La morning note de Mirabaud Securities

mardi, 20.09.2016

La Morning note de Mirabaud Securities se focalisera sur des statistiques sur le marché immobilier américain.

John F. Plassard

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont dans le vert à la veille de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) et de la banque du Japon (BoJ). Les deux réunions prenant place en même temps, ce qui est assez rare pour le noter. Rappelons que depuis 2009 nous martelons que le plus grand risque pour les marchés boursiers est une erreur de politique monétaire. C’est dire si le risque est important ce qui oblige à redoubler de prudence ces 36 prochaines heures.

Si nous préparons une page spéciale sur l’intervention de la Fed demain pour notre Morning EU, nous nous consacrons à la réunion de la BoJ cet après-midi car la surprise pourrait bien venir du pays du soleil levant.

En effet, il est des plus vraisemblable que l’institution japonaise annonce une nouvelle batterie de mesures pour relancer son inflation et sa vigueur économique perdue. Songez seulement : La croissance nipponne est aujourd’hui au même niveau qu’en 1986. Son inflation ? Elle n’a pas évolué depuis 30 ans non plus. La question est donc une nouvelle fois : Comment relancer la dynamique économique du pays ? Si la réponse pourrait bien être (selon le journal le Nikkei et vraisemblablement les membres de la BoJ) des taux d’intérêt encore plus négatifs, il semble que le plan d’assouplissement quantitatif (3 années consécutives de rachats d’actifs) soit désormais relégué au placard. On ne peut en effet nier que le choc prévu par la BoJ en 2013 n’a pas eu les effets escomptés puisque l’institution japonaise a reporté à plusieurs reprises la date à laquelle l'inflation devait atteindre son objectif de 2%.

La taille de l’assouplissement pourrait donc ne pas être augmentée et on pourrait même assister à un abandon progressif des obligations à longue échéance. Il faudra donc tout faire pour l’on ne connaisse pas un tsunami sur les marchés obligataires.

Si l’on comprend bien que l’enjeu d’une potentielle nouvelle baisse du taux des dépôts au jour le jour (ramené à -0,1% en janvier dernier) est de faire repartir l’activité économique (à travers un regain de la consommation) et l’inflation, l'évolution du yen serait aussi déterminante dans ce choix. Cependant, force est de constater que depuis la mise en place de la dernière baisse des taux, la devise japonaise a pris le chemin inverse en s’appréciant de près de 18% face au dollar. Le yen contre tout attente pourrait donc une nouvelle fois être plus vigoureux et prendre de cours le consensus en allant une nouvelle fois tester les 100 (face au dollar).

Une autre possibilité pour la BoJ serait de tenter de pentifier à nouveau la courbe des rendements obligataires en réduisant les rendements à court et moyen termes (ceux qui ont le plus d'influence sur les coûts d'emprunt des entreprises) tout en remontant les taux très-longs considérés comme étant beaucoup trop bas. Mais le résultat n’est jamais garanti.

Le dernier défit du gouverneur de la banque centrale, Haruhiko Kuroda, sera aussi de tenter de fédérer tous les membres qui semblent de plus ne plus être sur la même longueur d’onde. Bref, l’exercice sera de haute voltige et devrait déterminer la tendance des marchés.


Les indices américains ont fini sans aucune tendance hier soir à 2 jours de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed).

La tendance fut maintenue à flot par un très important mouvement de rachats de postions vendeuses (short squeeze) notamment sur le segment des valeurs de moyenne capitalisation (mid-caps).

Les cours du pétrole quant à eux ont fini en légère hausse hier à New York, soutenus par la perspective d'un accord entre pays producteurs sur la limitation de l'offre lors de la réunion de l’Opep du 27 septembre et des doutes sur la capacité de la Libye à relancer ses exportations à la suite d'une reprise des combats pour le contrôle du pétrolier libyen.

En termes sectoriels les valeurs de l'énergie ont figuré parmi les plus fortes hausses avec les valeurs financières, qui avaient été durement sanctionnées la semaine dernière.

A l'inverse, les valeurs des télécommunications, de la technologie et de la santé ont entraîné les indices à la baisse.

Signalons que la tendance a notamment été perturbée par une rumeur concernant l’explosion d’un (nouvel) iPhone7 précipitant le cours de l’action Apple (et les indices) en territoire négatif.

Le dollar a faibli suite à l’anticipation qu’une hausse des taux d’intérêt américains était définitivement à remettre à plus tard.

Le marché obligataire finalement a légèrement reculé.

