La morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 22.09.2016

La Morning note de Mirabaud Securities se focalisera sur l’activité de la Fed de Chicago ainsi que le discours de Mario Draghi tout comme la confiance du consommateur en zone euro.

John F. Plassard

Les indices américains ont fini en forte hausse hier soir suite à la décision de la réserve fédérale américaine (Fed) de ne pas relever ses taux d’intérêt directeurs. La porte reste cependant ouverte pour une hausse des taux en décembre 2016. Selon le baromètre FedWatch les investisseurs estiment désormais à 64% la probabilité d'une hausse de taux en décembre, contre 58% avant le communiqué du Federal Open Market Committe (FOMC).

Le Nasdaq a clôturé sur un nouveau record profitant de la bonne performance de Microsoft après l'annonce d'un relèvement du dividende et d'un plan de rachats d'actions de 40 milliards de dollars.

Tous les grands indices sectoriels S&P ont fini la journée en hausse. Le secteur de l'énergie a cependant été le plus en vue et a profité d'un redressement des cours du pétrole à la suite d'une baisse inattendue des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis.

La volatilité (VIX) est retombée en séance en-dessous du niveau des 13.

FOMC meeting

Le rendez-vous de la réserve fédérale d’hier soir était considéré comme l’un des plus importants de l’année et surtout la dernière conférence de presse de Janet Yellen avant les élections présidentielles américaines. Si, comme le consensus le pressentait, il n’y a pas eu de hausse des taux d’intérêt, la réunion nous a cependant apporté beaucoup d’enseignements. Analyse et synthèse :

La décision

La Réserve fédérale a donc laissé ses taux d'intérêt inchangés hier soir. Concrètement la Fed maintient l'objectif des taux interbancaires au jour le jour dans une fourchette indicative de 0,25% à 0,50%, le niveau auquel il est fixé depuis décembre 2015.

Cette décision a été adoptée par sept voix contre trois (George, Mester et Rosengren), précise le communiqué. « Nous avons considéré que les arguments en faveur d'une hausse s'étaient renforcés mais nous avons décidé d'attendre pour l'instant de nouvelles preuves d'une poursuite des progrès vers nos objectifs ».

La croissance

La Fed a de nouveau abaissé sa prévision de croissance économique cette année aux Etats-Unis. Le produit intérieur brut (PIB) américain devrait progresser de 1,8% sur un an au dernier trimestre 2016, soit 0,2 point de moins que ce qui était prévu il y a trois mois, selon les nouvelles projections du FOMC de la Fed.

Pour l'année prochaine, la banque centrale américaine maintient en revanche inchangées ses prévisions et continue de tabler sur une accélération de l'activité économique à 2,0%.

L’emploi

La Fed s'est montrée également légèrement plus pessimiste sur le front de l'emploi et prévoit désormais un taux de chômage de 4,8% cette année, soit 0,1 point de pourcentage de plus que prévu en juin. La Fed continue en revanche de tabler sur une décrue à 4,6% l'année prochaine.

L’inflation

Selon les nouvelles projections, la Fed revoit à la baisse sa prévision d'inflation annuelle aux Etats-Unis en 2016, s'éloignant ainsi de son objectif de 2%. Cette année, les prix à la consommation ne devraient plus progresser que de 1,3%, soit une baisse de 0,1 point par rapport aux précédentes prévisions.

L'objectif de la Fed d'une inflation à 2% serait formellement atteint en 2018, selon les projections de la banque centrale.

Combien de hausse de taux ?

La majorité des membres du Comité monétaire de la banque centrale américaine estime que les taux seront relevés une fois d'ici la fin de l'année. Il est noté dans le communiqué que l'éventualité d'un futur relèvement des taux s'est renforcée. Dix membres du Comité voient les taux se situer entre 0,50% et 0,75% d'ici fin 2016, ce qui correspond à une hausse des taux d'intérêt d'un quart de point, probablement en décembre, selon leurs estimations. Rappelons qu’en juin, les membres de la Fed croyaient encore à la possibilité de deux modestes hausses des taux.

Pour 2017, les opinions sont plus partagées, mais la trajectoire des taux s'est en tous cas abaissée par rapport aux prévisions de juin.

Sept membres du Comité estiment que les taux se situeront autour de 1,125%, ce qui correspond à deux hausses supplémentaires d'un quart de point.

