La Morning note de Mirabaud Securities

mercredi, 14.09.2016

La Morning note de Mirabaud Securities se focalisera sur la production industrielle en zone euro. Les statistiques des importations/exportations aux Etats-Unis devraient aussi apporter de la volatilité.

John F. Plassard

Les indices américains ont fortement reculé hier soir, pénalisés par les valeurs de l'énergie et par le secteur bancaire. Les bons indicateurs chinois (croissance industrielle en août à son rythme le plus soutenu depuis cinq mois) et la progression de l’action Apple de près de 2.5% (annonce par les Sprint et T-Mobile US d'un nombre soutenu de précommandes pour l'iPhone 7) n’ont pas réussi à soutenir la tendance.

Le secteur énergétique a été pénalisé par les prévisions de surplus de brut pour 2017 de l’agence internationale de l’énergie (AIE) qui ont fait plonger le prix du baril de pétrole de près de 3%.

Le secteur bancaire a évolué au gré des anticipations d’une hausse de taux d’intérêt en septembre. Les investisseurs ont effectivement revu en baisse, de 21% à 15%, la probabilité de hausse des taux dès la réunion de septembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

Rappelons que si aucun autre responsable de la Fed n'interviendra avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire (FOMC) prévue les 20 et 21 septembre, c’est bien les chiffres de l’inflation de vendredi qui pourraient inverser la tendance au tout dernier moment.

C’est le segment des petites capitalisations (Small caps) qui a le plus souffert hier soir.

Pour les férus de statistiques signalons que c’est la première fois depuis 53 ans qu’après n’avoir pas varié de plus d’un pourcent le S&P500 a connu trois séances de suite de variation de plus de 1%....

Le dollar a connu sa plus forte hausse journalière depuis 3 mois. La conséquence directe a été un effondrement du cours des matières premières (or et argent en tête).

Les taux longs américains (10 ans et 30 ans) ont fortement progressé.

Finalement, signalons que les volumes ont continué d’être soutenus sur Wall-Street tout comme lors de la baisse de vendredi.

Statistiques américaines

Il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de statistiques économiques hier aux Etats-Unis, nous avons cependant relevé l’information suivante :

  • Forte hausse du déficit

Le budget fédéral américain a accusé au mois d'août un déficit de 107 milliards de dollars, en hausse de 66% sur un an. Ce chiffre est proche des attentes du consensus, qui attendait un déficit à 108 milliards de dollars après 64 milliards de dollars en août 2015.

Les recettes budgétaires se sont élevées le mois dernier à 231 milliards de dollars alors que les dépenses atteignaient 338 milliards.

Depuis le début de l'exercice budgétaire, le 1er octobre, le déficit atteint 621 milliards de dollars, en hausse de 17% par rapport au déficit de 530 milliards de la même période de l'an dernier.

Pour l'ensemble de l'exercice 2016, le déficit budgétaire des Etats-Unis devrait atteindre 590 milliards de dollars, selon les récentes projections du Bureau du Budget du Congrès (CBO), qui datent du mois d'août et ont été révisées en hausse par rapport à celles de mars.

La question taboue qu’on a le droit de se poser

Nous n’avons pas pour habitude de commenter les rumeurs et encore moins les supputations concernant l’état de santé de telle ou telle personne. Cependant les derniers évènements en provenance des Etats-Unis nous force à nous poser la question qui pourrait avoir un impact politique et économique important :

Et si Hillary Clinton devait abandonner la campagne électorale avant les élections de novembre ?

Aucune obligation de transparence

Le très sérieux New York Times a mené une étude sur l’état de santé des présidents américains en affirmant en préambule qu’il n’y avait aucune obligation légale pour un président américain (et encore moins un candidat à la présidence) de publier son bulletin de santé.

Un historique de grands malades

Franklin Roosevelt se déplaçait en fauteuil roulant et ne pouvait tenir debout que grâce à une attelle métallique cachée sous son pantalon, pourtant les médias avaient respecté son désir de ne pas être montré dans son fauteuil.

Le cas le plus patent et le plus caché a été celui de John F. Kennedy. Il avait un état de santé très problématiqueet prenait beaucoup de médicaments, mais tout cela était gardé secret.

