La morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mercredi, 21.09.2016

La Morning note de Mirabaud Securities se focalisera bien évidemment sur la Fed qui sera à l’honneur après la conférence de presse de la BoJ.

John F. Plassard

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en légère hausse avant la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) qui aura lieu à 20h00. La hausse du jour est à mettre sur le compte de des conclusions de la réunion de la banque du Japon (BoJ) qui a surpris les investisseurs sur plusieurs points :

Les taux d’intérêt négatifs

La BoJ n’a pas baissé ses taux en territoire encore plus négatif alors que le journal normalement bien informé le Nikkei l’avait annoncé la semaine passée. Dans l’attente des Minutes de la Boj qui seront publiées le mois prochain, on peut penser que les membres de l’institution japonaise n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur ce point.

C’est un message très fort pour toutes les autres banques centrales car il suggère que les taux négatifs ne peuvent être la (seule) clé de voute d’une politique monétaire.

Le QE n’est pas mort !

Alors que certaines rumeurs voulaient que l’assouplissement quantitatif de la BoJ passe au second plan, c’est le contraire qui est arrivé. Le gouverneur Haruhiko Kuroda a effectivement déclaré que la banque centrale japonaise disposait encore de marges de manœuvre pour assouplir davantage une politique monétaire déjà très accommodante, ajoutant qu'elle n'hésiterait pas à le faire si cela s'avérait nécessaire.

La flexibilité est bonne pour les banques

La banque centrale a abandonné son objectif de base monétaire, instaurant à la place un contrôle de la courbe des taux, en vertu duquel elle achètera des obligations d'Etat à long terme pour maintenir les rendements à 10 ans à leur niveau actuel, proche de zéro. La BoJ considère que la baisse des taux d'intérêts réels est fortement souhaitable pour l'économie nipponne. Conséquence directe, une courbe des rendements plus marquée va logiquement profiter au secteur financier.

Réactions de marché

En termes de réactions de marché, comme on pouvait le prévoir, le Yen, après avoir connu une baisse de près de 1% face au dollar, est revenu en territoire négatif et les 10 ans japonais est repassé brièvement en territoire positif pour la première fois depuis mars 2016.

En conclusion on peut donc dire que la BoJ a surpris les investisseurs en changeant radicalement le cadre de sa politique monétaire alors que l’on la pensait acculée à abaisser ses taux en territoire encore plus négatif ou à faire appel à la fameuse monnaie Hélicoptère. C’est donc une bonne nouvelle soit qui pourrait donner des idées à d’autres banques centrales dont la Banque centrale européenne (BCE) qui est confrontée à des problèmes du même ordre (manque d’inflation entre autres).

Place à la réserve fédérale américaine qui, nous l’espérons, apportera aussi de bonnes nouvelles aux investisseurs.


Les indices américains ont clôturé sans tendance hier soir à la veille de la réunion de la banque du Japon (BoJ) et de la réserve fédérale américaine (Fed). Les investisseurs n’ont pas voulu prendre de paris risqués avant de potentielles fortes turbulences sur les marchés financiers.

La tendance n’a pas été impactée par de mauvaises statiques économiques américaines (mises en chantier).

Le secteur de l’énergie a cependant le grand perdant de la journée (malgré la légère hausse du prix du baril de pétrole) après les révélations du Wall Street Journal sur le fait que la Securities and Exchange Commission (SEC) enquêterait sur la manière dont le pétrolier a valorisé ses actifs à la suite de la chute des cours pétroliers.

Parmi les secteurs qui ont signé les plus fortes hausses figure l'industrie pharmaceutique, tirée par l'annonce du rachat de Tobira Therapeutics par Allergan.

Le segment des petites capitalisations a perdu ce qu’elle avait gagné la veille.

Le dollar a fini en légère hausse, tout comme le rendement des bons du Trésor.

