Depuis 2008, la politique monétaire a remplacé la politique budgétaire, mais force est de constater que cela n’a pas conduit à une reprise économique durable. Il devient effectivement chaque jour plus évident que leur politique monétaire ne constitue pas la solution pour réellement relancer l’inflation ou la croissance.

Aujourd’hui il n’y a pas un discours d’une banque centrale qui ne fasse pas référence aux efforts que doivent consentir les gouvernements eux-mêmes.

Mario Draghi lors de la dernière réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE) a par exemple appelé de nouveau à des réformes structurelles au sein de la zone euro, soulignant que leur rythme devait être significativement accéléré. Il avait affirmé que les politiques budgétaires devaient soutenir la reprise économique, en faisant écho à un message largement diffusé par les banquiers centraux lors de leur symposium annuel fin août à Jackson Hole.

La présidente de la Réserve Fédérale Américaine (Fed), Janet Yellen, a aussi maintes et maintes fois répété que les défis auxquels l’économie des États-Unis était confrontée étaient également liés à des changements structurels qui ne pouvaient être combattus qu’avec la politique fiscale.

Sans un effort concret des gouvernements, ce constat d’impuissance risque de prendre de plus en plus d’ampleur….

Statistiques américaines

Il y avait hier une batterie de statistiques économiques aux Etats-Unis, voici que ce nous avons retenu :

Bonnes nouvelles

  • Hausse du Philly Fed

Les conditions d'activité dans la région de Philadelphie se sont fortement améliorées en septembre, et l'indice les mesurant est au plus haut depuis février 2015. En détail, l'indice Philly Fed a progressé à 12,8 après 2,0 en août. Le consensus prévoyait un chiffre de 1,0. La composante des nouvelles commandes s'est redressée à 1,4 contre -7,2 en août. Le sous-indice de l'emploi s'est nettement amélioré au contraire, ressortant à -5,3 contre -20,0. Celui des prix acquittés ressort à 20,6 contre 19,7. Signalons cependant que le sous-indice des perspectives d'activité à six mois a fortement baissé à 37,5 contre 45,8.

  • Baisse des inscriptions au chômage

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont augmenté moins que prévu. En détail on a appris qu’il y avait eu 260’000 nouvelles demandes d'allocations chômage pour la semaine close le 10 septembre, soit une hausse de 1.000. Le consensus attendait à une augmentation de 4’000 à 263’000.

Pour le féru de statistiques, signalons que les demandes hebdomadaires d'allocation chômage se maintiennent sous la barre des 300.000 pour la 80e semaine consécutive, soit la plus longue période sous ce seuil depuis 1970. La moyenne des demandes sur quatre semaines a décru de 500 à 260’750. Sur un an, les inscriptions au chômage sont en recul de 3,3%.

Moins bonnes nouvelles

  • Les ventes au détail flanchent

Les ventes au détail aux Etats-Unis ont baissé plus qu'attendu en août et sont revenues sur leur niveau d’il y a 6 mois. On a effectivement appris que les ventes au détail le mois dernier avaient reculé de 0,3% après une hausse de 0,1% en juillet.

Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 1,9% en août. Hors automobiles, carburants, matériaux de construction et services alimentaires, les ventes accusent une baisse de 0,1% d'un mois sur l'autre, comme en juillet. Le consensus prévoyait une baisse de 0,1% des ventes au détail globales en août

Les ventes de voitures ont diminué de 0,9% le mois dernier et les ventes des stations-service de 0,8%. Celles des distributeurs en ligne ont reculé de 0,3% et celles des magasins de sports et de loisirs de 1,4%.

Les statistiques font aussi ressortir un recul des ventes d'ameublement et de matériaux de construction alors que les ventes d'habillement sont en hausse de 0,7%, celles d'électronique et d'électroménager de 0,1% et celles des restaurants et bars de 0,9%.

Ces statistiques suggèrent donc une dégradation de la demande intérieure américaine qui pourraient aussi peser sur les anticipations de relèvement des taux d'intérêt.

  • Baisse de la production industrielle

La production industrielle (industries manufacturières, les mines, le pétrole, l'électricité et le gaz) a baissé plus que prévu en août aux Etats-Unis, pénalisée notamment par une chute de la production des utilities (services aux collectivités). En détail, on a appris que la production industrielle avait diminué de 0,4% le mois dernier après une hausse de 0,6% en juillet. La production manufacturière a elle aussi baissé de 0,4% en août. Le consensus prévoyait une baisse de 0,3% de la production industrielle le mois dernier.

Signalons que la production minière a augmenté de 1,0% en août, sa quatrième hausse mensuelle d'affilée, mais celle des utilities s'est contractée de 1,4%. La production de biens d'équipement a, quant à elle, fléchi de 0,4%, avec en particulier un recul de 2% pour les équipements industriels et autres.

