Wall Street ouvre en baisse après des résultats d'entreprises mitigés

vendredi, 01.05.2020

La Bourse de New York reculait nettement à l'ouverture vendredi, sur la défensive après avoir enregistré son meilleur mois depuis des décennies et face à des résultats en demi-teinte.

Le président américain Donald Trump a par ailleurs rallumé la flamme de la guerre commerciale avec la Chine en disant envisager des taxes punitives contre Pékin.(Keystone)

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, reculait vers 13H35 GMT de 1,64%, à 23.946,46 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 1,89% à 8.721,57 points.

L'indice élargi S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, cédait 1,79% à 2.860,29 points.

Sur l'ensemble d'avril, le Dow Jones s'est apprécié de 11,1% et le S&P 500 de 12,7%, les deux indices enregistrant au passage leur meilleure performance mensuelle depuis 1987. Le Nasdaq a progressé de 15,4%, son meilleur mois depuis 2000.

Vendredi, les acteurs du marché digéraient les publications trimestrielles de grands noms de la cote dont Amazon (-4,89%) qui a annoncé qu'il dépenserait les 4 milliards de dollars de bénéfice opérationnel prévus ce trimestre pour investir dans la gestion de la crise, et Apple (-1,47%) qui n'a pas voulu donner de prévisions pour le trimestre en cours.

Le géant pétrolier ExxonMobil (-0,88%) est de son côté passé dans le rouge au premier trimestre, en raison d'une lourde charge de 2,9 milliards de dollars liée à des dépréciations d'actifs du fait de la chute des cours du pétrole.

Le président américain Donald Trump a par ailleurs rallumé la flamme de la guerre commerciale avec la Chine en disant envisager des taxes punitives contre Pékin après avoir vu des éléments lui faisant penser que le nouveau coronavirus proviendrait d'un laboratoire chinois à Wuhan.

"Le repli du marché n'est pas tant lié aux déceptions (générées par les diverses annonces des entreprises) qu'au constat que leurs actions, ainsi que beaucoup d'autres, ont grimpé trop vite trop fort", estime Patrick O'Hare de Briefing.

Le S&P 500 s'est apprécié de 35% depuis le 23 mars alors même que les indicateurs reflètent les uns après les autres la sévérité du choc économique provoqué par la pandémie de Covid-19 et les restrictions imposées pour enrayer sa propagation, souligne le spécialiste.

Avec la levée progressive des mesures de confinement, "on va maintenant entrer dans le vif de la reprise, et les espoirs de redémarrage vont se confronter avec la dure réalité du terrain", remarque-t-il. "Les investisseurs vont réajuster leurs prises de risques en fonction et on va probablement voir plus de résistance."

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américain reculait, évoluant à 0,6165% contre 0,6293% jeudi soir.(awp)






 
 

AGEFI



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