La Réserve fédérale américaine (Fed)

La réserve fédérale américaine (Fed) se réunira ce soir pour l’une des plus importantes réunions monétaires de ces dernières années. Pas seulement parce qu’elle intervient à près de deux mois de la prochaine élection présidentielle américaine, mais aussi parce qu’elle intervient alors que certaines statistiques économiques montrent que nous ne sommes plus très loin des deux mandats de la Fed.

Analyse des arguments pour et contre une hausse des taux d’intérêt directeurs américains ce soir :

  • Les arguments pour

Si le consensus ne parie pas du tout sur une hausse des taux ce soir (cf. argument contre) force est de constater que les arguments en faveur d’une hausse sont importants car ils font directement référence aux deux mandats de la Fed :

Le plein emploi

Les créations de postes non-agricoles pour le mois d'août 2016 aux États-Unis se sont établies au nombre de 151.000, sur les trois derniers mois, le gain moyen a donc été de 232.000 emplois.

Le taux de chômage quant à lui est resté inchangé à 4.9% et demeure depuis octobre 2015 à 5% ou en-dessous.

La stabilité des prix

Le taux d'inflation de base ou "core CPI", qui exclut la variation des prix de l'énergie et des produits alimentaires, a augmenté sur un an de 2,3% à fin août contre 2,2% un mois plus tôt.

C’est le chiffre le plus élevé depuis 2008 et le 10ème mois d’affilée au-dessus du mandat de la Fed (2%). Sur un mois, la progression a été de 0,3% le mois dernier, sa plus forte progression mensuelle depuis février, après +0,1% sur un an.

Si le CPI n'a quant à lui pas dépassé 1,6% depuis mars 2016, le taux d’inflation de base suggèrent cependant une montée régulière de l'inflation susceptible de justifier un mouvement sur les taux d'intérêt.

Rappelons en comparaison que l’inflation core en zone euro végète en dessous de 1% depuis mi-2014.

La volatilité

On sait pertinemment que la Fed observe de très près la volatilité des marchés. Si on exclut la poussée de fièvre la semaine passée, force est de constater que la volatilité a rarement été aussi basse (la volatilité du marché obligataire américaine est par exemple au plus bas depuis la fin 2014). Le stress (ou la peur) n’est donc pas un facteur qui viendrait perturber les données économiques.

Ne pas manquer la « fenêtre »

On se souvient que plusieurs membres de la Fed avaient déclaré en août 2015 que l’institution américaine dirigée par Janet Yellen avait clairement « manqué » une fenêtre en mai 2015 en ne montant pas ses taux d’intérêt alors que tous les éléments économiques étaient bien présents. Si on relit les déclarations de la présidente lors de la dernière réunion de Jackson Hole, on constate que la Fed serait proche de ses mandats: “in light of the continued solid performance of the labor market and our outlook for economic activity and inflation, I believe the case for an increase in the federal funds rate has strengthened in recent months”.

En tentant d’être trop prudente, la Fed risque d’être en retard sur le cycle économique (Behind the curve) et donc d’impacter négativement la poursuite de la renaissance de la vigueur économique du pays.

Il ne faut pas que la Fed perde sa crédibilité

Rappelons que l’une des plus importantes craintes de la Fed depuis le début de la normalisation de l’économie américaine en décembre 2015 est que les investisseurs commencent à se demander si la Réserve fédérale n’a pas eu tort de monter ses taux d’intérêt. Si tel devait être le cas, la crédibilité de l’institution américain serait largement mise à mal. Ce que sait pertinemment Janet Yellen.

  • Les arguments contre

Le consensus

 

Historiquement, 90% de toutes les hausses de taux étaient prévues (pricées) à au moins 70%, ce qui n’est en tout cas pas le cas aujourd’hui. En montant les taux d’intérêt, la présidente Janet Yellen prend donc le risque de choquer (brusquer) les marchés, ce qu’elle ne souhaite en tout cas pas faire.

