UBS: le procès de l'ancienne cadre d'UBS France est reporté, comme prévu

jeudi, 09.03.2017

La confrontation ne pourra avoir lieu avant qu'il "ne soit statué de manière définitive" dans la procédure pénale engagée contre la filiale française d'UBS, a estimé la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Les parties sont toutefois convoquées le 16 novembre pour faire le point.

Le tribunal correctionnel de Paris a, sans surprise, décidé jeudi de reporter jusqu'à une date encore indéterminée le procès de l'ancienne cadre d'UBS France Stéphanie Gibaud, poursuivie par la banque pour un livre dénonçant l'évasion fiscale.

La confrontation ne pourra avoir lieu avant qu'il "ne soit statué de manière définitive" dans la procédure pénale engagée contre la filiale française du géant bancaire suisse, a estimé la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Les parties sont toutefois convoquées le 16 novembre pour faire le point.

Le parquet national financier (PNF) a demandé le renvoi en procès de la maison-mère suisse UBS AG et de sa filiale française pour avoir organisé la fraude "systématique" de contribuables français.

Stéphanie Gibaud, qui se présente comme une lanceuse d'alerte, avait elle-même demandé un sursis à statuer, en raison du risque de contradiction entre les diverses procédures judiciaires.

Les faits reprochés à la banque recoupent en effet en partie les accusations portées par l'ancienne cadre dans son livre, "La femme qui en savait vraiment trop", paru en 2014.

L'éditeur, le Cherche Midi, est également poursuivi.

Le PNF relève par exemple "l'omniprésence" pendant plusieurs années de chargés d'affaires suisses d'UBS en France pour tenter de trouver des clients fortunés, repérés lors de réceptions, chasses, tournois de golf ou de tennis, concerts. Or le métier de Stéphanie Gibaud était d'organiser ces événements.

Stéphanie Gibaud a déploré à plusieurs reprises que l'Etat lui refuse un statut officiel de lanceuse d'alerte, faisant valoir qu'elle ne trouvait pas de travail, vivait des minima sociaux et n'avait pas de logement fixe.

Le ministère des Finances estime pour sa part que ce statut nouvellement créé ne s'applique pas à l'ancienne cadre d'UBS France, selon lui un "simple témoin", qui n'est pas "à l'origine de l'affaire".

Stéphanie Gibaud "a toutefois contribué de manière utile à l'enquête judiciaire", selon Bercy. - (awp)



 

 
 



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