Le SMI toujours dans le rouge

lundi, 05.02.2018

La Bourse suisse continuait d'évoluer très nettement dans le rouge lundi en milieu de journée. Le SMI, qui avait perdu plus de 3% la semaine passée, a même inscrit un plus bas du jour juste sous les 9100 points, plus de 600 points sous le plus haut historique du 24 janvier dernier.

La Bourse suisse continuait d'évoluer très nettement dans le rouge lundi en milieu de journée.

Vendredi, New York avait donné le ton en reculant fortement. Tokyo a suivi ce lundi. La semaine écoulée a enregistré les plus mauvaises performances pour les actions et obligations depuis février 2009 et la pire performance pour le Dow Jones en points depuis la faillite de Lehman Brothers en 2008, auxquelles il convient d'ajouter la moins bonne semaine pour l'or en deux mois et pour l'argent en six mois, a commenté Mirabaud Securities.

A Zurich, la saison des résultats des blue chips marquait une pause, laissant la place à quelques seconds couteaux comme DKSH et Energiedienst.

Sur le front économique, la croissance de l'activité privée en zone euro a encore accéléré en janvier à 58,8 points contre 58,1 en décembre. Il s'agit d'un plus haut depuis juin 2006. Les ventes au détail ont baissé de 1,1% en décembre sur un mois, comme prévu par les analystes.

En France, l'indicateur composite des activités du secteur privé (PMI) s'est établi à 59,6 points en janvier, sans changement sur un mois, selon le décompte définitif.

Au Royaume-Uni, les ventes de voitures neuves ont reculé de 6,3% en janvier sur un an.

En Chine, l'indice PMI des services a atteint 54,7 points en janvier après 53,9 en décembre. C'est un sommet depuis mai 2002.

On attendait encore, dans l'après-midi, l'indice ISM des services en janvier aux Etats-Unis.

Vers 11h50, le SMI perdait 1,11% à 9118,21 points, avec un plus bas à 9097,50 et un plus haut à 9147,88. Le SLI cédait 1,33% à 1494,65 points et le SPI 1,23% à 10'473,91 points. Sur les trente valeurs vedettes aucune n'échappait à la tendance.

Roche (-0,3%) a fait l'objet de deux abaissements d'objectifs de cours dans la foulée des résultats 2017. Barclays conserve nonobstant sa recommandation d'achat sur le bon de jouissance, alors que Deutsche Bank préfère rester neutre.

Sonova (-0,4%) et Clariant et Givaudan (chacun -0,6%) s'en tiraient le mieux avec Roche.

Novartis et Nestlé perdaient chacun 0,8%, sans indication spécifique. Les trois poids lourds de la cote assumaient néanmoins leurs statuts défensifs, s'inscrivant parmi les titres qui perdaient moins de 1%, avec Swiss Re, Swisscom, et Zurich.

Les grandes banques Credit Suisse (-1,8%) et UBS (-2,2%) avaient quelque peu redressé la barre après s'être disputé la lanterne rouge en début de séance. Julius Bär (-2,1%) n'échappait pas non plus à la tendance.

L'exploitant de boutiques hors-taxe Dufry (-2,3%) a assisté en fin de semaine dernière au désengagement d'un éphémère actionnaire de référence. Le milliardaire américain Paul Singer disposait via ses fonds spéculatifs Eliot et Liverpool de plus de 5% du capital-actions à mi-décembre, pour ne plus détenir que moins de 1% désormais.

La volatile Aryzta (-2,8%) avait pris la lanterne rouge. Swatch (-2,4%) complétait le trio des plus gros perdants avec Dufry.

Sur le marché élargi, le facilitateur de distribution zurichois DKSH (-1,9%) n'a pu faire mieux que de stabiliser son bénéfice net l'an dernier. Le conseil d'administration proposera aux actionnaires un dividende ordinaire étoffé par rapport à celui pour 2016, mais n'y ajoutera pas de rémunération extraordinaire comme il y a un an.

Le spécialiste du chauffage et de la climatisation Zehnder (-2,3%) a pris acte du départ avec effet immédiat de son patron Dominik Berchtold, sur fond de divergence sur la stratégie à adopter. Le président Hans-Peter Zehnder assurera l'intérim à la tête du groupe argovien dans l'attente de l'embauche d'un successeur.

Le fabricant de composants électroniques Schaffner (-1,6%) s'attend à dégager au premier semestre de son exercice décalé 2017/2018 un résultat "légèrement inférieur" à celui de l'année précédente, a-t-il annoncé lundi. Plusieurs éléments exceptionnels ont pesé sur sa performance financière, notamment une charge liée à la réforme fiscale aux Etats-Unis.

Addex (-1,0%), dont l'activité se concentre sur les modulateurs allostériques contre les troubles neurologiques, disposait en fin d'année dernière de 2,6 mio CHF en liquidités et équivalents, contre 1,4 mio douze mois plus tôt.

Le voyagiste en ligne Lastminute.com (-4,2%) s'attend à une perte de 8 à 9 millions d'euros en 2017.

Energiedienst (+1,9%) faisait partie des rares gagnants. L'énergéticien a vu ses résultats en 2017 plombés comme prévu par l'abandon d'un projet de centrale de pompage-turbinage en Allemagne. L'énergéticien argovien n'en est pas moins parvenu à générer un bénéfice net de 30,6 mio EUR, contre 31,2 mio en 2016. (awp)






 
 

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