La Morning note de Mirabaud Securities

lundi, 19.09.2016

La Morning note de Mirabaud Securities se focalisera sur la publication du rapport mensuel de la Bundesbank et le discours d’un membre de la BCE (Mersch).

John F. Plassard

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en hausse à deux jours de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) qui devrait logiquement aboutir sur un statu quo en termes d’évolution de taux d’intérêt. Si nous aurons largement le temps d’en discuter toutes cette semaine, focalisons-nous maintenant sur aujourd’hui.

La bonne tendance du jour est à mettre aussi sur le compte de l’espoir suscité par la réunion de la banque du Japon (BoJ) qui devrait annoncer une nouvelle intervention (voire plusieurs) pour essayer de relancer son inflation perdue. Comme nous vous le rappelions la semaine passée, les supputations vont bon train concernant la mise en place de taux encore plus négatifs.

Ce qui pourrait aussi être le cas en zone euro ces prochains mois en cas de dégradation de l’inflation ou des conditions économiques. C’est en tout cas ce que la nervosité de la Bundesbank semble nous indiquer. En effet, une nouvelle fois ce matin, le président de la Banque centrale allemande, a indiqué que la Banque centrale européenne (BCE) devrait relever ses taux d'intérêt dès que la situation le permettrait, et ce quels que soient les problèmes particuliers d'un pays ou d'une banque. Il a insisté sur sa volonté de voir la BCE normaliser sa politique monétaire.

Rappelons que ces derniers mois, l’Allemagne a été extrêmement critique face aux mesures monétaires exceptionnelles adoptées par l’institution européenne. Selon lui, les taux d'intérêt bas affaiblissent encore davantage la discipline budgétaire. Or les montagnes de dettes peuvent devenir un problème, quand les taux devraient à nouveau remonter. Il a conclu en affirmant que cela ne sera peut-être plus supportable. C’est un clair nouveau coup de semonce à l’encontre de la BCE qui devrait cependant continuer de faire la sourde oreille.

La hausse du jour est aussi à mettre sur le compte de la progression du prix du baril de pétrole que nous mettons cependant aujourd’hui au bénéfice de la baisse du dollar (l’or est d’ailleurs aussi en hausse). Effectivement, l’excitation concernant une réunion extraordinaire après le rendez-vous de la fin du mois à Alger ne nous atteint pas du tout. Tout d’abord parce que nous ne voyons pas pourquoi les discussions devraient attendre une nouvelle réunion alors que la majeure partie des acteurs sera en Algérie et ensuite, nous craignons qu’une réunion extraordinaire ne soit boudée par plusieurs acteurs cruciaux tels que l’Iran (et en définitive ne servir à rien).

Concernant les statistiques économiques du jour, s’il n’y en a pas beaucoup, signalons cependant un chiffre en zone euro. On a en effet appris que les investissements avaient bondi en juillet mais que l'excédent courant des membres avait diminué, principalement sous l'effet de la baisse de l'excédent commercial. En détail, l'excédent des comptes courants de la zone euro est ressorti à 21,0 milliards d'euros contre 29,5 milliards en juin, alors que les investissements directs et de portefeuille ont atteint 72,1 milliards contre 6,0 milliards en données brutes. Les investissements de portefeuille nets, à 52,8 milliards contre 11,6 milliards en juin, expliquent pour l'essentiel cette envolée mais les investissements directs ont également contribué avec un afflux net de 19,3 milliards d'euros à comparer à des sorties nettes de 5,6 milliards en juin. Sur 12 mois, l'excédent courant a représenté 3,2% du PIB de la zone euro contre 3,0% un an plus tôt.


 

Après une semaine de forte volatilité, les indices américains ont fini en légère baisse vendredi soir, légèrement perturbés par une hausse surprise des chiffres de l’inflation.

Tous les yeux étaient malgré tout rivés sur la réunion de la Réserve Fédérale qui se réunira ce mercredi. Sur la semaine, les 3 indices principaux ont néanmoins clôturé en (légère) hausse.

Les investisseurs ont été attentifs tout au long de la séance sur l’évolution de l’action d’Apple (+11,43% sur la semaine) et des cours du pétrole brut (en recul de près de 6% sur la semaine).