Statistiques américaines

Il y avait hier une seule statistique économique aux Etats-Unis et elle concernant l’immobilier américain :

  • Forte progression de l’indice NAHB

L'indice du marché immobilier américain de la NAHB pour le mois de septembre 2016 est ressorti à 65, contre 60 de consensus de place et 59 pour le mois antérieur. La statistique n’avait jamais été aussi élevée depuis sa création en octobre 2005 ! (Si on exclut le même chiffre atteint en octobre 2015).

Les flux

Vous le savez, nous sommes assez attachés à relater la variation des flux publiée chaque semaine par la Bank of America Merrill Lynch.

On a appris que les investisseurs avaient retiré leur argent de toutes les grandes classes d’actifs lors de la semaine du 14 septembre. Dans le détail, les actions ont enregistré une décollecte de 1,1 milliard de dollars (soit la première en 3 semaines).

Plus inquiétant, les fonds spécialisés dans les actions européennes ont connu leur 32ème semaine consécutive de fuite de capitaux (-2,5 milliards). Les actions américaines quant à elles ont enregistré une décollecte de 1,7 milliard de dollars. En revanche, les fonds actions japonaises et émergentes ont attiré respectivement 2,5 milliards et 700 millions de dollars.

Concernant les fonds obligataires, ils ont affiché une décollecte de 600 millions de dollars en raison en particulier du high yield (-3,5 milliards de dollars). Il s'agit pour ce dernier de sa plus importante décollecte depuis janvier 2016 et la première en six semaines.

Enfin, les fonds matières premières ont enregistré 800 millions de dollars de sorties nettes, les plus importantes depuis le début de l'année

Nos craintes se précisent

Vous n’êtes pas sans savoir que nous émettons des réserves depuis plusieurs semaines concernant un ralentissement de l’économie allemande. Aujourd’hui, nos craintes ont été confirmées par la Bundesbank.

Cette dernière a en effet affirmé que la croissance de l'économie allemande pourrait avoir ralenti au troisième trimestre se traduisant en partie par la détérioration marquée du sentiment des chefs d'entreprise.

L’institution allemande affirme que les indicateurs économiques du début du trimestre ont été très faibles (la production industrielle allemande a subi en juillet sa chute la plus marquée depuis 23 mois et les exportations leur plus forte baisse depuis près d'un an), pour cause de faible demande manufacturière étrangère.

Rappelons que lors des dernières prévisions, la Bundesbank avait évoqué une croissance correspondant à une poussée cyclique sous-jacente solide. Si elle estime néanmoins que la tendance de fond devrait rester forte grâce à des fondamentaux favorables, on peut imaginer qu’elle pourrait s’inverser ces prochains mois.

Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) allemand avait augmenté de 0,4%, après +0,7% sur les trois premiers mois de l'année.

Le gouvernement allemand prévoit depuis la semaine passée une croissance de 1,7% sur l'ensemble de cette année et de 1,5% en 2017. Les chiffres vont être durs à tenir.

Y a-t-il un problème sur l’immobilier chinois ?

Si on savait qu’il ne fallait surtout pas perdre de vue le shadow banking, l’inflation et la vigueur économique en Chine, il ne fallait surtout pas oublier l’évolution des prix de l’immobilier.

En effet, il semble qu’il y ait un phénomène assez inquiétant qui soit actuellement en train de se produire.

On vient d’apprendre que les prix immobiliers dans les 70 plus grandes villes chinoises avaient augmenté de 9,2% en août par rapport au même mois de 2015 ce qui représente sa plus forte progression depuis janvier 2014. En juillet, les prix avaient progressé de 7,9% sur un an.

Par rapport au mois précédent, la situation est encore plus critique. Les prix immobiliers ont effectivement progressé de 1,2%, en accélération par rapport à la hausse mensuelle de 0,8% enregistrée en juillet.

C’est la plus forte progression jamais enregistrée depuis que Bloomberg a commencé à publier cette statistique en janvier 2000.

En détails, Les prix ont bondi de 43,8% dans la ville côtière de Xiamen, ou encore de 40,3% à Hefei, dans l'intérieur du pays, soit les deux plus fortes progressions sur un an.

À Shanghai et à Pékin, les prix ont progressé respectivement de 31,2%, et de 23,5%.

Si la progression du marché immobilier a été l’un des moteurs de la croissance chinoise au premier semestre 2016, il convient de s’inquiéter aujourd’hui quant à la soutenabilité de cette progression.