Les investisseurs évaluent aujourd’hui à 15% la probabilité d'une hausse des taux ce soir, probabilité qui passe à 60% pour une hausse en décembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

Les données économiques américaines

Si l’on exclut les deux mandats principaux de la Fed (plein emploi et stabilité des prix), force est de constater que les dernières données économiques aux Etats-Unis ont été plus que mitigées depuis le début du mois: PMI / ISM manufacturiers en dessous du mois précédent et des attentes, commandes industrielles en-dessous des attentes, ventes au détail en dessous du mois précédent et des attentes, production industrielle en dessous du mois précédent et des attentes et sentiment du l’Université du Michigan en forte baisse.

Signalons ici que selon les dernières projections de la Fed d’Atlanta (GDP Now) publiées hier soir, la croissance du 3ème trimestre devrait être de 2.9% seulement, ne parvenant donc pas à combler les mauvaises prestations du premier semestre.

Les données économiques mondiales

Au vue de la faiblesse de la conjoncture mondiale, la poursuite de la reprise économique américaine n'est en tout cas pas garantie.

On songe notamment et en premier lieu à la décélération de l’économie chinoise, mais aussi à la stagnation en zone euro et au Japon.

L’effet secondaire du Brexit n’est pas encore jugé à sa juste « valeur ».

Le timing

Si nous sommes tout à fait d’accord que le Fed est une institution indépendante, nous constatons que la proximité des élections présidentielles américaines peut jouer un rôle dans la décision.

On imagine en effet que Janet Yellen ne prendrait pas le risque de brusquer les marchés à 2 mois d’un rendez-vous crucial pour l’avenir politique et économique du pays.

Ce d’autant plus que les deux candidats au poste suprême ne partagent pas du tout la même vision de la politique monétaire de la Fed.

Réaction de marché

Ne nous voilons pas la face, le statu quo de la Fed est largement anticipé par les marchés (actions et obligations) et les devises. C’est donc le discours de la présidente qu’il faudra surveiller de près tout comme l’évolution des fameux Dot Plots.

Et à ce sujet, il est fort probable qu’elle ne ferme pas la porte à une hausse de taux en fin d’année (décembre).

Si tel devait être le cas, on pourrait donc assister à l’association peu consensuelle d’un statu quo et d’une hausse (ou une relative stabilité) du dollar.

Les secteurs qui ont tout dernièrement été impactés par les anticipations d’une stabilité des taux d’intérêt pourraient aussi reprendre du poil de la bête.

On songe notamment aux banques, automobiles, immobilier, biens d'équipement et pharmaceutique.

Finalement, les matières premières devraient évoluer dans le sens du dollar. En particulier le prix du baril de pétrole.

Statistiques américaines

Une fois n’est pas coutume, c’est des statistiques concernant l’immobilier qui étaient à l’honneur hier.

  • Forte baisse des mises en chantier et des permis de construire

Les mises en chantier ont reculé de 5,8% en données annualisées et corrigées des variations saisonnières le mois dernier à 1.142.000, après 1.212.000 en juillet.

Le consensus prévoyait une diminution moins prononcée autour de 1.186.000. Les permis de construire ont parallèlement baissé de 0,4% à 1.139.000, après 1.144.000 et alors que les analystes escomptaient une progression autour de 1.160.000.

Un indicateur avancé ?

Les sociétés américaines rachètent moins de leurs actions. C’est un fait.

Selon les données FactSet, les entreprises de l'indice S&P 500 ont au total racheté 125,1 milliards de dollars d'actions au deuxième trimestre, ce qui constitue une baisse de 6,8% par rapport à la même période un an plus tôt. C’est le montant trimestriel le plus faible depuis trois ans.

Le nombre de sociétés qui ont racheté des titres s'est élevé à 350, contre 380 l'an dernier, le plus faible total depuis les 337 du quatrième trimestre 2010.

En dépit du ralentissement au deuxième trimestre, 20% des entreprises du S&P 500 ont réduit de plus de 5% leurs nombres d'actions en circulation au cours de l'année écoulée, selon FactSet toujours.

Serait-ce un soutien de moins pour les indices actions ?