En termes de secteurs, l'indice S&P regroupant les valeurs financières a reculé de près d’un pourcent, accusant le repli sectoriel le plus marqué et enchaînant un deuxième recul hebdomadaire de suite. Cette fois-ci c’est la nouvelle « affaire Deutsche Bank » qui est à blâmer (cf Morning US du 16 septembre 2016).

Le pétrole en perdant 6,5% sur la semaine a connu sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis janvier 2016.

Le cuivre (+3,2%) quant à lui a connu sa meilleure performance hebdomadaire depuis 2 mois.

Le dollar ainsi que le prix des emprunts du Trésor ont profité de meilleures statistiques relatives aux prix à la consommation.

En restant dans le domaine des devises, signalons que le pound face au dollar a connu sa plus mauvaise semaine depuis le Brexit.

Statistiques américaines

Les chiffres de l’inflation américaine étaient attendus comme de l’huile sur le feu puisqu’ils pouvaient potentiellement inverser les anticipations de hausse de taux d’intérêt à 5 jours de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed).

  • Une inflation positive

Le chiffre est assez impressionnant : Le taux d'inflation de base ou "core CPI", qui exclut la variation des prix de l'énergie et des produits alimentaires, a augmenté sur un an de 2,3% à fin août contre 2,2% un mois plus tôt.

C’est le chiffre le plus élevé depuis 2008 et le 10ème mois d’affilée au-dessus du mandat de la Fed (2%). Sur un mois, la progression a été de 0,3% le mois dernier, sa plus forte progression mensuelle depuis février, après +0,1% sur un an.

L'indice des prix à la consommation a progressé de 0,2% le mois dernier alors qu’il était resté stable en juillet. Sur un an, cet indicateur est en hausse de 1,1% après +0,8% en juillet. Le consensus pariait sur une hausse de 0,1% des prix sur un mois et de 1,0% sur un an.

Les hausses des loyers et des frais de santé (plus forte hausse depuis novembre … 1982 !) ont globalement compensé la baisse des prix à la pompe.

Si ces chiffres ne sont pas à même de convaincre la réserve fédérale américaine (Fed) de relever ses taux d’intérêt (rappelons que le CPI n'a quant à lui pas dépassé 1,6% depuis mars) mercredi soir, ils suggèrent cependant une montée régulière de l'inflation susceptible de justifier un mouvement sur les taux d'intérêt dans les mois à venir.

Rappelons en comparaison que l’inflation core en zone euro végète en dessous de 1% depuis mi-2014.

Une autre statistique était aussi surveillée de très près par les investisseurs vendredi :

  • Déception sur la confiance de l’Université du Michigan

Le moral des ménages américains s'est stabilisé au mois d'août ont montré vendredi les résultats préliminaires de l'enquête mensuelle de l'Université du Michigan. Son indice de confiance s'est affiché à 89,8, comme en juillet. Le consensus prévoyait un chiffre de 90,8. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a diminué à 103,5 après 107,0 le mois précédent mais celle des perspectives a avancé à 81,1 contre 78,7.

Happy Birthday

On parle beaucoup (trop) de Lehman Brother ces derniers jours. Il y a effectivement 8 ans que l’un des fleurons des banques mondiales chutait brutalement en laissant derrière lui une trainée de doutes et d’interrogations. Tout le monde a ressassé le sujet donc nous n’y reviendrons pas.

Aujourd’hui, il y a un cependant un autre anniversaire que l’on devrait « célébrer » en toute discrétion.

En effet, le 19 septembre 1929, la bourse américaine toucha son plus haut historique avant de connaître le plus gros krach de son histoire.

Sans revenir sur la crise de 1929 que (presque) tout le monde connaît par cœur, il nous a semblé intéressant de mettre en avant ce que disaient certains économistes ou banques centrales avant le déclanchement de la brutale chute des indices boursiers pour essayer d’en tirer un enseignement.

Rappelons que lors de la légère correction des indices américains vendredi 9 septembre dernier, nombre d’économistes criaient (déjà et à nouveau) au krach boursier.

Les aveugles

L’exemple le plus criant provient bien évidemment de la réserve fédérale américaine (Fed).