Selon les fameux Dot Plot dont nous vous parlons à chaque réunion, c’est donc maintenant 3 hausses qui sont attendues jusqu’à la fin 2017.

Les préoccupations

Selon la présidente de la Fed il y a 2 préoccupations majeures (au-delà des mandats officielles). La première concerne les dépenses d’investissement. Janet Yellen considère en effet que celles-ci sont vraiment assez faibles depuis un moment et que la Fed ne sait pas de manière certaine quelle en est exactement la cause. Selon elle cela proviendrait en partie de la forte contraction de l'activité de forage liée à la baisse des prix du pétrole. Cependant la faiblesse de l'investissement s'étendrait au-delà de ce secteur et la Fed n’a pas de certitude sur ce qui explique cela exactement.

La deuxième préoccupation concerne la production industrielle que la Fed considère beaucoup trop basse aux vues des dernières statistiques publiées.

Le clin d’œil à Donald Trump

Janet Yellen a assuré que la politique ne jouait aucun rôle dans les décisions de la Fed en réponse indirecte aux accusations de Donald Trump. Ce dernier avait, à la mi-septembre, assuré que la Fed gardait ses taux directeurs artificiellement bas afin de complaire au président Barack Obama et de lui permettre de quitter le pouvoir sans avoir à faire face aux conséquences d'une hausse des taux.

Réaction de marché

  • Indices : Hausse
  • 10 ans américain : Baisse
  • Dollar : Légère baisse
  • Or : Hausse

Conclusion

La réunion de la Fed d’hier soir a satisfait les investisseurs car aucune hausse de taux n’a été annoncée et que les prochaines hausses de taux d’intérêt seront lentes et progressives. Il semble que les Dot Plot aient une nouvelle fois fait leur effet. La porte reste cependant toujours ouverte pour qu’il y ait une hausse des taux d’intérêt en décembre prochain.

La réunion donne malgré tout un goût d’inachevé. En effet, Janet Yellen n’a pas spécialement paru sereine en évoquant les 2 mandats de la Fed. D’un côté elle a indiqué que l'inflation demeurait faible (dans le texte) et d’un autre côté elle a signalé qu’avec une réduction des excès de capacités sur le marché du travail à un rythme moins rapide qu'au cours des dernières années, il restait une marge pour une relative nouvelle amélioration du marché du travail.

L’abaissement des prévisions économiques et l’évocation de la faiblesse des dépenses d’investissement et d’une production industrielle en berne ne nous ont pas satisfait non plus.

L’OCDE confirme la tendance

Commençons par la conclusion : L'OCDE (Organisation de coopération et développement économiques) estime que la croissance de l'économie mondiale tombera, victime d'un coup d'arrêt de la mondialisation, cette année et l'an prochain à ses plus bas niveaux depuis la crise financière.

Dans ses nouvelles perspectives, l’Organisation note que le commerce a vu sa croissance amputée de moitié depuis 2008 et restera à la traîne de l'activité cette année (« Les changements structurels ont été aggravés par une faible demande due à une croissance anémique de l’investissement international et du commerce intra-européen ».). Le hic c’est que le commerce a représenté son principal moteur ces deux dernières décennies…

Concrètement, l'OCDE ne table plus que sur une croissance mondiale de 2,9% cette année, contre 3,0% dans des précédentes prévisions publiées avant l'été, soit le rythme le plus faible depuis la crise de 2008-2009. Pour 2017, si la croissance devrait se reprendre quelque peu (+3.2%), elle sera cependant insuffisante pour générer les emplois que les jeunes attendent et le maintien des niveaux de retraites promis aux plus âgés.

L’Organisation signale que la montée des oppositions à la libéralisation du commerce et les récessions en cours chez de grands pays producteurs de matières premières contribuent à ce ralentissement des échanges qui, s'il perdure, aura des conséquences fâcheuses (dans le texte) pour la croissance de la productivité et du niveau de vie.

Dans ce contexte, l’OCDE insiste sur le fait qu’elle assiste actuellement dans plusieurs grands pays à une montée des sentiments anti-mondialisation, souvent exacerbés par l'approche d'échéances électorales.

En détail, l'OCDE revoit en nette baisse ses attentes pour les Etats-Unis cette année, avec une croissance de 1,4% contre 1,8% encore prévu en juin. Pour l'an prochain, l'Organisation anticipe une croissance américaine accélérant à 2,1% (2,2% précédemment).

