Vendre en ligne apporte un filet d’air à l’horlogerie

jeudi, 14.05.2020

La chute des ventes horlogères en magasin et l’annulation des salons accélèrent la mue numérique des manufactures. Notre dossier.

Elsa Floret

Face au confinement quasi généralisé, les marques horlogères ont reporté leurs efforts sur leur canal numérique, unique lueur d’espoir ces deux derniers mois.

Le déclin attendu des exportations horlogères pour le mois d’avril sera sans doute historique dans les statistiques de l’industrie depuis qu’elles existent, soit une cinquantaine d’années. Cette chute pourrait même dépasser les 60%, selon René Weber, senior analyst chez Vontobel.
 
Face au confinement quasi généralisé, les marques horlogères ont reporté leurs efforts sur leur canal numérique, unique lueur d’espoir ces deux derniers mois. Le potentiel est considérable: seuls 2% des ventes se font en ligne, contre 10% pour le marché du luxe, estime Vontobel en l’absence de chiffres officiels.

Certaines marques horlogères ont redoublé d’efforts, qui finissent par payer. C’est notamment le cas de Zenith (groupe LVMH), qui a vu ses ventes en ligne croître de 45%. Les Ateliers Louis Moinet mettent le turbo dans le numérique. La PME Louis Erard vise 10% de ventes online. Le groupe Richemont réalise 18% de ses ventes online avec Net-à-porter notamment.

Rolex et Patek Philippe font exception, en ne recourant pas au e-commerce.

Il reste une autre planche de salut pour l’industrie horlogère, la montre connectée, marché sur lequel Tissot et Soprod se profilent.

Découvrez notre dossier spécial horlogerie:

-En pleine pandémie, les ventes numériques offrent un filet d’air aux marques horlogères

-Les Ateliers Louis Moinet mettent le turbo sur le numérique

-Soprod voit son salut dans la montre connectée

-L’Apple Watch continue à dominer le marché

-Richemont s’adapte à un monde plus connecté

-Louis Erard: «Nous estimons pouvoir réaliser en ligne 10% de notre chiffre d’affaires annuel»

-Julien Tornare de Zénith: «Nos ventes en ligne sont en hausse de 45%»

-Editorial: la mutation forcée de l'horlogerie

 

 






 
 

AGEFI



...