Cette dernière à la fin de juillet 1927 mena des opérations sur le marché pour augmenter le crédit et le taux d'intérêt fut abaissé en août. De juin à août la Fed injectera plus de 500 millions de dollars et ce n'était qu'un début ; en 18 mois le débit des banques vers les comptes de particuliers passa de 53,6 à 82 milliards de dollars Mais la politique de crédit facile utilisée par Benjamin Strong (gouverneur de la Fed de l’époque) ne donnera pas les résultats escomptés. Bientôt une grande partie du crédit généré aboutira à Wall Street et les courtiers utilisèrent largement l'effet de levier d'un système d'appel sur marge. On connaît la suite.

Signalons pour l’anecdote, que le 18 septembre 1929, le brillant économiste Irving Fisher (connu notamment pour ses travaux sur les taux d'intérêt et la théorie du capital) assurait (textuellement) que les prix des actions n’étaient pas trop élevés et que Wall Street ne connaîtra rien de la nature d’un krach. Le timing est assez malheureux avouons-le…

Les borgnes

Aujourd’hui, ne serait-il pas utile de relire la mise en garde de John Maynard Keynes (auteur entre autres de la "Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et la monnaie") qui, après avoir rappelé que « les booms portent en eux les germes de leur effondrement, appelait à redouter la situation d’un pays dans lequel « le développement du capital devient le sous-produit de l’activité d’un casino » ?

Force est de constater cependant que si beaucoup d’écrits et d’économistes se fondent sur les théories de Keynes, on peut affirmer qu’il n’avait pas prévu l’éclatement de la première guerre mondiale, pas plus que la seconde ou encore le krach d’octobre 1929 et pensait, avec l’optimisme qui le caractérisait, que si le (s) conflit (s) se déclenchai (en)t, il(s) serai(en)t bref(s).

Les visionnaires

Friedrich Hayek (philosophe et économiste britannique membre de l’Ecole autrichienne et promoteur du libéralisme, opposé au keynésianisme, au socialisme et à l’étatisme. Il est considéré comme l'un des penseurs politiques les plus importants du 20ème siècle) part aux États-Unis au milieu des années 1920. À son retour en Autriche, il publie plusieurs articles où il exprime son inquiétude sur les perspectives de continuation de cette merveilleuse expansion économique dans la stabilité des prix qui, dit-il, crée aux États-Unis un dangereux sentiment d’euphorie. En février 1929, il se fait plus précis et ne craint pas d’annoncer une crise économique imminente. Neuf mois plus tard, le 24 octobre, c’est le « jeudi noir »

Pour Hayek, le temps de l’économie se décompose en cycles : chaque cycle démarre par une phase de prospérité et doit s’achever par une crise. Selon lui, « La crise n’est pas un accident, mais l’aboutissement d’un processus qui commence au moment même où naissent les racines du boom qui précède. » Ainsi, les crises succèdent inévitablement aux phases de prospérité comme la nuit succède au jour.

Hayek conclu en affirmant que « L’inflation de crédit crée dans le système monétaire une série de perturba­tions qui faussent les mécanismes de coordination du système de prix relatifs et font que celui-ci transmet dans tout l’édifice industriel une série d’informations tronquées qui servent de base de décision erronée aux entrepreneurs dans leur choix d’investissement et leurs stratégies de production. C’est la révélation et la correction de ces erreurs qui enclenche le mécanisme de la récession. L’augmentation du nombre de faillites et l’accroissement du chômage ne sont que la contrepartie de ce phénomène d’information erronée. »

Pour lui il n’y avait pas de solution pour éviter la crise, à part la laisser passer….

Conclusion

Si nous avançons depuis 2009 que sans le soutien des banques centrales la situation économique serait aujourd’hui bien pire dans la majeure partie des économies (dites) développées, nous affirmons aussi que la leçon qu’il faut retenir de la crise de 1929 était que le plus grand risque pour la reprise économique était une erreur de politique monétaire d’une banque centrale.

À 2 jours de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) et de la banque du Japon (BoJ) nous réaffirmons notre message d’il y a 7 ans.

La BRI donne son avis

Le rapport trimestriel de la Banque des règlements internationaux (BRI) est toujours très intéressant à suivre et se révèle souvent être un indicateur avancé de la situation économique contrairement à ce que pourrait être celui du fond monétaire international (FMI) par exemple.

