L'horloger genevois Raymond Weil mise toujours sur les Etats-Unis

mercredi, 19.09.2018

La marque indépendante de milieu de gamme affiche une solide performance outre-Atlantique, "après deux années compliquées et sur un marché qui connaît un bouleversement sans précédent de sa structure de distribution".

Elie Bernheim. Les Etats-Unis représentent plus de 30% du chiffre d'affaires, contre 20% pour l'Asie. Dans cette partie du monde, "le marché se reprend un peu, mais je ne parlerais pas de rebond. Il est très clair que l'industrie ne revivra plus le boom qu'elle y a connu". (Keystone)

L'horloger genevois Raymond Weil, qui réalise une grande partie de ses ventes aux Etats-Unis, continue de miser sur ce marché sur lequel il est bien implanté. Le directeur général Elie Bernheim parie cependant aussi sur internet qui a, selon lui, bouleversé les modes de distribution dans le secteur.
"Le plus important pour nous reste l'évolution aux Etats-Unis, qui sont notre principal débouché, et là-bas la situation est positive", a indiqué M. Bernheim dans un entretien à l'édition de septembre du magazine Watch Around.
Marque indépendante située dans la milieu de gamme (1500 et 2000 francs), Raymond Weil affiche une solide performance outre-Atlantique, "après deux années compliquées et sur un marché qui connaît un bouleversement sans précédent de sa structure de distribution."
Les Etats-Unis représentent aujourd'hui plus de 30% du chiffre d'affaires de la société, contre 20% pour l'Asie. Dans cette partie du monde, "le marché se reprend un peu, mais je ne parlerais pas de rebond. Il est très clair que l'industrie ne revivra plus le boom qu'elle y a connu", a estimé le patron.
Raymond Weil, qui indique vendre près de 150.000 montres par an, compte une quinzaine de boutiques en Asie et au Moyen-Orient, contre environ 400 points de vente répartis sur l'ensemble des Etats-Unis.
Pour Elie Bernheim, les Etats-Unis restent donc un "axe prioritaire" de développement, car "il est illusoire de vouloir être fort partout dans le contexte actuel".
L'autre aspect important concerne les ventes en ligne. Raymond Weil a ouvert son propre site internet aux Etats-Unis où il vend en direct. "il y a encore deux ans cela représentait 3% de nos ventes, aujourd'hui nous sommes presque à 10%."
L'année 2018 devrait donc se solder par une croissance "si rien ne vient perturber la stabilité géopolitique mondiale", a estimé le responsable.
Revenant sur les aléas du salon horloger de Bâle, dont Swatch a décidé de se retirer, Raymond Weil a affirmé ne pas être sûr de participer à la prochaine édition. "En considérant le retour sur investissement et le coût astronomique de la présence à Bâle, je me pose beaucoup des questions. (...) A l'heure qu'il est, je réserve ma décision", a fait savoir M. Bernheim.(ats)






 
 

AGEFI



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