Aevis: la clinique Sant'Anna attaque un journal en justice

jeudi, 15.09.2016

La clinique tessinoise Sant'Anna a déposé une plainte pénale à l'encontre du journal gratuit "Il Caffè della Domenica" pour diffamation et violation de la loi sur la concurrence déloyale.

La clinique Sant'Anna a attaqué en justice le journal "Il Caffè della Domenica".

La clinique Sant'Anna, dont le groupe fribourgeois Aevis Victoria est le principal actionnaire par le biais de sa filiale Swiss Medical Network (SMN), a annoncé jeudi avoir déposé une plainte pénale à l'encontre du journal gratuit "Il Caffè della Domenica" pour diffamation et violation de la loi sur la concurrence déloyale. Une deuxième plainte a été déposée contre X pour vol et soustraction de documents confidentiels.

La clinique réagit ainsi à un article paru dimanche dernier à propos d'une patiente ayant subi, suite à une erreur d'identification, une double mastectomie en juillet 2014. Selon le journal dominical, la victime aurait conclu un accord extrajudiciaire au printemps dernier, comprenant entre autres une indemnisation de 280'000 CHF qui aurait été versée par les assurances du médecin, de l'anesthésiste présent en salle d'opération et de l'établissement médical.

Faux, rétorque l'établissement médical par voie de communiqué. "L'accord a eu lieu entre le médecin en personne et la patiente, sans participation ou implication de la clinique". Concernant l'indemnisation, Fulvio Pelli, président de GSMN Ticino - filiale de SMN qui chapeaute les cliniques tessinoises - explique que l'assurance RC de la clinique est intervenue en qualité de cofinanceur à la demande expresse des avocats du médecin.
L'ex-conseiller national PLR a par ailleurs souligné le non-lieu obtenu par la clinique de la part du parquet tessinois quelques mois plus tôt, qui atteste selon lui de "la correction des nos procédés, qui ne violent aucune règle sanitaire".

"Ne pas vérifier une information est incorrect sur le plan journalistique", accuse le Tessinois, à plus forte raison si celle-ci est "élaborée à partir d'un document de recours", qui par définition conteste des décisions judiciaires, "en l'occurrence, tant de première que de seconde instance", précise le communiqué.

La campagne diffamatoire menée selon M. Pelli par le "Caffè" depuis des mois, se basant sur des informations "non vérifiées ou manifestement douteuses porte préjudice non seulement à la clinique Sant'Anna, mais aussi à tous les médecins, le personnel soignant, et plus généralement le secteur sanitaire privé". (awp)


 

 
 



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