Dans le dernier rapport qui vient d’être publié, la banque indique en conclusion que si les marchés financiers ont très bien résisté à la victoire du Brexit en Grande-Bretagne et à d'autres événements politiques potentiellement perturbateurs il se peut que les prix des actifs soient excessifs et qu’il existe un risque croissant de déstabilisation des marchés. Les fondements sur lesquels ils s'appuient pourraient ne pas être bien solides.

Les banques centrales sur la sellette

Selon la BRI la perspective de politiques monétaires plus souples de la part des banques centrales qui a suivi le Brexit, pour une période plus longue, a entraîné les rendements des obligations à leurs plus bas record, rétréci les écarts de rendement sur les obligations d'entreprises et alimenté le redressement des marchés boursiers et la reprise des flux de portefeuille vers les économies de marché émergentes.

La BRI suggère donc aux banques centrales de limiter leurs politiques monétaires ultra-accommodantes, jugeant qu'une combinaison plus équilibrée de politiques publiques est essentielle pour mettre l'économie sur la voie d'une expansion plus robuste, équilibrée et viable.

Nous ne pourrions être plus d’accord avec cette conclusion.

Evolution du cours des actions et obligations

Concernant le cours des actions, la BRI note qu’ils sont élevés malgré des résultats d'entreprises médiocres et que la comparaison entre les rendements obligataires et la croissance des grandes économies mondiales laisse penser que les obligations souveraines sont extrêmement surévaluées.

La BRI note qu’au cours des 65 dernières années les rendements des obligations à dix ans américaines, japonaises, allemandes et britanniques ont globalement suivi l'évolution des taux de la croissance nominale de ces pays.

Or, les rendements obligataires dépassent largement les taux de croissance de ces quatre pays depuis un certain temps.

Les risques

Parmi les risques, outre celui de la formation de bulles spéculatives, figurent les risques liés à la dépendance croissante des marchés aux plateformes de trading électronique et à la prolifération du trading algorithmique.

Ces deux évolutions réduisent l'élément humain dans les transactions de marché, favorisent la baisse des frais de trading et alimentent la liquidité en circonstances normales, dit la BRI.

Pression sur le système bancaire

Finalement, les pressions croissantes sur le système bancaire se sont également fait sentir. Les taux d'intérêt bas, voire négatifs, notamment en zone euro et au Japon, ont affecté les marges bénéficiaires des banques et ont pesé sur leur valeur en Bourse. Des signes de tension récemment apparus sur les marchés du financement bancaire sont à ajouté au tableau.

La BRI note que les réformes de la réglementation des marchés monétaires américains après la crise de 2008-2009 avaient entraîné des sorties massives, d'environ 250 milliards de dollars, du secteur et exercé une pression à la hausse sur les taux et les "spread" du Libor.

Nouveau revers pour la Chancelière

Exactement deux semaines après la défaite cuisante de la chancelière Angela Merkel dans son fief de Mecklembourg-Poméranie occidentale, l'Union chrétienne démocrate (CDU) de la responsable allemande a subi hier un second revers électoral lors des élections régionales de Berlin, où elle réalise son plus mauvais score depuis la réunification. En détail la CDU a obtenu 18% des voix, soit 5,3 points de moins qu'en 2011.

Le parti populiste d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), obtient près de 13% des voix et entre au parlement de la capitale. Ils siègent désormais dans les assemblées de dix des seize länder. Rappelons que le bourgmestre-gouverneur sortant de Berlin, Michael Müller, avait jugé vendredi qu'un score supérieur à 10% de l'AfD serait perçu dans le monde entier comme le signe d'une renaissance des nazis….

Avec 22,4%, le Parti social-démocrate (SPD) perd lui aussi plus de cinq points par rapport au dernier scrutin (28,3%), mais reste la première force parlementaire de la capitale.

Il est en outre en mesure de se passer de la CDU, avec laquelle il gouverne au niveau local comme au niveau fédéral ainsi que de de former une nouvelle coalition avec les Verts et Die Linke, qui sont respectivement crédités de 15,9 (-1,7% par rapport à 2011) et de 15,7% (+4%) des voix.