Effondrement des investissements dans le secteur pétrolier

Ce n’est un scoop pour personne, mais les chiffres font froid dans le dos. Le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo a effectivement affirmé que les investissements dans le secteur pétrolier s'effondraient, en raison de la baisse des prix du brut, ce qui représente une menace pour l'avenir.

Selon ses données, les investissements dans l'exploration pétrolière auraient diminué de 26% en 2015 et une baisse supplémentaire de 22% serait attendue cette année.

Pour renverser cette tendance, le processus de rééquilibrage du marché devrait être accéléré. Ce dernier pense que la prochaine réunion informelle (prévue le 27 septembre à Alger) de l’Opep en serait l'occasion.

Producteurs et consommateurs de pétrole devraient se retrouver tous ensemble pour répondre à ces défis majeurs qui représentent une menace (pour l'avenir). Il a estimé que pour répondre à une demande de quelque 94 millions de barils consommés chaque jour dans le monde aujourd'hui, il faudra des investissements massifs, de l'ordre de quelque 10’000 milliards de dollars d'ici 2040.

Il a aussi souligné que le pétrole resterait encore pour longtemps la composante largement majoritaire avec le gaz de la consommation d'énergie. L'importance sans cesse croissante des stocks pétroliers dans le monde doit également être prise en compte pour rééquilibrer le marché.

Il a conclu que les pays de l'OCDE ont vu passer la moyenne sur cinq ans de leurs stocks pétroliers de -85 millions de barils fin 2013 à plus de 340 millions aujourd'hui.

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est bien évidemment la Fed qui sera à l’honneur après la conférence de presse de la BoJ.

Les indices européens devraient ouvrir en hausse ce matin dans sillage de l’évolution du Nikkei suite à la décision ce matin de la BoJ de laisser ses taux inchangés mais de créer un nouvel objectif à 10 ans et de poursuivre son programme d'assouplissement quantitatif tant que l'inflation ne dépasserait pas 2%. Les investisseurs devraient cependant être nerveux dans l’attente de la réunion de la Fed ce soir.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en hausse ce matin dans le sillage de la décision de la Banque du Japon (BoJ) de ne pas avoir décidé de baisser une nouvelle fois ses taux d’intérêt. Les indices asiatiques ont aussi apprécié le fait que l’institution japonaise a annoncé la création d’un objectif de taux à 10 ans pour lutter contre la déflation. Cette mesure n’était pas attendue. La BoJ s’est aussi engagée à poursuivre son programme d’assouplissement quantitatif, Finalement, la banque du Japon a indiqué qu'elle pourrait réduire davantage le taux des dépôts afin de renforcer l'assouplissement monétaire. Parmi les mesures possibles, elle envisage également d'augmenter la masse monétaire.

Ces déclarations ont eu comme effet d’affaiblir le Yen (pour combien de temps ?) face au dollar. Nous attendrons cependant la conférence de presse du président de la BoJ avant de tirer de conclusions hâtives. La première impression est cependant bonne et nous saluons ce changement de cap sans forcément avoir recours à des taux encore plus bas.

Signalons par ailleurs que l’on apprit que les exportations japonaises avaient reculé de 9,6% en août par rapport au même mois de 2015, poursuivant un onzième mois de repli suite à la faiblesse de la demande extérieure. Le consensus prévoyait une baisse de 4,8%. En juillet, les exportations avaient diminué de 14,0%. Les importations ont reculé de leur côté de 17,3%, en ligne avec les attentes (17,8%). La balance commerciale a accusé en août un déficit de 18,7 milliards de yens (164 millions d'euros) alors que le consensus donnait un excédent de 202,3 milliards, après trois mois d'excédent commercial.

Actualité

La méfiance de l'opinion publique à l'égard des échanges internationaux est inquiétante et risque de peser sur la croissance, prévient l'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE). "Actuellement, les gens voient plutôt le côté négatif de la mondialisation que le positif", a expliqué Peter Praet lors d'un entretien accordé à L'Opinion.

