Bourse Zurich: le SMI stabilise son recul

mardi, 06.02.2018

Après sa chute à l'ouverture dans le sillage du plongeon de Wall Street la veille, la Bourse suisse s'est reprise et l'indice vedette SMI se stabilisait en milieu de journée mardi, tout en restant sous la barre des 9000 points.

Les principaux indices américains ont fini en très forte baisse lundi soir. (Keystone)

Les autres marchés européens tendaient à suivre une évolution similaire. La saison des résultats se poursuivait sur le marché élargi alors que le front des nouvelles en provenance des 'blue chips' était peu animé.

"Les principaux indices américains ont fini en très forte baisse hier soir suite à un 'flash crash' sur les obligations d'Etat américaines qui s'est (étrangement) propagé sur le marché des actions", ont commenté les analystes de Mirabaud Securities.

Pour ces derniers, "la séance d'aujourd'hui sera extrêmement importante - peut-être la plus importante depuis le début de l'année - car elle va tester les nerfs des investisseurs et confirmer (ou non) si nous sommes rentrés dans un 'bear market', ce que nous ne pensons pas".

Selon les analystes de Credit Suisse, le mouvement baissier généralisé pourrait être "une saine correction qui pourrait ramener (les prix de) certaines valeurs dans un marché relativement onéreux", ont-ils indiqué dans une note. La tendance haussière reste cependant "intacte".

Au plan macroéconomique, l'Allemagne a enregistré un fort rebond des commandes industrielles en décembre. Les Etats-Unis publieront dans l'après-midi les chiffres du commerce extérieur en décembre et sur l'année 2017.

Vers 11h50, le SMI reculait encore de 1,62% à 8952,59 points, avec un plus bas à 8732,58 points et un plus haut à 8970,73 points. Le SLI cédait 1,88% à 1465,55 points et le SPI 1,60% à 10'291,57 points. Les 30 valeurs vedettes étaient dans le rouge.

Aryzta (-4,5%) a pris la lanterne rouge à Credit Suisse (-3,6%). Selon Inside Paradeplatz, la banque aux deux voiles aurait subi de fortes pertes dans le cadre d'un investissement dans un produit anti-volatilité ETN XIV. La perte serait de 500 mio USD. la banque a relevé que l'activité de l'ETN XIV reflète la volatilité du marché. "Il n'y aura pas d'effets significatifs pour Credit Suisse." Le groupe zurichois est couvert contre les fluctuations sur ce genre de produit.

Julius Bär (-2,7%) et UBS (-2,3%) faisaient aussi partie des gros perdants.
D'autres valeurs comme Logitech (-3,3%), ABB (-2,7%), Lonza, Partners Group et Swiss Life (toutes -2,5%) étaient aussi dans les tréfonds du classement.

Lonza a vu son objectif de cours abaissé par JPMorgan, qui a cependant confirmé "overweight". Par rapport au groupe de comparaison, la valorisation du titre est attractive, selon l'analyste. Baader Helvea a au contraire relevé l'objectif de cours et confirmé "buy". L'analyste attend de premières synergies de l'acquisition de Capsugel cette année et elle prévoit une augmentation des marges.

Les poids lourds défensifs Roche (-0,8%), 2e "moins pire" performance derrière Sonova (-0,7%) et Nestlé (-1,0%) limitaient la casse. Novartis (-1,3%) reculait plus nettement. Roche a publié des données encourageantes sur Tecentriq et Avastin contre le cancer des reins.

Dufry (-2,2%) a finalisé l'introduction des titres de sa filiale américaine Hudson à Wall Street.

Kühne+Nagel (-1,3%) subissait la tendance baissière généralisée, alors que Jefferies a relevé l'objectif de cours et la recommandation du logisticien. La croissance de l'Ebit devrait encore gagner en élan cette année, soutenue par des taux de conversion plus élevés.

UBS a abaissé l'objectif de cours de Givaudan (-1,9%) et a maintenu "neutral". L'analyste ne voit pas de moteur pour le cours sur le court terme et il craint une pression sur la marge Ebitda.

Le marché élargi n'était pas épargné par la tourmente, mais AMS (+9,4%) affichait un rebond marqué. Le fabricant de semi-conducteurs a enregistré une amélioration de sa performance annuelle tous azimuts et va émettre un emprunt convertible de 600 mio EUR sur sept ans.

Idorsia (+4,6%) a bouclé son premier exercice partiel - soit sur six mois et demi - en tant que société indépendante sur une perte nette de 14 mio CHF, moindre qu'escompté par les observateurs. L'accélération prévue du rythme de combustion des réserves traduit des ambitions assumées par la direction en termes de recherches cliniques avancées.

Dätwyler (-1,5%) a relevé le dividende et ses objectifs après une croissance marquée en 2017.

Panalpina (-1,3%) se voyait enfoncé par un abaissement de recommandation de Jefferies. L'objectif de cours a par contre été rehaussé. (awp)






 
 

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