S’il est difficile de faire un lien direct avec les élections fédérales qui auront lieu dans 1 an, ce que l’on peut cependant affirmer c’est qu’il y a actuellement une réelle crise de confiance entre le peuple allemand et son gouvernement.

Si on ajoute à cela le manque de confiance du peuple envers son système bancaire et dans les conditions économiques (au sens général du terme), il est à craindre que la fin de l’année 2016 ne devrait pas nous réserver que des bonnes surprises. Le mauvais momentum dans lequel se trouve le pays depuis un peu plus d’un mois devrait donc se poursuivre.

Cette semaine

Cette semaine tous les yeux seront bien évidemment rivés sur les réunions de la réserve fédérale américain (Fed) et de la banque du Japon (BoJ). Il y aura cependant plusieurs autres données économiques intéressantes :

Aujourd’hui nous n’aurons pas grand-chose à nous mettre sous la dent mais nous surveillerons tout de même la publication du rapport mensuel de la Bundesbank et le discours d’un membre de la BCE (Mersch).

Demain, c’est les prévisions économiques de la Seco en Suisse qu’il faudra observer, tout comme des statistiques sur le marché immobilier américain.

Mercredi c’est bien évidemment la Fed qui sera à l’honneur, tout comme la BoJ.

Jeudi, il faudra surveiller l’activité de la Fed de Chicago ainsi que le discours de Mario Draghi tout comme la confiance du consommateur en zone euro.

Finalement vendredi, on prêtera attention aux PMI allemands et de la zone euro, ainsi qu’aux PMI américains.

Les indices européens devraient ouvrir en hausse dans le sillage de la stabilisation des indices américains vendredi soir et du rebond du prix du baril de pétrole suite aux supputations concernant l’organisation d’une réunion extraordinaire des membres l’OPEP (après la réunion informelle d’Alger). Cependant, gageons que la tendance devrait être assez calme avant la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) et de la banque du Japon (BoJ) de mercredi.

Tendance asiatique

SI le Nikkei est fermé ce matin pour cause de jour férié, le reste des places asiatiques ouvertes sont dans le vert. La raison principale est à mettre sur le compte de l’espoir suscité par la réunion de la Fed (les investisseurs pariant sur un statu quo) et de la BoJ (une intervention est attendu) mercredi. La hausse du prix du baril de pétrole est aussi une raison à mettre en avant.

Actualité

La Première ministre britannique Theresa May a laissé entendre qu'elle pourrait être prête à lancer les négociations officielles sur le Brexit en janvier ou février 2017, a déclaré vendredi le président du Conseil européen. Donald Tusk a évoqué pour appuyer ses dires une récente rencontre avec la chef du gouvernement britannique.

La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie sont prêtes à opposer leur veto à tout accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne qui limiterait les droits de leurs ressortissants à travailler outre-Manche, a déclaré samedi le Premier ministre slovaque Robert Fico.

La Banque centrale européenne souffre d'un conflit d'intérêt du fait de sa double responsabilité d'élaboration de la politique monétaire dans la zone euro et de supervision des banques, a déclaré dimanche Jens Weidmann, président de la Bundesbank et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, a estimé dimanche que le PIB de la France devrait croître de 1,5% en 2016, malgré un second trimestre décevant, ce qui permettra selon lui une baisse du nombre de chômeurs.

Matteo Renzi a manifesté sa mauvaise humeur ce weekend à l'égard d'une Europe qu'il juge trop timide face aux défis de l'immigration et de la croissance, deux sujets sensibles pour les Italiens, appelés à voter avant la fin de l'année. "Je ne crois pas qu'il soit juste que l'Italie fasse semblant de rien quand les choses ne s'améliorent pas", a affirmé samedi le chef du gouvernement italien lors d'une conférence à Florence (centre), en rendant compte des travaux du sommet européen à 27 vendredi à Bratislava. L'Italie n'est pas là pour servir "de feuille de vigne" pour les autres, a également lancé le président du Conseil italien, dans une allusion au couple franco-allemand, avec qui il a refusé de s'associer

La candidate démocrate à la Maison blanche Hillary Clinton est créditée de 42% des intentions de vote, contre 38% à son rival républicain Donald Trump, soit une avance de quatre points de pourcentage, selon un sondage Reuters/Ipsos. L'enquête a été réalisée entre le 9 et 15 septembre, soit pendant l'épisode de la pneumonie de l'ex-Première dame, qui l'a obligée à rester à l'écart de la campagne électorale pendant trois jours.

