Coronavirus: la Chine fait la chasse aux critiques sur Twitter et WeChat

mardi, 25.02.2020

La Chine traquerait via Twitter et WeChat les personnes qui propagent des informations sur le coronavirus.

SG

Le Dr Li Wenliang avait tenté d'alerter les autorités sur l'émergence du coronavirus fin décembre. (Keystone)

Le gouvernement chinois utiliserait les réseaux sociaux pour identifier et faire taire les internautes qui diffusent des informations négatives sur l'épidémie de coronavirus.

Le site américain Vice a recueilli le témoignage d'un entrepreneur chinois, qui dirige une start-up automobile à Wuhan, foyer de l'épidémie. Alors qu'il était en vacances à San Francisco, il a posté des messages sur son compte WeChat pour partager avec sa famille à Wuhan des informations sur l'épidémie car il craignait qu'elles ne soient pas disponibles en Chine. 

"Mais ensuite, les choses ont commencé à devenir bizarres", a-t-il déclaré à Vice. Le jeune entrepreneur de 28 ans a reçu un message d'avertissement des administrateurs de WeChat. Puis des messages de ses amis chinois qui lui demandaient notamment sa localisation et son numéro de chambre aux Etats-Unis. Enfin, son téléphone lui a envoyé un message d'avertissement indiquant que quelqu'un essayait de se connecter à son compte depuis Shanghai. 

Sur Twitter, les messages seraient également suivis de près par le gouvernement chinois. Toujours selon Vice, un habitant de la ville de Dongguan a déclaré que des fonctionnaires lui ont rendu visite à son domicile après qu'il ait répondu à un tweet critiquant la réaction tardive des autorités chinoises face à l'épidémie.

Les fonctionnaires lui ont dit que son tweet était une attaque contre le gouvernement. Son téléphone a été confisqué, et il a été forcé de signer une déclaration dans laquelle il s'engageait à ne pas répéter la "menace" qu'il avait faite. 

Le coronavirus est devenu un sujet de dissidence en Chine, avec des protestations en ligne. Après la mort du Dr Li Wenliang, qui avait tenté d'alerter les autorités sur l'émergence du coronavirus fin décembre, une avalanche de commentaires hostiles au gouvernement chinois s’est propagée. 

Le hashtag "I want freedom of speech" s'est répandu sur le site chinois Weibo dans les heures qui ont suivi la mort du docteur de 34 ans. Plus de deux millions de messages ont été publiés à ce sujet avait d'être supprimés le lendemain accumulant, a rapporté le site NPR.






 
 

AGEFI



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