Raiffeisen: la désignation de Guy Lachapelle à la présidence est combattue

vendredi, 05.10.2018

La candidature de Guy Lachapelle pour la présidence de Raiffeisen suscite des oppositions. Plusieurs directeurs et présidents de fédérations régionales du groupe bancaire veulent empêcher son élection, rapporte vendredi le journal Aargauer Zeitung.

En cas de maintien de la candidature M. Lachapelle, les opposants menacent de présenter un choix alternatif. (keystone)

Le journal Aargauer Zeitung fait état d'oppositions à la candidature de Guy Lachapelle à la présidence de Raiffeisen. Le quotidien alémanique ne précise pas de quelles fédérations régionales il s'agit, mais écrit qu'elles font partie des plus importantes et des plus influentes.

Les opposants estiment que les procédures en cours sur le scandale financier concernant ASE Investment, qui empoisonne depuis plusieurs années la Banque cantonale de Bâle (BKB), dont M. Lachapelle est actuellement le directeur général, font peser d'importants risques en terme de réputation.

En outre, le salaire proposé de 700'000 francs par an serait trop élevé, se situant 200'000 au-dessus de celui que touchait l'ancien président de Raiffeisen qu'il est appelé à remplacer.

En cas de maintien de la candidature M. Lachapelle - qui avait été désigné pour reprendre la présidence il y a six semaines -, les opposants menacent de présenter un choix alternatif. L'option est à l'examen. L'élection du nouveau président de Raiffeisen est agendée au 10 novembre.

Une porte-parole de Raiffeisen a précisé au journal argovien que Guy Lachapelle s'est expliqué durant les derniers jours auprès de six délégués de Raiffeisen au sujet de l'affaire ASE. Au terme de ces entretiens, les délégués du groupe bancaire lui ont témoigné leur confiance.

Fin septembre, le Tribunal pénal fédéral a admis une requête en levée des scellés sur l'affaire ASE. Cela signifie que le Département fédéral des finances (DFF) pourra consulter les dossiers de la BKB concernant la procédure pénale administrative liée à ce scandale.

L'établissement cantonal bâlois est soupçonné de n'avoir pas respecté son devoir d'annonce découlant de la loi sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. L'argent de nombreux clients d'ASE Investment était déposé sur des comptes de la BKB.

En juin 2010 déjà, des voix s'étaient élevées dans les médias, qui mettaient en doute le sérieux de cette société de gestion de fortune.(awp)






 
 

AGEFI



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