Concernant la Grande-Bretagne, elle pense que l'impact du Brexit sur l'économie sera moins fort qu'estimé initialement, au moins à court terme. Elle revoit ainsi en légère hausse à 1,8% (contre 1,7%) sa prévision pour 2016 mais baisse d'un point entier celle pour 2017, à 1,0%. Elle change peu ses chiffres pour la zone euro cette année (-0,1 point à 1,5%) mais est moins optimiste pour l'an prochain (-0,3 point à 1,4%). Signalons que l’OCDE révise largement à la baisse ses estimation de croissance pour l’Italie pour 2016 (+0.8%) et 2017 (+0.8%).

Finalement, l’OCDE s’inquiète de l’accroissement des dettes gouvernementales qui se traitent en territoire négatif.

L’Organisation constate que l’association de faible croissance et de taux bas a des conséquences directes sur les cours des actions des institutions bancaires.

Les gros clients passent à la caisse aussi

Le cabinet d'audit et de conseils EY vient de publier une étude très intéressante qui confirme concrètement les impacts des taux d’intérêt négatifs sur les marges des banques Suisses. Autant dire que la conclusion n’est pas très optimiste. On y apprend (ce qui n’est pas réellement un scoop) que les taux d'intérêt négatifs entraînent une nouvelle érosion des marges pour les banques de détail en Suisse. Selon cette étude, les clients privés disposant de liquidités très élevées pourraient être touchés à brève échéance.

Le cabinet EY indique qu’en 2015, l'écart entre le taux d'intérêt des clients et celui du marché pour les banques de détail suisses a de nouveau perdu cinq points de base, par rapport à 2014, baissant ainsi à 117 points.

La tendance n’est cependant pas nouvelle puisque les marges diminuent depuis 2007. En 2016, au premier semestre, la marge d'intérêt des banques a de nouveau reculé de trois points, par rapport à l'année dernière.

L’étude relève aussi que l'introduction d'intérêts négatifs n'a pas réellement profité aux débiteurs hypothécaires puisque la baisse des taux sur le marché des capitaux entraîné qu'une minime baisse des taux d'intérêt des crédits hypothécaires contractés récemment pour une durée comprise entre cinq et sept ans.

Concernant les taux négatifs en Suisse toujours, pour le moment, les clients de détail ne sont pas touchés puisqu’ils sont facturés (à quelques exceptions), comme les investisseurs institutionnels et les grandes entreprises.

Concernant les clients privés disposant de liquidités très élevées, ils devraient toutefois être concernés à brève échéance, surtout si la Banque nationale suisse (BNS) renforce une nouvelle fois les taux négatifs.

L’étude conclu en indiquant que les rémunérations des hypothèques suisses supérieures à celles du marché des capitaux favorisent l'activité du secteur non bancaire.

Dans ce contexte, il faut citer les activités croissantes des assurances et des caisses de pension, ce qui occasionne une pression sur les prix du marché.

Cela pourrait inciter les banques à répercuter les taux négatifs sur leur clientèle de détail.

Bref, tout le monde sera touché (négativement) par la mise en place des taux négatifs. Tôt au tard….

Aujourd’hui

Aujourd’hui il faudra surveiller l’activité de la Fed de Chicago ainsi que le discours de Mario Draghi tout comme la confiance du consommateur en zone euro.

Les indices européens devraient ouvrir en hausse ce matin dans le sillage de la décision de la Fed de ne pas relever ses taux d’intérêt et de procéder dorénavant de manière progressive et lente. Nous ferons cependant attention aux effets secondaires du discours de la présidente Janet Yellen qui a dépeint une situation économique américaine pas si reluisante que cela….

Tendance asiatique

En l’absence du Nikkei (fermé pour cause de jour férié) les indices asiatiques sont en hausse ce matin dans le sillage de la décision de la Fed de ne pas monter ses taux d’intérêt. Cela a notamment eu pour conséquence d’enlever quelque peu la pression sur le dollar et en définitive les devises asiatiques.

