Le bitcoin consomme davantage d'énergie que la Suisse

mercredi, 10.07.2019

La consommation totale d'électricité pour le minage du bitcoin dépasse légèrement celle d'une économie de taille moyenne comme la Suisse, d'après le nouvel outil en ligne lancé par l'Université de Cambridge.

MH

Très énergivore, le minage de bitcoin nécessite une certaine puissance de calcul.(Keystone)

Avec la flambée des prix de la cryptomonnaie, les fermes de bitcoin ont fleuri, ce qui conduit à des évaluations toujours plus impressionnantes en matière de consommation d'électricité. Selon de nouvelles estimations publiées par des chercheurs de l’Université de Cambridge, le bitcoin consomme davantage d’énergie que l’ensemble de la Suisse. Ces derniers ont mis au point un outil en ligne, s'actualisant toutes les 30 secondes, qui fournit une estimation en temps réel de la charge totale en électricité et de la consommation du réseau bitcoin. La comparaison avec la Suisse peut donc évoluer.

Selon le Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index (CBECI), le réseau mondial bitcoin consomme plus de 7 gigawatts d’électricité. 

Au cours d'une année, cela représente environ 64 TWh ou térawattheures de consommation d'énergie. C'est plus que ce que la Suisse utilise sur la même période (environ 58 TWh par an), mais moins que la Colombie (environ 68 TWh par an). 

L'indice estime en outre que le bitcoin représente à lui seul 0,21% de la consommation d'électricité mondiale.

L'Université met ce besoin énergétique en perspective avec d'autres données: la quantité d'électricité consommée par le réseau bitcoin en un an pourrait ainsi alimenter toutes les bouilloires à thé utilisées pour l'Europe pendant 2,1 ans. Tandis que la quantité d'électricité consommée chaque année aux Etats-Unis par les appareil ménagers allumés en permanence et inactifs pourrait alimenter le réseau bitcoin pendant 4 ans. 

Le minage de bitcoin est un processus très énergivore qui nécessite une certaine puissance de calcul. Les machines sont connectées à un réseau et tournent à plein régime pour vérifier des transactions et créer de nouveaux blocs.

Face à ces coûts, certains mineurs de bitcoin n'ont pas hésité à déménager dans des pays moins coûteux en énergie comme l'Islande, où la géothermie se révèle abondante et l'air froid de l'Arctique parfait pour limiter mécaniquement le besoin de consommation énergétique et éviter les surchauffes. 






 
 

AGEFI



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