GB: la commission parlementaire sur le Brexit réclame un "livre blanc"

samedi, 14.01.2017

La Commission parlementaire sur le Brexit souhaite que le gouvernement britannique publie d'ici à la mi-février un "livre blanc" détaillant son plan de sortie de l'Union européenne.

La Première ministre conservatrice Theresa May mise sous pression par ses parlementaires.

La Commission parlementaire sur le Brexit  demande dans un rapport publié samedi que le Parlement doit être informé "suffisamment de temps avant" le lancement officiel de la procédure de divorce.

"Nous espérons donc voir ce plan d'ici à la mi-février 2017 au plus tard", écrit la commission anglaise dans un rapport d'étape sur le Brexit.

Un porte-parole du gouvernement a salué ce rapport tout en répétant "compter présenter nos plans, sous réserve de ne pas porter atteinte à la position du Royaume-Uni dans la négociation, d'ici la fin mars", date butoir que s'est fixée la Première ministre conservatrice Theresa May pour activer l'article 50 du Traité de Lisbonne.

Au regard de l'"importance cruciale" du processus de lancement du Brexit, la commission souhaite que ces plans soient "publiés sous la forme d'un livre blanc" indiquant, entre autres, la "position" du gouvernement sur le maintien ou non du pays dans le marché unique, une des questions clefs de la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Mme May a laissé entendre la semaine dernière qu'elle donnerait la priorité au contrôle de l'immigration européenne sur l'accès au marché commun européen, alors que ses partenaires européens lui ont clairement signifié qu'elle ne pourrait pas avoir l'un et l'autre.

Theresa May pourrait donner plus de précisions mardi lors d'un discours très attendu sur le Brexit, alors qu'elle s'est refusée jusqu'ici à dévoiler sa stratégie, s'attirant de nombreux critiques.

Dans son rapport, la commission demande également au gouvernement de chercher à préserver un "accès continu" du secteur financier britannique au marchés européen, soit par le maintien des passeports financiers, soit par un dispositif de droits réciproques avec les pays de l'UE.

Ces passeports permettent de vendre un produit financier dans l'ensemble de l'union après l'approbation d'un seul des 28 régulateurs nationaux.

La commission appelle le gouvernement à négocier une "période d'ajustement", plutôt qu'une rupture nette avec l'UE, en cas de changements des conditions d'accès des entreprises britanniques au marché européen.

"Quel que soit l'accord (de sortie) conclu, le Parlement devra se voir donner la possibilité de voter dessus", déclare en outre le président de la commission Hilary Benn. (awp)

 

 


 

 
 



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