Deux bombardiers supersoniques B1-B américains ont de nouveau survolé la Corée du Sud et l'un d'eux s'est posé sur une base aérienne au sud de Séoul, a constaté un journaliste de Reuters.

Energie / Utilities   

►               ExxonMobil fait l'objet d'une enquête du gendarme de la Bourse américain, qui s'intéresse à la façon dont le groupe valorise ses gisements pétroliers dans un environnement de prix bas et d'intensification de la lutte contre le réchauffement climatique, rapporte le Wall Street Journal. L'autorité des marchés financiers examine de près les pratiques comptables de la compagnie pétrolière, également dans le collimateur du Procureur général de New York Eric Schneiderman.

►               Eni a reporté la cession prévue pour trois milliards de d'euros de son réseau de distribution de gaz et d'électricité en Italie, a-t-on appris de plusieurs sources proches du dossier, l'incertitude politique liée au référendum constitutionnel prévu d'ici la fin de l'année ayant bloqué plusieurs opérations importantes dans le pays.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie. Cependant si aucune raison apparente n’est à mettre en avant, gageons que la séance devrait être volatile ces prochaines heures dans l’attente de la réunion de la Fed.

Signalons qu’un pétrolier a appareillé avec 776’000 barils pour l'Italie depuis le port libyen de Ras Lanouf pour la première fois depuis fin 2014, lorsque des combats ont éclaté pour le contrôle de terminaux du Croissant pétrolier

Industrie / Minières / Automobile

►               FedEx a annoncé une hausse de son bénéfice net au premier trimestre, grâce à la croissance de ses revenus des divisions express, fret et transport terrestre. Le groupe a fait état d'un bénéfice net sur trois mois clos au 31 août de 715 millions de dollars, soit 2,65 dollars par action, contre 692 millions (2,42 dollars) un an auparavant. Les analystes anticipaient un bénéfice par action de 2,81 dollars. L'action, qui a fléchi dans un premier temps, gagnait finalement plus de 1% en après-Bourse.

►               Le président exécutif d'Airbus Group Tom Enders prévoit d'achever l'intégration du premier groupe aérospatial européen en supprimant les fonctions qui se chevauchent et en nommant Fabrice Brégier directeur des opérations (chief operating officer, COO) de l'ensemble du groupe, a appris Reuters, de sources proches du dossier.

►               Rupert Stadler, le patron d'Audi, a été interrogé dans le cadre de l'enquête sur le scandale des tests d'émissions polluantes, a déclaré à la presse Matthias Müller, le président du directoire de Volkswagen

►               LafargeHolcim a annoncé la conclusion d'un partenariat avec la startup française xTreeE, spécialisée dans le développement de systèmes d'impression 3D à grande échelle. Dans un communiqué, le cimentier franco-suisse indique que cette technologie permet de "créer des structures à géométrie complexe, à des coûts raisonnables et dans des délais de fabrication plus rapides que les techniques traditionnelles".

►               Technip a annoncé, envisager de supprimer des emplois dans ses activités britanniques en mer du nord, que le nombre d'emplois supprimés s'élèverait à 130 sur un effectif total de 600 et que cette décision résulte des conditions difficiles de l'industrie du pétrole et du gaz.

Financières

►               Trois candidats se détachent pour l'achat de Pioneer, filiale de gestion d'actifs d'UniCredit, une opération qui pourrait représenter autour de trois milliards d'euros, ont dit des sources proches du dossier

►               Zurich Insurance Group poursuit sa transformation. L'assureur lance, en date du 1er octobre, son unité "Commercial Insurance", a-t-il indiqué dans un communiqué. La nouvelle unité sera dirigée par le canadien James Shea, qui fait également son entrée au sein de la direction groupe.