Si les autorités chinoises (locales et gouvernementales) tentent de renforcer les restrictions sur les achats immobiliers, on ne peut plus exclure aujourd’hui la formation d’une bulle spéculative. Ce d’autant plus que les prêts hypothécaires sont en constantes progression (par rapport au reste des prêts)….

Aujourd’hui

Aujourd’hui il faudra observer, tout comme hier des statistiques sur le marché immobilier américain.

Les marchés européens devraient ouvrir sans tendance ce matin dans l’attente de la réunion de la Banque du Japon (BoJ) de demain qui devrait certainement apporter un peu plus « d’excitation » que la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) de demain soir.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent logiquement sans aucune tendance ce matin dans l’attente de la réunion des deux grandes banques centrales américaines et japonaises. Les devises sont aussi de marbre. Si nous aurons l’occasion d’analyser les annonces de la BoJ, force est de constater que la thématique des taux négatifs va être de nouveau sur le devant de la scène.

Actualité

L'économie suisse devrait poursuivre sur la voie de la reprise. Les experts de la Confédération tablent sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% en 2016 et une accélération à 1,8% en 2017. Le groupe d'experts revoit légèrement à la hausse sa précédente estimation de croissance pour l'année 2016 qui était de 1,4%. En revanche, il maintient le reste de ses dernières prévisions, a indiqué le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Après le tassement de la croissance du PIB en 2015, à 0,8%, la Suisse devrait renouer avec une croissance robuste et évoluer au même rythme que l'Allemagne et la zone euro, selon les experts.

La Première ministre britannique Theresa May devait rencontrer à New York des dirigeants de Wall Street (notamment Goldman Sachs) pour discuter des conséquences du "Brexit", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

Les autorités de régulation européennes doivent appeler les banques à réduire le montant de leur créances douteuses, qui freinent la reprise en zone euro, a déclaré Yves Mersch, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).

Kim Jong-un, a supervisé l'essai terrestre d'un nouveau moteur de fusée destiné à lancer des satellites, ont annoncé les médias d'Etat du régime

Energie / Utilities   

►               Le PDG de Siemens, Joe Kaeser, s'est déclaré méfiant concernant les perspectives du groupe l'an prochain, notamment en raison d'incertitudes géopolitiques qui pèsent sur les décisions d'investissement. "Nous adoptons une approche très prudente pour 2017", a souligné Joe Kaeser dans un entretien. Le dirigeant a ajouté que le groupe avait réalisé une bonne performance sur l'exercice fiscal 2016, qui se termine le 30 septembre, mais qu'"une nouvelle partie se jouait en 2017". Selon lui, l'accroissement des incertitudes sur le plan géopolitique "rend délicate l'évaluation des risques en matière d'investissement".

►               EDF Energies Nouvelles a des ambitions sur le marché indien de l'énergie. Le patron d'EDF Energies Nouvelles, Antoine Cahuzac, a évoqué 2 milliards de dollars de projets en portefeuille dans un entretien accordé au quotidien local des affaires 'Economic Times'. Le dirigeant a classé l'Inde parmi les pays à fort potentiel en énergies renouvelables pour sa société, au même titre que la Turquie, la Chine, le Brésil, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis. Les ambitions de la filiale d'EDF vont aussi bien au photovoltaïque qu'à l'éolien en passant par l'hydroélectrique.

►               Petrobras doit annoncer aujourd’hui ses objectifs quinquennaux, qui devrait inclure une réduction des investissements et de nouvelles ventes d'actifs.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole évolue en légère baisse ce matin, dans l’attente de la réunion de la Fed qui devrait apporter beaucoup de volatilité au dollar (et donc à l’or noir en définitive).

Industrie / Minières / Automobile

►               Wendel a annoncé la signature d'un accord avec Rockwood Private Equity et des actionnaires minoritaires, en vue d'acquérir Tsebo Solutions Group, une société africaine de services aux entreprises, pour une valeur d'entreprise de 5,25 milliards de rands, soit 331 millions d'euros environ.

►               Airbus Group "réfléchit" à un programme de réduction de ses coûts, sans exclure des suppressions d'effectifs, après les revers de l'avion de transport militaire A400M et de son super-jumbo l'A380.

►               La Chine pourrait annoncer dès cette semaine la création du deuxième groupe mondial d'acier, derrière ArcerlorMittal, en regroupant deux de ses plus gros producteurs, ont rapporté les médias chinois. Le numéro deux chinois, Baosteel, basé à Shanghai, va absorber son concurrent Wuhan Iron and Steel Group, dont le siège est à Wuhan (centre), selon China Business News, qui précise que le gouvernement chinois s'apprête à donner son feu vert définitif à la fusion.

