La garde à vue de Carlos Ghosn prolongée de 10 jours

mercredi, 21.11.2018

Arrêté lundi au Japon, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, va rester en garde à vue 10 jours supplémentaires au Japon.

Carlos Ghosn avait été arrêté lundi à Tokyo sur des soupçons de malversations. (Keystone)

Le tribunal de Tokyo a approuvé la prolongation de la garde à vue de Carlos Ghosn pour 10 jours supplémentaires dès mercredi, selon des médias japonais. Arrêté lundi, le directeur général de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors devrait rester incarcéré jusqu'au 30 novembre

M. Ghosn avait été arrêté lundi à Tokyo sur des soupçons de malversations. Contactés mercredi par l'AFP, le tribunal et le bureau du procureur ont indiqué ne pas commenter ce type de décision sur un cas particulier.

>> Lire aussi: Carlos Ghosn arrêté à Tokyo et lâché par Nissan

Le parquet reproche au Franco-libano-brésilien d'avoir "conspiré pour minimiser sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015", en déclarant une somme totale de 4,9 milliards de yens (environ 37 millions d'euros) au lieu de près de 10 milliards de yens. Un de ses collaborateurs, Greg Kelly, interpellé simultanément, a également vu sa durée de détention étendue, toujours selon les médias.

Un tandem Lagayette-Bolloré pour l'intérim de Carlos Ghosn 

Le conseil d'administration de Renault a confié mardi soir "à titre provisoire" la direction exécutive du groupe à Thierry Bolloré, numéro deux du groupe automobile. Il disposera des "mêmes pouvoirs" que Carlos Ghosn, actuellement en garde à vue au Japon.

"M. Ghosn, temporairement empêché, demeure Président-Directeur général", a souligné dans un communiqué le constructeur automobile français à l'issue d'une réunion extraordinaire de son conseil d'administration, convoquée après l'arrestation de M. Ghosn, soupçonné de malversations.

Auparavant mardi, le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, avait demandé à Renault, dont l'Etat détient 15%, de mettre immédiatement en place cet intérim puisque "M. Ghosn est aujourd'hui empêché de diriger l'entreprise".

Le conseil d'administration de Nissan se prononcera, lui, sur le limogeage de son président jeudi matin. Mitsubishi Motors (MMC) entend également le "démettre rapidement". (ats)






 
 

AGEFI



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