Bell investit dans la viande cultivée

mardi, 17.07.2018

Le groupe bâlois a acquis une participation dans la start-up néerlandaise Mosa Meat, leader mondiale de la viande bovine cultivée. Bell annonce également un recul de son résultat opérationnel.

La start-up a développé une technologie qui permet de produire de la viande de boeuf en laboratoire directement à partir de cellules animales.

Bell Food Group a acquis une participation de 2 millions d’euros dans le cadre du dernier tour de financement de Mosa Meat. Cette société néerlandaise est le leader mondial de la viande bovine synthétique, indique Bell dans un communiqué. La start-up a développé une technologie qui permet de produire de la viande de boeuf en laboratoire directement à partir de cellules animales, plutôt qu'en élevant des animaux.

Concrètement, la première étape consiste à prélever des cellules dans les muscles d'un animal. Les cellules sont ensuite placées dans un milieu contenant des nutriments et des facteurs de croissance produits naturellement, explique Bell. Toujours selon le groupe bâlois, un seul échantillon prélevé sur une vache permet de produire 800 millions de brins de tissus musculaire, suffisamment pour produire 9000 kilos de viande. 

Commercialisée en 2021

Mosa Meat assure le financement de la prochaine période de recherche jusqu’en 2021 grâce à l’apport de fonds de Bell Food Group et d’autres investisseurs. L’entreprise espère être alors en mesure de mettre en vente de la viande bovine cultivée.

Selon les calculs de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la demande mondiale de viande augmentera de 70% d’ici 2050. A elles seules, les méthodes de production actuelles ne permettront pas de couvrir durablement une telle progression, indique l'entreprise bâloise. 

Résultat en baisse

Bell devrait voir son résultat avant intérêts et impôts (Ebit) au premier semestre réduit de près de 10 millions de francs par rapport à la même période en 2017 en raison de "la situation dynamique de marché en Suisse et en Autriche".

En Suisse, la croissance du groupe a été réalisée essentiellement dans les assortiments et les canaux de vente les moins rentables, avance Bell pour expliquer le recul de la rentabilité opérationnelle.

A l'international, les ventes de volaille ont été grevées pendant les six premiers mois de l'année par la hausse du prix des aliments pour animaux, qui n'ont pu être répercutés sur les prix finaux que de manière partielle et différée.

Afin de contrer le recul des bénéfices, des mesures ont été prises en Suisse comme en Autriche. La société bâloise s'engage à fournir plus de détails lors la publication de ses résultats semestriels le 16 août. (SG avec AWP)






 
 

AGEFI




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