Credit Suisse voit son bénéfice net s'envoler

vendredi, 28.07.2017

La grande banque a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de 303 millions de francs, soit un bond de 78% sur un an.

La grande banque a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de 303 millions de francs, soit un bond de 78% sur un an.

Credit Suisse a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de 303 mio CHF, soit un bond de 78% sur un an. La grande banque a livré une performance proche des prévisions moyennes des analystes. Aucune perspective chiffrée n'a été fournie.

"Notre programme global de réduction des coûts est en bonne voie pour parvenir à moins de 18,5 mrd CHF de coûts en 2017, après (avoir) enregistré 9,1 mrd CHF de coûts au 1er semestre 2017", a indiqué le directeur général (CEO) Tidjane Thiam, cité dans le communiqué.

La banque aux deux voiles, désormais à mi-parcours dans l'exécution du plan stratégique, a confirmé l'objectif de réduction de la base de coûts sous 17 mrd CHF fin 2018. L'effectif total a été réduit de 410 personnes sur trois mois à 46'230 employés.
D'avril à juin, le produit d'exploitation s'est fixé à 5,21 mrd CHF, en hausse de 2% sur un an. La croissance des revenus s'est révélée forte dans la gestion de fortune, a précisé M. Thiam.

Les charges d'exploitation ont été allégées de 8% à 4,54 mrd CHF. Le bénéfice avant impôts a été pratiquement triplé à 582 mio CHF, tandis que le ratio coûts/revenus a été amélioré de 9,5 points de pourcentage à 87,2%.

Ces chiffres s'inscrivent peu ou prou dans le cadre des prévisions du consensus AWP, qui s'attendait à de recettes de 5,24 mrd et un bénéfice net de 309 mio CHF. Les charges sont légèrement meilleures que la moyenne de 4,74 mrd attendue et le bénéfice avant impôt dépasse clairement celle fixée à 428 mio CHF.

La division Global Markets (GM), en plein coeur de la restructuration, a réalisé une performance meilleure que prévu, avec un bénéfice avant impôts de 257 mio CHF, ce qui représente une envolée de 67%. Toutes les autres divisions ont également dépassé les attentes, aux exceptions notables de l'autre unité de banque d'affaires Investment Banking & Capital Markets (IBCM), la division Corporate Center et la banque de défaisance (SRU).

LA BANQUE UNIVERSELLE COMME LOCOMOTIVE

Les deux dernières citées ont dégagé des pertes avant impôts. Les progrès réalisés dans la liquidation de la SRU ont été un autre contributeur clé à la permanence semestrielle, affirme M. Thiam.

La banque universelle suisse (SUB), que Credit Suisse envisageait de coter partiellement avant d'abandonner l'idée, est demeurée l'une des locomotives durant la période sous revue. Cette unité a vu son bénéfice avant impôts bondir de 11% à 502 mio CHF.
Le développement s'avère réjouissant pour la division de gestion de fortune International Wealth Management (IWM), qui augmenté son bénéfice avant impôts de moitié. En revanche, l'homologue Asia Pacific (Apac) a vu ses recettes et son résultat baisser.
La masse sous gestion a stagné (+0,2%) à 1307,3 mrd CHF. Les afflux nets d'argent ont atteint 12,1 mrd, contre 24,4 mrd au premier trimestre.
En termes de capitalisation, le ratio de fonds propres durs (CET1, pleinement appliqué) a avancé de 1,6 point de pourcentage à 13,3%. Le ratio de levier s'est fixé à 5,2%, en hausse de 1,9 point.

Les provisions nettes pour risques juridiques ont atteint 76 mio CHF au deuxième trimestre. L'autre géant du Paradeplatz a légèrement réduit ses actifs pondérés aux risques par rapport au trois premiers mois de l'année, les portant à 259,34 mrd CHF (-2%).
La banque reste vague quant aux perspectives pour le reste de l'année. À l'échelle macro-économique, elle estime que "les perspectives de croissance s'améliorent dans de nombreuses régions où nous opérons". L'établissement anticipe des influences saisonnières normales au troisième trimestre, mais affirme que le portefeuille va rester solide pour le reste de l'année.(awp)


 

 
 

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