Concernant le taux d'utilisation des capacités industrielles, il a diminué de 0,4 point par rapport à juillet à 75,5%. Une nouvelle mauvaise nouvelle pour l’inflation. Cela reste nettement inférieur à la moyenne enregistrée entre 1972 et 2015 (80%).

Aujourd’hui

Aujourd’hui ce sont les chiffres de l’inflation américaine qui seront au centre des discussions.

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage de la clôture américaine et dans l’attente de la publication des chiffres de l’inflation aux Etats-Unis. C’est en effet la dernière statistique importante avant la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Finalement, n’oublions pas que des élections très importantes allemandes auront lieu ce week-end à Berlin (nouveau test pour la Chancelière).

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en hausse ce matin dans le sillage de la clôture des indices américains et d’un relatif calme du côté des devises. Les volumes sont cependant extrêmement faibles puisque plusieurs places boursières (Chine, Hong Kong, Malaisie, Corée du Sud et Taïwan) sont toujours fermées ce matin pour cause de jour férié. La tension devrait cependant monter d’un cran à partir de lundi avant la réunion de la Fed mercredi prochain.

Actualité

Le président de la Bundesbank a mis en garde contre la tentation d'utiliser le programme de rachat d'actifs de la Banque centrale européenne pour financer à bon compte les pays les plus endettés de la zone euro. La pression monte d’un cran comme nous le rappelions mercredi.

La dette publique espagnole est restée quasi stable à 100,5% du PIB au 2e trimestre, après avoir atteint un record au 1er trimestre, a annoncé la Banque d'Espagne, alors que Madrid reste sous la menace de sanctions de Bruxelles pour déficit excessif. En valeur absolue, la dette atteint 1.106 milliards d'euros. Au 1er trimestre, elle avait franchi le cap symbolique des 100%, atteignant 100,6% du PIB, un record en 20 ans, selon le calcul définitif de la banque centrale.

Hillary Clinton a fait son retour en campagne après trois jours de repos forcé pour soigner une pneumonie

Donald Trump pense que les Etats-Unis doivent se fixer pour objectif d'atteindre une croissance économique annuelle de 4% et estime que son programme alliant baisse d'impôts et suppressions de certaines réglementations est susceptible de créer 25 millions d'emplois en une décennie.

La Corée du Nord est prête pour la "contre-attaque" face à la "provocation" des Etats-Unis, a assuré son ministre des Affaires étrangères, Ri Yong-ho. Celui-ci s'exprimait lors du sommet du Mouvement des Non-Alignés au Venezuela.

Energie / Utilities   

►               Macquarie prépare la cession de Techem, société allemande spécialisée dans le comptage de la consommation d'eau et de chauffage, dans une opération qui pourrait représenter quatre milliards d'euros, apprend-on de sources proches du dossier.

►               NuGen, coentreprise constituée en Grande-Bretagne entre Engie et Toshiba pour un projet de centrale nucléaire, a fait savoir qu'elle chercherait à en savoir davantage sur le souhait du gouvernement britannique de détenir une "action spéciale" dans les futurs projets nucléaires.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en nouvelle baisse ce matin en Asie. La confiance n’est toujours pas rétablie après la publication en milieu de semaine du rapport de l’agence international de l’international concernant un surplus de brut à attendre pour 2017.

Industrie / Minières / Automobile

►               Fiat Chrysler Automobiles a annoncé le rappel de 1,9 million de véhicules dans le monde pour un défaut d'airbag mis en cause dans trois décès et cinq cas de blessures. Le rappel, qui concerne aussi un défaut de prétensionneur de ceintures de sécurité, concerne des Chrysler Sebring, 200, Dodge Caliber, Avenger, Jeep Patriot et des SUV Compass vendus entre 2010 et 2014, ainsi que des Lancia Flavia de 2012 et 2013.

►               La Grèce lancera d'ici la fin du mois le processus de privatisation de l'autoroute à péage Egnatia afin de pouvoir obtenir le déblocage de nouveaux fonds dans le cadre de son plan d'aide international de 86 milliards d'euros, a-t-on appris auprès d'un haut responsable de l'agence nationale des privatisations (HRADF).

►               LafargeHolcim annonce un projet de réorganisation de ses fonctions centrales. Il souhaite mettre en place une organisation centrale simplifiée. Elle sera centrée sur les activités de stratégie, gouvernance et transformation. Les changements proposés prévoient la simplification de ses structures corporate et l'adaptation de l'organisation du support technique aux pays afin de permettre aux sites opérationnels du Groupe de répondre plus rapidement et plus efficacement aux nouveaux enjeux du marché ' indique le groupe. Le projet se traduirait par une réduction nette d'environ 250 postes dans les fonctions centrales d'ici fin 2017.