►               Vontobel a annoncé la finalisation du rachat du gestionnaire de fortune Vescore. La transaction a ainsi pu être conclue avant le délai initialement prévu, s'est félicité l'établissement zurichois dans un communiqué. L'acquisition de la filiale du groupe Raiffeisen a été financée intégralement par des fonds propres

Informations et Technologies

►               Microsoft a annoncé une hausse de 8% de son dividende trimestriel et la mise en place d'un nouveau plan de rachat d'actions d'un montant pouvant aller jusqu'à 40 milliards de dollars. Le dividende a été porté de 36 à 39 cents par action et sera payable le 8 décembre, a indiqué la firme de Redmond dans un communiqué. Le nouveau programme de rachat d'actions sera pour sa part sans limitation de durée et pourra être interrompu à tout moment, a précisé Microsoft. L'éditeur de logiciels a réaffirmé qu'il était en bonne voie pour compléter son actuel programme de rachat d'actions de 40 milliards de dollars d'ici le 31 décembre 2016.

►               AT&T a annoncé avoir réussi à développer une technologie qui permettrait un accès ultra rapide à internet et pourrait servir de standard à la prochaine génération de réseaux mobile 5G. Cette technologie, qui est encore en phase expérimentale dans un laboratoire du groupe, utilisera les courants porteurs et sera ainsi plus facile à déployer que la fibre optique, affirme le groupe américain dans un communiqué. Elle permettrait de baisser considérablement le coût d'accès à l'internet à très haut débit sans fil, assure encore AT&T. Son débit pourrait aller jusqu'à "plusieurs gigabits", contre seulement 300 mégabits maximum par exemple actuellement pour la 4G.

►               Le régulateur des télécoms, l'Arcep, a annoncé avoir prononcé des amendes à l'encontre des opérateurs Orange et SFR en raison du non-respect de leurs obligations en matière de couverture de zones à faible population. Le numéro deux des télécoms, SFR, écope de la sanction la plus lourde, 380.000 euros, tandis que l'opérateur historique Orange devra régler la somme de 27.000 euros.

►               Adobe a publié des résultats trimestriels dans le haut de sa fourchette de prévisions et supérieurs aux attentes de Wall Street. Le groupe a bénéficié d'une demande croissante pour les médias digitaux. Le cours de Bourse progressait de 3,2% dans les échanges après la clôture de Wall Street, le directeur financier du groupe, Mark Garrett, ayant indiqué dans un communiqué qu'il s'attendait à "un autre record" pour le trimestre en cours. Sur le trimestre écoulé, Adobe a publié un bénéfice de 270,8 millions de dollars, contre 174,5 millions un an auparavant. Le bénéfice par action est passé de 34 à 54 cents. Hors exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 75 cents, contre 54 cents un an plus tôt. Le consensus tablait sur un bénéfice par action ajusté de 72 cents, tandis qu'Oracle visait une fourchette de 69 à 75 cents. Le chiffre d'affaires a progressé de 20%, à 1,46 milliard de dollars, alors que les analystes l'attendaient à 1,45 milliard et qu'Oracle anticipait un chiffre compris entre 1,42 milliard et 1,47 milliard.

►               Valeo et Gemalto annoncent leur collaboration pour transformer le smartphone en clé de voiture sécurisée

Consommation

►               Inditex a annoncé une hausse de 8,8% de son bénéfice net au deuxième trimestre, grâce à sa stratégie fondée sur un renouvellement aisé des stocks et des livraisons rapides, qui a soutenu le chiffre d'affaires. Le premier groupe mondial de prêt-à-porter en termes de chiffre d'affaires a dégagé un bénéfice net de 702 millions d'euros lors du trimestre qui s'est terminé le 31 juillet, contre 645 millions d'euros à la période correspondante de 2015. Le chiffre d'affaires est ressorti en hausse de 11%, à 5,59 milliards d'euros, contre 5,05 milliards d'euros. Le consensus tablait sur un bénéfice net de 691 millions d'euros et un chiffre d'affaires de 5,57 milliards d'euros.

Pharmaceutique

►               La Food and Drug Administration (FDA) accorde le statut de « Fast Track » à Viaskin® Milk, le premier traitement épicutané de l'allergie aux protéines de lait de vache, développé par DBV Technologies.


 

 
 



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