La Bourse de Tokyo part dans le vert malgré les inquiétudes liées au coronavirus

lundi, 06.07.2020

La Bourse de Tokyo partait en nette hausse lundi, les valeurs exportatrices nippones profitant de la baisse du yen, malgré les inquiétudes toujours vives sur la propagation croissante de la pandémie mondiale de coronavirus, notamment aux Etats-Unis.

L'indice Nikkei était tiré vers le haut par les télécoms, les nouvelles technologies et le commerce de détail notamment. Seul le secteur de l'immobilier était dans le rouge.

L'indice vedette Nikkei gagnait 0,96% à 22.520,81 points après 01H00 GMT et l'indice élargi Topix prenait 0,94% à 1.566,94 points. Les gains à Tokyo risquaient cependant d'être de courte durée, car "la deuxième vague du nouveau coronavirus s'aggrave et
plusieurs villes (dans le monde, NDLR) envisagent de nouveau d'imposer des confinements", avertissait Okasan Online Securities dans une note.

Aux Etats-Unis, la fête nationale du 4-Juillet a été célébrée dans une atmosphère étrange ce week-end, sur fond de nouveaux cas d'infections record ces dernières semaines, poussant certains Etats à interrompre leur déconfinement, voire à revenir en arrière.En revanche les nouvelles infections "restent plutôt contenues au Japon", ce qui soutenait l'optimisme des investisseurs lundi à la Bourse de Tokyo, estimait pour sa part Ryuta Otsuka, stratégiste chez Toyo Securities cité par l'agence Bloomberg.

Du côté des valeurs

L'indice Nikkei était tiré vers le haut par les télécoms, les nouvelles technologies et le commerce de détail notamment. Seul le secteur de l'immobilier était dans le rouge.
A l'instar des autres valeurs du secteur automobile nippon, le titre de Nissan était bien orienté (+3,6% à 408,2 yens) malgré le nouvel abaissement vendredi de la note de sa dette de long terme par Standard & Poor's, passée de "BBB" à "BBB-", soit juste un cran au-dessus de la catégorie d'investissements considérés comme spéculatifs.

Sans surprise, l'agence de notation financière a estimé que la rentabilité de Nissan devrait souffrir encore davantage que celle de ses grands concurrents dans les 1-2 ans à venir, en raison des coûts de ses restructurations qui vont s'ajouter à l'impact du
Covid-19 sur ses résultats.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen se dépréciait sensiblement face au dollar vers 01H20 GMT, à raison d'un dollar pour 107,67 yens contre 107,51 yens vendredi.La monnaie japonaise baissait aussi face à l'euro, qui valait 121,26 yens contre 120,93 yens en fin de semaine dernière. L'euro grimpait face au billet vert, à raison d'un euro pour 1,1262 dollar contre 1,1248 dollar vendredi.

Les cours du pétrole évoluaient dans des directions contraires lundi en Asie: vers 01H10 GMT le prix du baril de brut américain WTI lâchait 0,74% à 40,35 dollars, tandis que celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 0,23% à 42,90 dollars. (awp)






 
 

AGEFI



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