Le cas le plus similaire à la situation actuelle (si l’un ou l’autre candidat devait se retirer) pourrait être le sénateur Thomas Eagleton, colistier du candidat démocrate George McGovern en 1972. Ce dernier s’était effectivement retiré de la course en août, trois mois avant le scrutin, quand on a appris qu'il souffrait de problèmes psychiatriques, un fait qu'il avait tenu secret. McGovern l'a alors remplacé par Sargent Shriver, qui a perdu face à Nixon.

L’après Reagan

Le New York Times rappelle que la publication d’un bulletin de santé, volontaire et variable, semble s’être imposée après la présidence de Ronald Reagan.

En 1980, à 69 ans, M. Reagan était le plus vieux président jamais élu. Il a révélé après son retrait de la vie politique qu’il était atteint d’Alzheimer, ce qui en avait amené certains à se demander si la maladie avait commencé ses ravages alors qu’il était encore en poste.

Le sujet est revenu à l’ordre du jour en 2008 lorsque John McCain, alors âgé de 71 ans, avait convoité la présidence. Barack Obama avait rendu publique une note de son médecin le disant en bonne santé. Pour répliquer, M.McCain avait donné accès à son dossier médical de plus de 1100 pages.

La pratique n’est pas seulement américaine

La France n’est pas en reste de la publication subjective des bulletins de santé des présidents. Les cas les plus récents des présidents Pompidou et Mitterrand (on évoque aussi le cas de Jacques Chirac), tous deux atteints en cours de mandat d'un cancer incurable et invalidant dont ils sont décédés, l'un avant le terme de son mandat (Pompidou en 1974), l'autre quelques mois après (Mitterrand en 1996).

Bien qu'il semble que tous deux aient gardé leurs facultés intellectuelles jusqu'au bout, on sait que l'un et l'autre ont sérieusement ralenti leurs activités, ce qui laisse entière la question de savoir s'ils étaient aptes à l'exercice de leurs fonctions.

Deux partis, deux méthodes

Comme il est de coutume, chaque parti politique américain a ses propres règles en matière de « remplacement ».

  • Le parti démocrate

Le Parti démocrate stipule qu'« une réunion spéciale pour pourvoir le poste vacant devrait se tenir à l'appel du président du parti ». La décision sera prise à la majorité des votes des 447 membres de la direction du parti (DNC) présents. Le parti pourrait choisir le candidat qui lui semble le plus apte à remplacer la candidate.

  • Le parti républicain

Si le candidat républicain devait se retirer de la course, les responsables du parti (RNC) peuvent, selon la règle 9, convoquer une réunion des membres de la direction qui choisiront un remplaçant, ou re-convoquer une convention nationale.

Qui pour remplacer Hillary Clinton

Dans le cas extrême où Hillary Clinton ne devait pas allez au bout de la campagne, plusieurs choix s’offriraient au parti démocrate américain (dans l’ordre des plus probables) :

  • Time Kaine, actuel colistier
  • Joe Biden, actuel vice-président
  • Bernie Sanders, le dernier adversaire lors des primaires
  • Chelsea Clinton, fille de Hillary et de Bill (une tradition veut qu’un membre de la même famille prenne le relais. Bill Clinton ne pouvant être réélu, c’est donc leur fille qui aurait cet honneur).

Précision importante, il faudrait qu'Hillary Clinton renonce d'elle-même à la présidentielle. Nul ne peut la déclarer inéligible ou incapable de poursuivre sa campagne.

Qui pour remplacer Donald Trump

En cas de départ prématuré de Donald Trump, on imagine que le choix le plus évident pour le parti républicain serait le président de la Chambre des représentants Paul Ryan. Viendrait ensuite Ted Cruz et Marco Rubio.

Réaction des marchés

En cas de désistement de dernière minute de l’un ou l’autre des candidats, il est fort probable que les indices connaissent une réaction négative. La réaction devrait être cependant plus importante en cas de retrait d’Hillary Clinton car c’est elle qui est actuellement en tête des sondages.

On imagine que dans les deux cas le dollar devrait baisser (face à un panier de devise) et que les 10 ans américains (comme les 30 ans) devraient être fortement sous pression dans un premier temps.

Conclusion

Vouloir se prononcer sur le fait de savoir si un président de la République, diminué par la maladie, est apte ou non à exercer ses fonctions se heurte à une réalité pratique difficile à surmonter. Cela suppose en premier lieu d'apprécier quelles sont les exigences minimales de la fonction, ce qui est totalement subjectif, ensuite, d'imaginer qui est susceptible de donner l'alerte dans l'entourage puisque l'on sait que le médecin personnel du président est lié par le secret, y compris après le décès du président.