►               Solvay a décidé d'augmenter ses capacités de production de matériaux composites, en s'appuyant sur une installation de production de résine à la pointe et une usine modernisée en Allemagne, pour répondre à la demande croissante en matériaux allégés de ses clients de l'industrie aéronautique et ainsi leur garantir des produits et des services de premier ordre pour des pièces telles que les aubes de turbines de moteurs.

►               CGG dispose désormais de 38.000 km2 d'images sismiques haut de gamme réalisées dans le cadre de son projet multi-clients Encontrado, qui couvre la ceinture géologique plissée de Perdido dans la région du Golfe du Mexique. Les données sont ainsi disponibles en amont de la prochaine mise aux enchères de blocs en décembre au Mexique, conformément aux engagements pris avec l`industrie et la commission mexicaine des hydrocarbures (CNH). La livraison des données finales d`imagerie est prévue pour l`été 2017.

Financières

►               Société Générale a annoncé la nomination de Sadia Ricke en tant que responsable pays au Royaume Uni. Egalement responsable de la division relations clients et banque d'investissement dans le pays, elle prendra ses fonctions à compter du 1er janvier 2017 et deviendra alors membre du comité de direction du groupe.

Informations et Technologies

►               Twitter a assoupli la règle limitant les tweets à 140 caractères en annonçant que les photos et vidéos ne seraient plus comptabilisées dans la taille des messages.

►               Intel a annoncé la nomination de Bob Swan au poste de directeur financier, mettant fin à des mois de spéculation sur l'identité du successeur de Stacy Smith. Bob Swan a été le directeur financier d'eBay durant neuf ans. Il a notamment travaillé sur la scission entre le groupe de commerce en ligne et sa filiale de paiement PayPal, une opération intervenue l'an dernier.

►               La Commission européenne n'a pas cédé à un parti pris anti-américain en imposant une pénalité de 13 milliards d'euros à Apple, a affirmé la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager.

►               Schaffner a confirmé ses objectifs de croissance organique, escomptant une hausse annuelle de plus de 5% du chiffre d'affaires à 180 mio CHF sur l'exercice 2015/2016 clos fin septembre. En raison des coûts de restructuration, le bénéfice net et le résultat brut d'exploitation risquent d'être largement en dessous de l'année précédente, a précisé le groupe. La marge opérationnelle est attendu à 8%, conformément au plan stratégique 2020. L'entreprise jugeant difficile de prévoir les acquisitions dans l'environnement de marché actuel, leur impact potentiel a été laissé de côté par les objectifs stratégiques.

Consommation

►               Desigual renforce son Conseil d'administration en nommant Bernardo Hernández, un expert du secteur des technologies de l'information et de la communication. Avec cette nomination, l'entreprise donne un nouvel élan à sa transformation digitale. L'une des priorités actuelles de Desigual est d'embrasser totalement la nouvelle réalité numérique pour mieux comprendre et s'adapter aux attentes et aux besoins de ses clients en s'appuyant sur une approche omnicanale.

►               Unilever a annoncé le rachat de la marque américaine Seventh Generation, qui propose à la vente des produits d'hygiène domestique et personnelle présentés comme respectueux de l'environnement et sans produits chimiques inutiles.

►               Bell avale son concurrent zurichois Geiser, spécialisé dans l'approvisionnement de restaurants, pour un montant non dévoilé. Basée à Schlieren, la société emploie quelque 120 collaborateurs et génère un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 45 mio CHF, précise un communiqué

►               Wal-Mart a confirmé qu'il avait bouclé le rachat du distributeur sur internet Jet.com pour 3,3 milliards de dollars. Le PDG du géant américain, Doug McMillon, en a fait l'annonce sur son compte Instagram

Pharmaceutique

►               Virbac a abaissé son objectif annuel de croissance organique, en raison notamment de situations de marché compliquées aux Etats-Unis et au Chili, mais son bénéfice net s'est considérablement amélioré au premier semestre. Le groupe prévoit dorénavant une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 4,5% et 6,5% cette année, contre 7% précédemment, selon un communiqué. En cause, une "concurrence accrue" aux Etats-Unis sur sa gamme d'antiparasitaires pour chiens Sentinel, essentiellement causée par le laboratoire américain Eli Lilly qui "mène une politique de prix très agressive", a expliqué le président du directoire de Virbac, Eric Marée, lors d'une conférence téléphonique.


 

 
 



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