Intéressante statistique ce matin. On a en effet appris que la Chine était devenue l'an dernier exportatrice nette de capitaux, ses investissements à l'étranger ayant pour la première fois dépassé le volume des investissements étrangers en Chine. Les investissements chinois à l'étranger ont augmenté de 18,3% pour atteindre en 2015 le niveau record de 145 milliards de dollars, dépassant les 135,6 milliards de dollars d'investissements étrangers enregistrés en Chine. Cette étape serait le résultat « du renforcement généralisé de la puissance nationale » et de la politique du gouvernement visant à encourager les entreprises chinoises à investir à l'étranger selon le ministère dans un rapport.

Actualité

La croissance de l'économie allemande va ralentir au second semestre par rapport à celle du premier en raison de la dégradation de la demande étrangère, qui pèse sur la production industrielle, a estimé le ministère des Finances. La vigueur de la consommation des ménages, l'augmentation de la dépense publique et le dynamisme de la construction ont permis à la première économie d'Europe d'enregistrer une croissance de 0,7% au premier trimestre puis de 0,4% au deuxième.

La Commission électorale nationale du Venezuela a dissipé les espoirs de l'opposition de la tenue cette année d'un référendum révocatoire contre le président socialiste Nicolas Maduro.

Energie / Utilities   

►               Sceptique quant au projet nucléaire Hinkley Point C (Grande-Bretagne), approuvé par les gouvernements français et britannique et qui consiste en la construction de 2 réacteurs EPR outre-Manche, Standard & Poor's a abaissé sa note à long terme sur EDF de 'A' à 'A-', tout en relevant sa perspective à 'stable', contre 'négative' auparavant.

►               EDF a annoncé une révision à la baisse de ses objectifs de production d'électricité nucléaire et de résultat opérationnel (Ebitda), en raison de l'arrêt prolongé de certains réacteurs, qui font l'objet de contrôles poussées liés à des défauts potentiels sur certaines cuves fabriquées dans le passé au Creusot par Areva. Dans un communiqué, l'électricien français déclare qu'il revoit son objectif de production nucléaire pour l'année 2016 de 395-400 térawatt-heures (TWh) à 380-390 TWh. "Pour 2017, compte-tenu de ces contrôles et des vérifications engagées suite à l'audit mené par Areva sur l'usine du Creusot, le groupe estime à date que la production nucléaire devrait s'établir dans une fourchette de 390-400 TWh", ajoute EDF.

►               Total a annoncé qu'il verserait un acompte sur dividende de 0,61 euro par action le 14 octobre prochain. Les actionnaires ont la possibilité d'être payés en actions. Dans ce cadre, le cours retenu pour l'action Total est de 38 euros, équivalent à la moyenne des 20 derniers cours d'ouverture et déduction faite du montant de l'acompte.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est ce matin orienté à la hausse en Asie dans le sillage de la légère baisse du dollar et de publication de la baisse surprise des stocks de pétrole américain hier soir.

Industrie / Minières / Automobile

►               Lufthansa a présenté une nouvelle offre pour tenter de résoudre un long conflit avec ses pilotes sur des revendications salariales. La compagnie leur propose une augmentation de salaire de 4,4% et le versement d'une prime exceptionnelle, à quoi s'ajouterait le maintien de départs en retraite anticipés pour les nouvelles embauches à condition que l'âge moyen de départ passe à 60 ans contre 59 actuellement.

►               Les Etats-Unis commencent à émettre des licences autorisant la vente d'avions de ligne à l'Iran, ce qui devrait répondre en partie aux inquiétudes de Téhéran relatives à la mise en œuvre effective de la levée des sanctions dans le cadre de l'accord sur le nucléaire conclu l'an dernier.

►               L'Inde a approuvé définitivement l'achat à Dassault Aviation de 36 chasseurs Rafale, dernière étape avant la signature du contrat, a-t-on appris de source gouvernementale indienne. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit arriver aujourd’hui à New Delhi, où le contrat sera signé le lendemain, a-t-on ajouté de même source, sous le sceau de l'anonymat. Un communiqué de la présidence française a confirmé que Jean-Yves Le Drian serait en Inde demain.