►               Les voitures autonomes et électriques pourraient devenir une importante source de nouveaux revenus pour Adient, fabricant de sièges et d'habitacles que Johnson Controls (JCI) a entrepris de séparer du reste de ses activités, a dit le directeur général de cette division.

►               La filiale canadienne d’Air Liquide va renforcer les capacités de son unité de séparation des gaz de l'air (ASU) à Hamilton, dans l'Ontario. Cet investissement, qui sera porté par la société, est destiné à répondre à la demande croissante de ses clients en oxygène, nitrogène et argon dans cette région.

Financières

►               Le département américain de la Justice (DoJ) demande à Deutsche Bank un montant de 14 milliards de dollars pour mettre fin à une enquête sur la vente de titres adossés à des créances hypothécaires, a annoncé la banque allemande. La demande du DoJ, qui fera probablement l'objet de plusieurs mois de négociations, est nettement supérieure à ce qu'anticipaient Deutsche Bank et les investisseurs.

►               Deutsche Bank est proche d'un accord sur la vente de sa filiale britannique d'assurance Abbey Life Assurance à l'assureur vie Phoenix Group Holdings selon une source proche du dossier. Phoenix s'apprête à lever 800 millions de livres pour financer l'acquisition, qui devrait être finalisée dans les prochaines semaines, a précisé la source à Reuters.

►               L'installation d'une grosse équipe informatique au Portugal par Natixis fait grincer les dents du Comité central d'entreprise de la banque. La direction a précisé à l'AFP que ce projet annoncé voilà quelques semaines vise à reprendre en interne certains fonctions actuellement occupées par des prestataires externes. Les représentants des salariés estiment que 600 emplois seront supprimés en France au profit de la base portugaise d'ici 2019.

Informations et Technologies

►               Les autorités américaines ont annoncé le rappel des smartphones Galaxy Note 7 de Samsung Electronics en raison de risques d'explosion.

►               Oracle a publié des résultats trimestriels en hausse mais inférieurs aux attentes des analystes, ses solutions cloud ne suffisant pas à compenser le ralentissement de son activité traditionnelle de logiciels vendus sous licence. Le géant américain des progiciels a fait état d'un bénéfice net de 1,83 milliard de dollars pour son premier trimestre clos le 31 août, soit 43 cents par action, contre 1,75 milliard (40 cents/action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 55 cents, trois cents de moins que le consensus. Le chiffre d'affaires a progressé de 1,7% à 8,6 milliards de dollars, inférieur lui aussi au consensus qui donnait 8,7 milliards. Les ventes des solutions Cloud ont progressé de 77% à 798 millions de dollars, tandis que le revenu des licences a reculé de 10,5% à 1,03 milliard de dollars.

►               Logitech a racheté pour 13 mio USD en numéraire l'accessoiriste de jeux vidéo Saitek, a annoncé le groupe.

Consommation

►               L'Oréal fait l'objet d'une plainte en nom collectif aux Etats-Unis pour un défrisant destiné à la communauté noire qui provoquerait des pertes de cheveux et l'apparition de vésicules. Le produit en question, le "No-Lye" à base d'Amla (la groseille à maquereau indienne), est vendu par la marque de produits de beauté ethniques Softsheen-Carson. Ses mérites supposés sont vantés par des célébrités noires, dont un des stylistes de la première dame Michelle Obama, Johnny Wright, selon la plainte dont l'AFP obtenu copie.

Pharmaceutique

►               Sous la pression du fonds activiste Starboard Value, Depomed se résigne à envisager une vente, un an tout juste après avoir résisté à une offre d'achat hostile de son compatriote Horizon Pharma, a-t-on appris de sources proches du dossier. Depomed attend une décision de justice sur le brevet du Nucynta, un antidouleur à base d'opiacés qui est son principal médicament, pour ouvrir des négociations avec d'éventuels acquéreurs, ont précisé les sources cette semaine. Cette décision de justice est attendue d'ici la fin du mois.

►               Novartis a enregistré des résultats d'études positifs pour son produit AMG 334 destiné au traitement de la migraine chronique, a annoncé le groupe. Selon une étude clinique de phase II, les patients souffrant de migraine chronique ont vu leurs maux de tête réduits de 50% ou plus grâce à l'anticorps monoclonal AMG 334 (erenumab), co-développé avec l'américain Amgen, selon un communiqué

Novartis a révélé de nouvelles données d'étude à long terme démontrant l'efficacité de son médicament Gilenya (fingolimod) dans le traitement de la sclérose en plaques rémittente récidivante (RRMS). Les résultats sont présentés à l'occasion du congrès du Comité européen pour le traitement et la recherche contre la sclérose en plaques (Ectrims), qui se tient actuellement à Londres.


 

 
 



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