Standard and Poor's a ramené la note souveraine de la Hongrie en catégorie investissement, la faisant passer de "BB+" à "BBB-" en saluant une amélioration des perspectives budgétaires et de la croissance économique. S&P imite ainsi Fitch, qui avait été en mai la première des trois grandes agences a faire sortir la note du pays de la catégorie spéculative ("junk").

Standard and Poor's (S&P) a maintenu la note de la dette du Portugal à "BB+" (échelon le plus élevé de la catégorie spéculative) assortie d'une perspective "stable", estimant que le gouvernement socialiste va poursuivre "l'assainissement des comptes publics". "Nous nous attendons à ce que le gouvernement poursuive des politiques qui vont dans le sens d'un assainissement des comptes publics", contribuant notamment à "maintenir les coûts de financement (du pays) à un niveau soutenable", a indiqué S&P dans un communiqué. L'agence de notation prévoit toutefois "une décélération de la reprise économique en 2016", reflétant "un ralentissement des exportations et de l'investissement". S&P estime notamment que la croissance en 2016 ne dépassera pas 1,2%, là où le gouvernement portugais espère une hausse du PIB de 1,8%.

Standard & Poor's a réaffirmé sa note "AA+" attachée à la dette souveraine de la Finlande tout en relevant de négative à stable la perspective afférante, l'agence notation faisant le pari d'une amélioration des finances publiques à mesure d'une reprise de l'économie du pays.

La trêve en Syrie a été violée à 199 reprises depuis son entrée en vigueur lundi soir, a déclaré samedi un responsable du ministère russe de la Défense qui a accusé les Etats-Unis de ne pas respecter leurs obligations.

Les djihadistes de l'Etat islamique ont revendiqué dimanche l'attaque au couteau qui a fait neuf blessés la veille dans un centre commercial du Minnesota, dans le nord des Etats-Unis, et que le FBI a qualifié d'"acte potentiellement terroriste".

Energie / Utilities   

►               L'Union européenne compte engager des poursuites judiciaires à l'encontre de plusieurs de ses pays membres pour défaut de contrôle des règles en vigueur en matière d'émissions polluantes dans le secteur automobile, a déclaré à Reuters la commissaire à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska. L'exécutif communautaire continue de rassembler des preuves à l'encontre de certains pays membres, "pas tous mais pas un seul", avant de lancer des procédures, a-t-elle dit.

►               Moody's a placé les notes de solvabilité d'EDF sous revue, avec une possible dégradation à la clé, a annoncé l'agence d'évaluation financière, dans un communiqué publié vendredi soir. Moody's invoque l'approbation, la veille, par le gouvernement britannique, de la construction de la centrale nucléaire d'Hinkley Point C.

►               Un consortium composé de Total, de Gazprom, de Tecpetrol et de YPFB a débuté l'exploitation d'un nouveau champ de gaz naturel en Bolivie qui augmentera la production du pays d'environ 12% et garantira ses marchés en Argentine et au Brésil. Ce consortium a officiellement mis en service le champ d'Incahuasi (sud-est), doté d'une réserve estimée à 2 billions de pieds cubes, selon les autorités boliviennes.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin suite à plusieurs déclarations ce week-end- Le président vénézuélien Nicolas Maduro tout d’abord a assuré que les producteurs de pétrole, membres ou non de l'Opep, étaient "proches" d'un accord pour stabiliser les prix du brut. Ensuite, le secrétaire général de l'Opep, Mohamed Barkindo a déclaré que les membres de l'Opep pourraient organiser une réunion extraordinaire pour discuter des cours du pétrole s'ils parviennent à un consensus au cours de leur réunion informelle à Alger à la fin du mois. Il s'est déclaré optimiste sur la réunion d'Alger prévue du 26 au 28 septembre. Il avait déclaré auparavant que les discussions y seraient purement consultatives et qu'aucune décision majeure ne devrait être prise à cette occasion.