Nous nous garderons donc de parier sur l’état de santé de l’un ou l’autre des candidats mais force est de constater qu’un désistement aurait un impact sur les indices boursiers.

La BCE prête à intervenir ?

Face à l’imminence ( ??) d’un mouvement de la banque centrale européenne (BCE), les allemands commencent à montrer leur mécontentement.

Sabine Lautenschlaeger, l'une des deux personnalités allemandes au sein du conseil des 25 gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) s'est en effet alarmée d'une possible modification des caractéristiques du programme de rachats d'obligations (QE) de 1,7 milliard d'euros mis en œuvre par l’institution européenne.

Ces commentaires prennent place suite à l’annonce la semaine passée par le président de la BCE, Mario Draghi, que les membres de l'institution évalueraient les options pour ce programme de 80 milliards d'euros par mois afin de s'assurer de son bon déroulement.

La responsable allemande a estimé que les banquiers centraux devraient privilégier la patience et attendre d'abord que les mesures de relance existantes portent leurs fruits.

Elle ne voit pas de raison à l'heure actuelle pour modifier les éléments de conception essentiels du programme de rachats d'actions.

Elle a également rejeté l'éventualité d'une nouvelle baisse des taux, même si elle considère qu'une action de ce type reste possible en dépit du fait que les taux de la BCE soient déjà inférieurs à zéro.

La Grèce tente le tour de passe-passe

Pour calmer les dernières tensions avec ses créanciers, le gouvernement grec a prévu de dégager un excédent budgétaire primaire de 0,8% cette année, tout en ajoutant que la Banque centrale européenne (BCE) soutenait les efforts d'Athènes visant à réduire l'objectif d'excédent primaire au-delà de 2018, pour l'instant fixé à 3,5% du PIB.

Le hic c’est que la Banque centrale européenne (BCE) a rapidement démenti apporter son soutien au principe d'une réduction de l'objectif budgétaire de la Grèce après 2018 !!

La croissance de l'économie grecque devrait atteindre 2,5% en 2017, un chiffre inférieur à celui de 2,7% prévu par les bailleurs de fonds internationaux, a-t-il ajouté.

Pour 2017, le gouvernement prévoit une croissance de 2,5%, principalement grâce à l'investissement étranger... à condition que les privatisations se déroulent comme prévu. Ce que l’on doute cependant….

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est la production industrielle en zone euro qu’il faudra surveiller de près. Les statistiques des importations/exportations aux Etats-Unis devraient aussi apporter de la volatilité.

Les indices européens devraient ouvrir sans tendance ce matin dans le sillage de la correction des indices américains hier soir. Les rumeurs d’accentuation imminente de la politique de taux négatif par la banque du Japon (BoJ) ainsi que la tentative de rebond du prix du baril de pétrole pourraient inverser la tendance sous peu.

Tendance asiatique

La Banque du Japon (BoJ) serait sur le point de craquer ! À en croire le journal bien informé le Nikkei, l’institution japonaise pourrait examiner lors de la prochaine réunion de son comité monétaire une accentuation de sa politique de taux négatif, tout en tentant d'en minimiser les quelques effets secondaires négatifs, Sans citer de source, le journal indique que la BoJ va faire de la politique des taux d'intérêt la pièce maîtresse de son action monétaire, l'assouplissement par l'achat d'actifs montrant ses limites. La BoJ étudierait la possibilité d'en baisser davantage le niveau, qui est actuellement à -0,1%. Si cela n’a pas réellement d’effets sur les indices asiatiques qui sont en légère baisse ce matin, une telle annonce pourrait bouleverser les habitudes des banques centrales et peut-être leur donner des idées. Le Yen est tout de même en baisse ce matin face au dollar après la publication d’une production industrielle qui a diminué de 0,4% en juillet sur un mois (et non stagné), après avoir rebondi de 2,3% en juin, selon les données révisées.

En Chine finalement, signalons que l'ancien chef du Bureau national de la statistique a été emprisonné pour des soupçons de corruption….

