Le yen et le franc grimpent sous l'effet de l'épidémie de coronavirus

lundi, 27.01.2020

La devise chinoise, tout comme le franc, affichent un regain de vigueur en raison des craintes liées au coronavirus.

Vers 10h50, le yen prenait 0,36% face au billet vert, à 108,88 yens pour un dollar. (Keystone)

Le yen, et dans une moindre mesure le franc suisse, progressaient lundi face aux autres principales devises, portés par les inquiétudes entourant le virus chinois.

Vers 10h50, le yen prenait 0,36% face au billet vert, à 108,88 yens pour un dollar, tandis que le franc gagnait 0,14% à 0,9703 franc pour un dollar.

"Le regain de vigueur du yen a été alimenté par les peurs grandissantes d'une potentielle perturbation du nouveau virus sur l'économie mondiale", a expliqué Lee Hardman, analyste pour ActivTrades.

>> Lire aussi: Swatch et Richemont malmenés par les craintes liées au coronavirus

Les devises japonaise et suisse sont traditionnellement considérées comme des valeurs refuges vers lesquelles se ruent les investisseurs en période d'incertitude.

"Le Financial Times a rapporté lundi que les dirigeants chinois s'attendent à un choc sur la croissance économique au premier trimestre car (le virus) pèse sur la consommation et les voyages pendant la période du Nouvel an et menace d'affecter le secteur manufacturier", a ajouté M. Hardman.

Lundi, la Chine a prolongé de trois jours la période de congés des festivités, tandis que le nombre de victimes a bondi à 80 morts et que 2744 cas ont été confirmés dans le pays.

Par ailleurs, cette semaine sera marquée par les réunions de deux grandes banques centrales, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d'Angleterre (BoE).

Les décisions prises à cette occasion seront annoncées respectivement mercredi et jeudi.

Concernant la Fed, Hussein Sayed, analyste pour FXTM, anticipe "très peu de changement dans les projections économiques" et un maintien des taux.

En revanche, pour la BoE, le marché hésite entre une baisse ou un maintien des taux, après des déclarations prudentes de responsables et des chiffres économiques mitigés.

"C'est 50-50" pour le marché, a commenté Neil Wilson, analyste pour Markets.com. (awp)






 
 

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