Industrie / Minières / Automobile

►               Syngenta augmente ses capacités de production sur son site de Kaisten, dans le canton d'Argovie, et investit pour cela 120 mio CHF. Vingt nouveaux emplois seront également créés, a indiqué le groupe. Le projet fait partie d'un plan global lancé en 2007 et ciblant des investissements à hauteur de 800 mio sur la période qui s'étend jusqu'à 2017.

►               Pratt & Whitney, la division moteurs d'avions du conglomérat United Technologies, a abaissé vendredi ses objectifs de livraison en raison de problèmes de production. Le groupe ne livrera plus que 150 moteurs d'avions de nouvelle génération FTF cette année, contre 200 prévus auparavant, a déclaré Greg Hayes, le directeur général d'UTX lors d'une conférence en Californie. Ces moteurs sont censés équiper les appareils A320neo de l'avionneur européen Airbus et ceux de la série C du canadien Bombardier.

►               La Fifa a choisi le cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC) pour vérifier ses comptes après le retrait de KPMG en juin

►               Les autorités iraniennes ont demandé dimanche aux Etats-Unis de lever les derniers obstacles empêchant l'exportation vers la république islamique d'avions de ligne.

►               Le responsable de la recherche et développement chez Audi, marque du groupe Volkswagen, va être suspendu dans la semaine à venir dans le cadre de l'enquête interne lancée par le constructeur allemand sur le scandale des émissions polluantes de ses moteurs diesel, rapporte dimanche Bild am Sonntag, en citant des sources.

►               ABB a décidé de conserver sa division de réseaux électriques ("Power Grids"), qui avait été placé sous revue stratégique l'an dernier, rapporte dimanche l'hebdomadaire SonntagsZeitung qui cite des sources au siège de la société. Une porte-parole du groupe suisse d'ingénierie industrielle a affirmé que toutes les options restaient à l'étude: "rien n'a changé", a-t-elle dit.

►               Schindler a conclu un accord de coopération avec Huawei, fournisseur chinois de solutions dans la technologie de l'information, pour le développement de petits composants orientés internet des objets (IoT). Ces derniers s'intégreront à des ascenseurs et des escaliers roulants, indique le groupe suisse dans un communiqué. Les détails financiers de cette collaboration ne sont pas divulgués.

►               Le 'Financial Times', révèle qu’Airbus préparerait un plan de restructuration. Le président du groupe européen Tom Enders aurait prévu de dévoiler en octobre une série de mesures de réduction des coûts, afin de compenser le dérapage de certains programmes et les pertes de l'A380. Airbus se dirige vers davantage de mutualisation des fonctions, notamment en éliminant les fonctions présentes à la fois chez l'avionneur et au sein du holding Airbus Group. Apparemment, tout a été fait pour garder ce projet secret le plus longtemps possible mais certains hauts dirigeants ont vendu la mèche au quotidien britannique des affaires. La teneur du plan n'a pas filtré. D'ailleurs il n'est même pas finalisé, même s'il se murmure que des suppressions d'emplois ne sont pas à exclure. Les représentants du personnel devraient bientôt être sollicités.

►               Georg Fischer a remporté un contrat de 77 mio EUR (84,2 mio CHF) pour la fourniture de pièces destinées à des véhicules hybrides. Le contrat, conclu auprès d'un groupe automobile français non identifié, comprend la fabrication de boîtiers de batteries en aluminium ventilés, a annoncé le groupe

Financières

►               La holding Violas Ferreira (HVF), actionnaire minoritaire de la banque portugaise BPI qui bloquait jusqu'ici une condition de l'Offre publique d'achat (OPA) de la banque CaixaBank, a annoncé dimanche qu'il ne s'opposerait plus à l'opération. L'OPA "est inévitable", a affirmé Tiago Violas Ferreira, administrateur de HVF, dans une interview diffusée dimanche par la radio Antena 1 et le site internet du Jornal de Negocios.