Actualité

Le Portugal "est revenu sous le feu des projecteurs", a mis en garde l'agence de notation Moody's, tout en jugeant que le risque d'un nouveau plan de sauvetage restait "faible". "Le Portugal est revenu sous le feu des projecteurs ces derniers mois en raison des craintes portant sur la croissance et la politique budgétaire", estime l'analyste de Moody's, Kathrin Muehlbronner, dans un communiqué. "L'incertitude concernant le coût de la recapitalisation" de la banque publique Caixa geral de depositos, qui pourrait dépasser 5 milliards d'euros, dont 2,7 milliards injectés directement par l'Etat, est une autre source d'inquiétude citée par l'agence de notation. En revanche, le risque que le pays ait besoin d'un nouveau plan de sauvetage financier, après celui accordé en 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), est "faible", a-t-elle ajouté.

Le procureur général de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, a ouvert une enquête sur la fondation de Donald Trump pour s'assurer qu'elle respecte les critères de fonctionnement des organisations caritatives dans cet Etat, rapporte Politico.

Les Etats-Unis et Israël ont réglé les derniers détails d'un accord portant sur le versement d'une aide militaire américaine record d'au moins 38 milliards de dollars sur 10 ans et le texte pourrait être signé dès aujourd’hui, ont déclaré à Reuters des sources proches des négociations.

Odysseas Boudouris, secrétaire général grec à la migration, a démissionné, après avoir jugé que les équipements pour répondre à la crise migratoire dans son pays était inefficaces, a annoncé dans un communiqué le cabinet du Premier ministre Alexis Tsipras. "Les installations ne sont pas régulées. Des nouveaux employés arrivent (...) et personne n'est là pour leur dire quelle est leur mission", a affirmé le secrétaire général, responsable de ma réception et de l'identification des migrants, sur la station de radio Vima FM.

Les forces du gouvernement non reconnu de Libye se sont emparées du dernier des quatre terminaux du Croissant pétrolier, le gouvernement d'union nationale (GNA) soutenu par l'ONU perdant ainsi le contrôle de ces installations cruciales pour l'économie libyenne.

Energie / Utilities   

►               La compagnie nationale pétrolière libyenne, la NOC (National Oil Corporation), a annoncé qu'elle allait immédiatement entreprendre le nécessaire pour relancer les exportations à partir des terminaux pétroliers dont se sont emparés au cours du week-end les forces du général Khalifa Haftar.

►               La CFE-CGC a maintenu son appel à la grève pour protester contre la fermeture de Fessenheim, alors que le comité central d'entreprise d'EDF (CCE) est convoqué unilatéralement pour être informé du projet ce jour-là.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie dans le sillage de la baisse du dollar.

Industrie / Minières / Automobile

►               Airbus a inauguré en Roumanie une nouvelle usine où il construira l'hélicoptère H215, un investissement de 50 millions d'euros qui, de l'avis du président François Hollande, s'inscrit dans les initiatives de coopération européenne dans le secteur de la défense. Le chef de l'Etat français, en visite officielle en Roumanie, a assuré que les nouveaux emplois du site de Ghimbav en créeraient d'autres en France et en Allemagne.

►               Le trafic de Paris Aéroport est en baisse de 1,6 % en août 2016 par rapport au mois d'août 2015. Le groupe a compté 9,5 millions de passagers accueillis, dont 6,5 millions à Paris-Charles de Gaulle (- 2,4 %) et 3,0 millions à Paris-Orly (+ 0,3 %). Le trafic international (hors Europe) est en recul de - 2,5 % du fait de la baisse sur les faisceaux en Asie-Pacifique (- 11,5 %), Moyen-Orient (- 5,5 %) et Amérique du Nord (- 1,8 %). Le trafic est stable (0,0 %) sur le faisceau Afrique et en croissance sur les faisceaux DOM-COM (+ 3,5 %) et Amérique Latine (+ 2,3 %). Le trafic Europe (hors France) est en baisse de - 0,3 % et le trafic France est en recul de - 2,5 %.

►               Le gouvernement brésilien a lancé un vaste programme de privatisations sur lequel il entend s'appuyer pour relancer l'investissement. Brasilia a prévu de céder d'ici mars des licences d'exploitation pour les aéroports de Porto Alegre, Salvador, Florianópolis et Fortaleza. Il entend également concéder courant 2017 des droits d'exploitation des routes fédérales dans le Centre-Ouest et dans le Sud.

►               Bayer devrait annoncer aujourd’hui l'acquisition de Monsanto pour plus de 66 milliards de dollars, ce qui serait la plus grosse opération de l'année dans le secteur des fusions-acquisitions, a-t-on appris auprès de personnes proches du dossier.