►               General Motors a confirmé sa prévision d'un bénéfice par action 2016 de jusqu'à 6,00 dollars et a dit s'attendre à dépasser son objectif de réduction des coûts au vu de ses performances du premier semestre. Le constructeur de Detroit a un objectif d'économies de 5,5 milliards de dollars d'ici 2018. Dans une "synthèse stratégique et opérationnelle" présentée aux investisseurs, il précise avoir réduit ses coûts de 3,1 milliards depuis début 2015, ce qui a "plus que compensé" ses investissements dans l'ingénierie et la technologie, et il promet au moins 2,4 milliards de dollars d'économies supplémentaires d'ici 2018. GM ajoute qu'il sera en mesure de rester rentable même si le marché américain chute de 40% par rapport à ses niveaux actuels, autrement dit si le total de voitures vendues tombe à 10,5 millions d'unités contre 17,3 millions estimé cette année.

►               Volkswagen a promis de modifier d'ici l'automne 2017 la totalité des véhicules équipés d'un logiciel illicite de trucage des tests anti-pollution en Europe, a déclaré la Commission européenne après des discussions avec le constructeur allemand.

►               SGS a annoncé avoir repris les licences et les actifs de l'américain John R. McCrea, une agence d'inspection agréée par le Département de l'agriculture. Dans un communiqué, le leader mondial de l'inspection et de la certification de marchandises précise que l'acquisition devrait générer des revenus annuels de l'ordre de 0,5 mio USD. Le prix de la transaction en revanche n'a pas été divulgué.

Financières

►               La Securities and Exchange Commission (SEC) a accusé de délit d'initié Leon Cooperman, ce dernier représentant la plus grosse cible à laquelle le gendarme de Wall Street se soit attaqué depuis des années dans le cadre de son offensive contre les pratiques douteuses dans les fonds spéculatifs. La SEC affirme que Cooperman a réalisé quelque quatre millions de dollars de profits grâce à des transactions engagées après avoir pris connaissance d'informations confidentielles relatives à la société Atlas Pipeline Partners (APL).

►               CaixaBank a relevé le prix de son Offre publique d'achat (OPA) sur BPI, à 1,134 euro par action, contre 1,113 euro précédemment, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Informations et Technologies

►               McLaren Technology Group a démenti des informations du Financial Times faisant état de discussions avec Apple en vue de son possible rachat.

►               Google a lancé son application de messagerie pour téléphones Allo, qui espère se faire une place dans un marché déjà saturé grâce à des fonctionnalités d'intelligence artificielle.

►               SFR pourrait aller au-delà des 5.000 suppressions de postes qui ont été annoncées le mois dernier. C'est en tout cas ce qui se murmure, a appris Bloomberg. Jusque-là, l'opérateur a prévu de supprimer près du tiers de ses effectifs pour économiser 400 millions d'euros en année pleine, mais les conditions de marché sont si dures dans les télécoms qu'une réflexion aurait été engagée sur les moyens d'aller encore plus loin. Une source au fait de la situation a indiqué à l'agence financière que le groupe viserait finalement 650 ME d'économies sur la masse salariale au-delà de 2019 par rapport à des coûts de 1,2 MdE en 2015

Consommation

►               Standard & Poor's a retiré Danone de sa liste de valeurs sous surveillance, tout en maintenant la perspective négative sur sa note de crédit. Les cash flows importants et en croissance du groupe devraient lui permettre de ramener son effet de levier entre 3 et 3,5 fois l'Ebitda d'ici à la fin 2018, a estimé l'agence de notation. La perspective négative tient compte de l'éventualité de "facteurs opérationnels imprévus" en termes de concurrence ou de hausse des prix des matières premières, a ajouté S&P.

Pharmaceutique

►               Novartis pour les maladies tropicales a publié une étude pour un traitement expérimental contre le paludisme, offrant potentiellement une alternative à l'artémisinine, sur lequel des poches de résistance ont émergé en Asie du Sud-Est. Cette étude menée auprès de 43 patients, et publiée dans l'édition en ligne de la revue New England Journal of Medicine, a démontré que cette nouvelle molécule, appelée KAF156, permettait d'éliminer le parasite du flux sanguin en l'espace de 45 heures pour le P. falciparum, la forme la plus mortelle de paludisme, lorsqu'elle était administrée en trois doses.

►               Le groupe Novum Pharma, qui vend des produits dermatologiques, a augmenté de 128% à 9.561 dollars le prix du tube de 60g d'Aloquin et d'Alcortin. Le prix de Novacort, un autre produit commercialisé par Novum Pharma, est passé la semaine dernière de 4.186 dollars à 7.142 dollars (+170%).


 

 
 



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