Informations et Technologies

►               Les opérateurs télécoms SFR, Bouygues Telecom et Iliad ont repris des contacts préliminaires au sujet d'une consolidation du secteur en France, a déclaré le PDG d'Orange, une information démentie par Bouygues et Altice, la maison mère de SFR. Stéphane Richard "a évoqué la reprise de contacts entre les opérateurs sans qu'Orange soit moteur dans ces échanges" lors d'une rencontre avec des investisseurs à Londres le 13 septembre, a rapporté un porte-parole de l'ancien monopole public.

►               Orange s'associe avec le groupe de TV payante Canal+ pour distribuer un mini-bouquet Canalsat mais a refusé la proposition de SFR de diffuser sa chaîne SFR Sport, a indiqué Stéphane Richard, PDG de l'opérateur historique, dans le Figaro daté de samedi.

►               Des actionnaires minoritaires sont en train de se rebiffer contre l'OPA simplifiée d’Altice sur SFR. Le fonds CHarity & Investment Marger Arbitrage (Cima) a envoyé un courrier à l'AMF pour se plaindre des modalités de l'offre, a appris 'Les Echos'. Il conteste notamment l'indépendance de deux actionnaires et les partis pris du cabinet Accuracy sur la valorisation, notamment en ce qu'il a écarté l'historique de cotation comme méthode d'évaluation.

►               Afin de simplifier le quotidien des agents de voyages et des voyageurs d'affaires, Amadeus intègre le leader français des centrales hôtelières, Teldar Travel, dans son interface de réservation Amadeus Hotels Plus.

►               Samsung Electronics a annoncé dimanche avoir vendu ses parts dans quatre sociétés du secteur technologique, dont le fabricant de puces américain Rambus et le japonais Sharp, pour dégager de la trésorerie et se concentrer sur son cœur de métier. Le géant sud-coréen a également vendu sa participation dans le fabricant néerlandais de semiconducteurs ASML et le producteur américain de disques durs Seagate, selon un communiqué.

Consommation

►               Unilever procède à de nouvelles suppressions d'emplois en Suisse. Le groupe va biffer 100 postes sur les 300 que compte le site de Schaffhouse. La coupe résulte du transfert des activités de logistique à Rotterdam, aux Pays-Bas.

►               Red Bull a réalisé un bénéfice record de 501 millions d'euros en 2015. Le montant est en hausse de 35% par rapport à 2014, selon le magazine économique Trend. Le groupe non coté, qui ne communique pas directement ses résultats, a vu ses ventes progresser de 6,1% à 5,96 milliards de canettes et a enregistré une hausse de 20% de son chiffre d'affaires à 3,2 milliards d'euros. Le résultat opérationnel bondit de 90% à 633,3 millions d'euros, selon Trend. Red Bull a notamment bénéficié d'un programme de réduction des coûts et de la faiblesse de l'euro, souligne le journal autrichien.

►               Charles Vögele fait l'objet d'une offre publique d'achat (OPA) de la part du groupe d'investisseurs italien Sempione Retail. Ce dernier propose un prix de 6,38 francs par action au porteur.

►               Le groupe Conforama et le groupe Casino annoncent la création d'une centrale d'achats non alimentaire commune, opérationnelle pour les négociations commerciales 2017

Pharmaceutique

►               Abbott Laboratories est en négociations avancées pour vendre sa division d'équipements médicaux spécialisés dans la chirurgie oculaire à Johnson & Johnson (J&J).

►               Novartis a fait état de résultats de phase III positifs avec le candidat BAF312 dans le traitement d'une forme déterminée de la sclérose en plaque. L'étude EXPAND a montré que la prise orale journalière de BAF312 (siponimod) réduisait nettement le risque d'aggravation de la maladie, a précisé le groupe bâlois, samedi dans un communiqué. Comparé au placebo, le risque d'aggravation de la maladie a diminué de 21% sur trois mois et l'effet a été encore meilleur sur six mois. Les patients testés étaient de sclérose en plaque SPMS (secondary progressive multiple sclerosis). L'étude a été présentée lors du congrès ECTRIMS à Londres.

►               Sanofi a annoncé avoir lancé une action en justice aux Etats-Unis contre Merck Sharp & Dohme Corp (groupe Merck & Co ) pour "contrefaçon" afin de défendre les brevets de ses médicaments Lantus et Lantus Solostar.


 

 
 



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