►               Clariant rachète deux sociétés américaines dans le domaine de la chimie pour les champs pétrolifères. Les transactions doivent permettre au groupe bâlois d'accroître son chiffre d'affaires de quelque 200 millions de dollars par an.

►               Air liquide a choisi de financer l'acquisition d'Airgas via une augmentation de capital pour conserver une marge de manœuvre et financer d'éventuelles acquisitions de petite et moyenne taille, a déclaré le PDG du groupe de gaz pour la santé et l'industrie dans une interview au journal Les Echos.

Financières

►               Les quatre petites banques italiennes que les pouvoirs publics tentent de vendre après les avoir sauvées de la faillite ont fait état d'une perte brute cumulée de 134 millions d'euros au premier semestre. L'Etat italien a relancé le mois dernier l'appel d'offres pour la reprise des actifs sains de ces quatre banques après le rejet de trois offres fermes soumises en juillet. Banca Marche, Banca Etruria, CariChieti et CariFerrara ont reçu au total 3,5 milliards d'euros apportés par d'autres établissements bancaires avec le soutien d'un fonds de garantie public, afin de couvrir leurs pertes passées et de renforcer leurs fonds propres à hauteur de 1,8 milliard. La valeur globale des quatre banques a déjà été dépréciée à 1,4 milliard d'euros en raison du coût de leur restructuration mais les offres soumises pour leur reprise devraient être nettement inférieures à ce montant.

►               J.P. Morgan Chase a ravi en séance à Wells Fargo le titre de première banque américaine en termes de capitalisation boursière.

Informations et Technologies

►               L'Autorité de la concurrence pourrait infliger jusqu'à 500 millions d'euros d'amende à Numericable pour avoir pris le contrôle de SFR avant d'avoir l'autorisation de le faire, selon le site internet des Echos.

►               Gemalto annonce son soutien à Cathay United Bank, une des principales banques à Taïwan, dans la sécurisation de ces services bancaires en ligne. La Ezio Mobilesuite de Gemalto assure aux clients de CUB un accès en tout sécurité à leurs services bancaires en ligne à partir de leurs ordinateurs, tablettes ou smartphones, en utilisant leurs téléphones portables comme un dispositif d'authentification

►               Portugal Telecom a écopé d'une amende de 1,25 million de dollars aux Etats-Unis pour avoir dissimulé la nature et les risques de ses investissements dans le conglomérat Espirito Santo.

Consommation

►               Richemont a enregistré des ventes en baisse de 13% en monnaies locales et de 14% en EUR sur les cinq premiers mois de son exercice décalé 2016/2017, clos au 31 août, par rapport à la même période l'an dernier. Le groupe s'attend à un bénéfice amputé de 45% pour l'ensemble du premier semestre, précise-t-il un communiqué. Les résultats sont inférieurs aux prévisions du consensus. Ce dernier s'attendait à des recettes en baisse de 10% en monnaies locales et de 12% en euro. Dans l'horlogerie, qui comprend entre autres les marques Vacheron Constantin, Baume & Mercier, Jaeger-LeCoultre, Piaget, Lange & Söhne et IWC, les ventes ont décliné de 19%, soit 18% en monnaies locales (ML). Dans la joaillerie, incluant les marques Cartier et Van Cleef & Arpels, le chiffre d'affaires a chuté de 16%, soit une baisse de 15% hors effets de change. Toutes les zones géographiques ont enregistré des ventes en forte baisse. Les deux régions où le recul a été le plus marqué sont l'Europe (-18% en ML) et le Japon (-25% en ML). Le Moyen-Orient accuse un repli de 10% et l'Asie-Pacifique de 9% (ML). La chute est moins marquée dans la région Amériques (-6%). Le groupe s'attend à ce que l'environnement de marché ne s'améliore pas à court terme. Le bénéfice opérationnel devrait reculer de 45% au premier semestre, notamment à cause des coûts exceptionnels liés à la restructuration, qui avoisinent 65 mio EUR.

Pharmaceutique

►               Ipsen a annoncé que la Commission européenne avait accordé l'autorisation de mise sur le marché pour Cabometyx comprimés (cabozantinib) pour le traitement du cancer du rein avancé de l'adulte, que le Cabometyx avait amélioré la survie globale dans l'essai randomisé de phase 3, que l'autorisation va permettre la mise sur le marché dans les 28 états membres de l'union, en Norvège et en Islande.


 

 
 



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